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Dimanche 26 mai 2013
Popularité sur Twitter de Denis BADRE (406 abonnés au 25/05/2013 à 06h05) :
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Dimanche 26 mai 2013
13/05/2013 à 14:58
discours prononcé le 8 mai
Nous sommes au cœur des vacances dites de printemps. Nos concitoyens sont nombreux à profiter de ces journées pour trouver un repos auquel ils peuvent aspirer en ces temps difficiles. Et nos scolaires ne sont pas là, pas plus qu’ils ne pouvaient être avec nous le 28 avril et qu’ils n’y seront le 11 novembre, toujours pour cause de congés…
Cela nous prive beaucoup, car remplir notre devoir de mémoire c’est d’abord rendre son exercice durable, c'est-à-dire veiller à ce que les plus jeunes prennent le relais. Je vous rassure tout de même. Comme le Président Le Norcy et plusieurs de nos responsables enseignants, toujours très actifs, nous y sommes plus attachés que jamais. Et je peux vous dire que nos enfants nous préparent de belles surprises pour le 18 juin.
Il n’empêche : le beau symbole qu’offre l’hymne européen chanté en allemand par de jeunes écoliers français va nous manquer… Le 8 mai comme le 11 novembre, nous faisons en effet depuis longtemps le choix de célébrer le retour de la paix bien plus que la victoire des uns sur les autres.
Nous commémorons le retour d’une paix qui, en 18 comme en 45, fut conquise par les armes, mais qu’il restait à construire... En 18, malgré les efforts acharnés des Briand, Stresemann ou Kellog, les nationalismes, ancrés sur les ruines de la guerre et attisés par les humiliations nées des traités de paix, firent prospérer les pires totalitarismes et nous jetèrent très vite dans un nouveau conflit généralisé.
Cette amère expérience ayant, au moins, servi de leçon, en 45 et dans les années qui suivirent, la sagesse, la clairvoyance, l’audace et la volonté politique d’hommes d’Etat exceptionnels prévalurent.
Pour être justes, notons que l’aide apportée par le Plan Marshall contribua à ce que la sortie de guerre soit moins catastrophique qu’elle aurait pu l’être. Cet appui, concret et massif, offert à l’ensemble des belligérants de la veille était inespéré pour les pays de notre vieux continent. Au demeurant, l’opération n’était pas mauvaise pour les Etats-Unis dont elle dopait l’économie et qui fidélisaient de futurs « clients ». Et puis, elle enracinait l’Alliance atlantique…
Ne sous-estimons pas non plus le rôle joué par Churchill qui, ayant sans doute conservé en mémoire l’idée d’union franco-britannique jetée in extremis en pleine tourmente le 17 juin 40, se dépensa sans compter pour le succès du Congrès de La Haye et la naissance du Conseil de l’Europe.
Le couple franco-allemand était encore en devenir bien incertain. La guerre froide s’installait. La Grande-Bretagne était disposée à jouer les bons offices entre les Etats-Unis et l’Europe, sinon à porter la construction d’une Europe vraiment unie…
C’est dans ce contexte que, sur une inspiration de Jean Monet, le 9 mai 1950, dans le Salon de l’horloge du Quai d’Orsay, Robert Schuman put officiellement poser la première pierre de ce qui devait, selon ses propres termes, « par des réalisations concrètes, créer des solidarités de fait », pour devenir notre Union européenne.
Cinq ans et un jour après le 8 mai 45, l’idée de paix durable prenait corps !
Et aujourd’hui, nous pouvons célébrer conjointement les deux anniversaires du 8 mai 45 et du 9 mai 50, tant les deux évènements sont liés.
C’est bien en France qu’a démarré l’aventure visant à construire une Europe de la paix. Ce fut le choix de notre nation, pas du tout évident mais tellement porteur de sens et d’avenir. Nous le devons, avant tout, à l’engagement et aux sacrifices de si nombreux Français, civils ou militaires, combattants libres ou résistants de l’intérieur, qui, à travers d’indicibles épreuves, dans nos villes et dans nos villages, dans nos maquis, dans les camps de déportations, à Londres, à Koufra, à Monte Cassino, à Sainte-Mère –Eglise ou à Saint Raphaël, à Strasbourg et à Colmar, ne cessèrent jamais de croire en la France éternelle, et au retour de la paix dans la liberté.
Nous le devons au Général de Gaulle et à sa capacité à ne céder devant aucun obstacle pas plus à Londres en 40 qu’à Anfa en 43 ou en tant d’autres circonstances, et encore en 45 lorsqu’il obtint que la France soit officiellement présente, à Berlin, pour recevoir la capitulation de l’Allemagne nazie.
Lorsqu’il y a quelques semaines le prix Nobel de la paix fut décerné à l’Union européenne, certains esprits chagrins ou sceptiques, boutefeux ou démolisseurs, ont marqué leur désapprobation, considérant que tant qu’il existait des conflits sociaux on ne pouvait parler de paix, semblant ignorer que l’Europe est confiée à chacun de nous et que pas plus que l’euro elle n’est responsable de la crise. Sa construction n’est pas achevée ? A nous de la poursuivre…
D’autres ont trouvé juste le choix du jury Nobel, considérant qu’elle avait réussi à protéger de la guerre l’espace de l’Union.
Je souhaite, pour ma part, aller plus loin en saluant l’idée que l’Europe est « primée » non seulement pour avoir « fait » la paix chez elle et pour tenter d’y contribuer ailleurs, mais parce que, dans son principe, elle « est » paix. Robert Schuman a lancé l’idée que « pour construire une paix durable, il faut apprendre aux hommes à travailler ensemble ». C’est en les mobilisant sur un projet socio-économique commun que l’Europe sert réellement la paix et les valeurs. C’est cette intuition que le monde perçoit, un monde tourmenté qui « attend » beaucoup de l’Europe et pas seulement qu’elle envoie des renforts dans les zones en difficultés, mais qu’elle continue à progresser sans défaillance sur la voie ouverte par Schuman. Le monde attend qu’elle soit « l’Europe sensible au cœur » dont parlait Pierre Uri, « le signe d’Espérance » qu’y voyait Vaclav Havel.
Alors que nous commémorions le sacrifice des déportés, la semaine dernière, j’insistais sur les raisons profondes pour lesquelles rien, jamais, ne peut justifier qu’on joue avec le couple franco-allemand, symbole même de cette Union européenne, conçue comme « pardon et promesse ». J’ajoute simplement aujourd’hui, à ce sujet, que, le 28 juin, cela fera 50 ans que Kennedy lança son fameux « Ich bin ein Berliner ! » aux prisonniers du totalitarisme soviétique et du Mur de Berlin. Depuis, le Mur est tombé et l’Europe a pu renouer avec son espace… La formule de Kennedy peut être parfaitement actualisée. Français ou Allemands, ne sommes-nous pas, désormais, tous des Berlinois ? C’est finalement cela, mais tout cela, que nous devons dire au monde…
C’est bien d’abord avec notre cœur que nous devons mesurer le prix de toutes les souffrances subies pendant la guerre et que nous pouvons comprendre ce que représentent, par conséquent, le 8 mai 45 et le 9 mai 50. La construction européenne ne peut être poursuivie à reculons. Français et Allemands savent mieux que quiconque ce que réconciliation veut dire… Amicalement et irréversiblement unis désormais, il leur est donné de porter, au premier rang mais en se gardant de toute arrogance, avec les autres nations de l’Union, la promesse de construction d’une Europe de paix et de liberté.
C’est avec notre cœur et notre reconnaissance que nous allons observer une minute de silence en pensant à toutes les victimes des conflits qui endeuillèrent notre continent et faillirent le mener à sa perte. En pensant en particulier à ceux dont les noms sont cités sur notre monument aux morts. C’est devant eux que nous sommes comptables du « pardon » comme de la « promesse » qui sont la marque indélébile de la construction européenne.
13/05/2013 à 14:47
Extrait du discours prononcé le 28 avril à l'occasion de la journée du souvenir de la déportation.
Après 1945, « plus jamais cela » ce fut la construction d’une Europe de la paix, de la liberté et des valeurs, cette Europe dont on peut superbement dire qu’elle est « pardon et promesse ».
Servons-là, d’abord en évitant de jouer avec elle, ensuite en comprenant que l’Europe, c’est nous, et que nous en sommes donc tous responsables et garants, que c’est à nous de tenir la « promesse » de construction d’un monde où chacun, quel qu’il soit, ait son identité et sa juste place.
Pour donner corps au « plus jamais cela », n’attendons jamais qu’il soit trop tard ! Sachons faire barrage au moindre « départ de feu ». Le racisme ordinaire, les discriminations et les exclusions banalisées, les petites lâchetés et les grandes complaisances ne doivent pas passer. Comme je le disais en parlant de l’Europe, il est des valeurs avec lesquels « on ne joue pas » ! En réalité c’est bien le même sujet. Entre ce qui divise et qui tue et ce qui fait vivre et unit, nous n’avons pas le droit de nous tromper. Aucun alibi ne peut nous autoriser même à hésiter ou à tergiverser.
Pas plus qu’avec l’Europe ou avec les valeurs, nous n’avons le droit de « jouer » avec l’amitié franco-allemande. Jamais ! Rien ne pourrait le justifier !... « Pardon et promesse », c’est le legs infiniment précieux du Général de Gaulle et du Chancelier Konrad Adenauer qui savaient mieux que personne combien le chemin en était difficile. C’est le legs construit pierre per pierre par les sociaux-démocrates et les chrétiens-démocrates qui surent faire taire leurs confrontations partisanes pour se retrouver sur l’essentiel : la vie, la paix, la démocratie, la liberté, pour les Allemands et les Français, et, avec eux, pour tous les Européens…. C’est surtout le legs sans prix que nous ont confié ceux qui ont donné leur vie ou qui ont souffert pour que tout homme puisse, ici et ailleurs, aujourd’hui et demain, vivre respecté et digne, ceux à la mémoire desquels je vous invite, devant notre monument aux morts, à observer une minute de silence.
21/03/2013 à 17:23
CITOYENNETÉ FRANCAISE, CITOYENNETÉ EUROPÉENNE23/10/2012 à 16:06
23/10/2012 à 15:38
Tribune publiée aujourd'hui dans le journal La Croix :
L’attribution du Prix Nobel de la Paix à l’Union européenne sort de l’ordinaire. Ce n’est pas un « militant » qui est récompensé mais une Institution et, qui plus est, une Institution actuellement trop souvent ciblée comme bouc émissaire de nos difficultés. Au point même que des Grecs qui vivent de vraies souffrances considèrent que rapprocher aujourd’hui les mots Europe et paix relève de la provocation…
Par son caractère extraordinaire, précisément, ce choix devrait plutôt nous provoquer à remettre beaucoup d’idées à l’endroit et à placer face à leurs responsabilités ceux qui dénigrent la construction européenne au bénéfice d’intérêts politiciens. C’est le moment de redire que ni l’euro, ni l’Europe ne sont à l’origine des dettes des Etats, l’Union européenne étant plutôt à la manœuvre pour accompagner les nécessaires redressements, circonscrire les incendies et empêcher leurs retours. Mais au-delà des mises au point qui s’imposent, ce choix ne nous conduit-il pas, bien plus profondément, à retrouver le caractère, lui-même hors normes, d’une construction européenne qui devrait continuer à nous émerveiller ?
Parmi les commentaires qui se multiplient, il fallait s’attendre à voir les détracteurs de l’Europe oser saisir cette occasion pour développer à nouveau leurs arguments même si ceux-ci n’ont aucun rapport avec la question de la paix. De son côté, le chœur de ceux qui se réjouissent de l’évènement souligne qu’après avoir été pendant des siècles le théâtre des plus horribles déchainements de violence, l’Europe est désormais un modèle de concorde intérieure et contribue à réduire les conflits extérieurs. Et c’est très bien !
Mais, appelés à revenir à l’ « essentiel », allons plus loin encore. L’Europe n’est pas simplement un « instrument » de paix, aussi précieux soit-il… Elle est « essentiellement » paix. !
La finalité de la construction européenne est, en effet, le service de « valeurs » qui nous dépassent, d’abord la paix qui était la plus immédiatement réclamée au lendemain de la dernière guerre mondiale, mais aussi, avec elle, toutes les libertés qui sont au cœur de la Convention européenne des Droits de l’Homme.
L’intuition de Jean Monnet et Robert Schuman reposait sur l’idée très forte que « pour construire une paix durable, il faut apprendre aux hommes à travailler ensemble », dans le même esprit où, « pour que son sillon soit droit, le laboureur oriente sa charrue vers une étoile ». L’économie et la gestion du quotidien, le Marché unique et l’Euro sont tendus vers la paix, comme la charrue vers l’étoile !
Vaclav Havel, le grand dramaturge tchèque qui connut les prisons soviétiques avant de présider aux destinées de son pays redevenu libre, aimait répéter que l’Europe a un tel palmarès en matière de totalitarismes et de barbarie, de guerres et d’horreurs qu’elle n’a aucune leçon à donner au monde, mais qu’elle doit simplement diffuser un message d’Espérance : on peut revenir du pire….
Dans son principe quasi-transcendant, la construction de l’Union européenne est, par elle-même, ce message d’Espérance, ce message qu’attend notre monde assoiffé de paix et de libertés. C’est l’Europe-Espérance que le prix Nobel consacre de manière extraordinaire ! Et puisque l’Europe c’est nous, ce faisant, il remet chacun d’entre nous devant sa responsabilité face à la construction européenne.
Denis Badré
Maire de Ville d’Avray
Membre honoraire du Sénat
12/10/2012 à 12:06
Quel magnifique message ! Et comme il vient à point !20/06/2012 à 16:13
Voici mon discours prononcé à Ville d'Avray, le 18 juin 2012, pour commémorer l'appel du Général de Gaulle :
« Tout le monde a été, est ou sera gaulliste »… Nous connaissons bien cette boutade qui vise avec ironie ceux qui sont prompts à voler au secours de la victoire. En réalité, beaucoup plus sérieusement, elle souligne l’extraordinaire retentissement de l’appel lancé le 18 juin 40 par le Général de Gaulle.
Pourtant, ce jour-là, à part peut-être lui-même, très seul, personne n’était encore gaulliste. Et, dans l’instant, l’écho de son appel allait être assez limité. Internet n’était pas né. Et c’est avec le temps que ce message radiophonique serait progressivement porté à la connaissance de Français qui, d’ailleurs, pour la plupart, à l’époque, n’étaient pas vraiment disposés à l’écouter.
Il allait pourtant faire basculer l’histoire. Non pas, donc, d’un coup et dès le 18 juin. Il allait falloir qu’il soit répété et repris de multiples manières. Au fil des jours sombres que la France était appelée à traverser, le « non » affiché par l’Appel serait repris inlassablement, en paroles bien sûr, mais également par des actes si courageux et tellement hors du commun que nul ne pourrait plus ignorer que refuser était possible et que c’était même, quoiqu’il puisse en coûter, bien souvent la seule attitude humainement responsable.
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Non au nazisme et à tous les totalitarismes, non aux intégrismes de toutes obédiences qui déshumanisent les sociétés avant de les perdre !
Non à l’asservissement général de la nation, aux limitations de liberté, aux exactions aveugles, aux prises d’otages, aux crimes racistes ou antisémites et aux exclusions !
Et aussi, dans la vie quotidienne, non aux accommodements, aux compromissions, aux soumissions, aux petites et grandes lâchetés qui les nourrissent, aux abandons qui les enracinent et à toutes ces dérives ordinaires qu’on ne voit pas ou qu’on accepte, par paresse ou par commodité, et qui minent les consciences…
Non, bien sûr et avant tout, à Hitler et aux autorités allemandes, non à Pétain et à ceux de nos compatriotes qui, pour toutes raisons, pourraient se montrer plus ou moins bien disposés à leur endroit.
Mais, rappelons-le, non également chaque fois que des orientations avancées par nos alliés n’iraient pas dans le sens de la restauration de l’indépendance nationale.
C’est en se montrant durablement inflexible, en ne laissant aucune marge d’appréciation susceptible de dénaturer son message ou de compromettre son combat, que le Général sut faire vivre et rayonner le Non lancé le 18 juin.
Cet Appel a retenti parce qu’il disait « non ». Il a entrainé et porté à l’action, car il ouvrait également une alternative. Car il était porteur de sens !
Il écrivait l’histoire. Il ne pouvait plus être question de biaiser. L’engagement dans la Résistance était totalement légitimé. L’épopée de la France libre pouvait naître à Koufra. Nos compatriotes retrouveraient leur soif de liberté. Notre territoire allait se reconstruire et recouvrer son intégrité. Ce serait le 6 juin en Normandie, le 25 aout à Paris, le 22 novembre à Strasbourg. Ce serait le 15 aout en Provence et le 2 février à Colmar. Et ce serait tant d’autres journées de délivrance, souvent très chèrement acquises mais pleines de promesses pour nos villes et nos villages.
Ce serait nos armées à nouveau unies à celles de nos alliés, portant toute leur part du combat.
Et ce serait la France, vaincue de 1940, présente en 1945 à Berlin, avec les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Union soviétique, pour recevoir la capitulation de l’Allemagne nazie.
Le 18juin 40, le maréchal Pétain venait d’engager la France à renoncer à tout, sans conditions, en abandonnant ses alliés en pleine bataille. Le général de Gaulle, échappant à un défaitisme général et à une panique désordonnée, refusait une désertion présentée comme absolument inéluctable, une désertion qui représentait un soulagement, voire un avenir, aux yeux de Français écrasés par l’apparente fatalité de ce qui leur arrivait.
Le superbe Appel que nous venons de relire ensemble disait « non », c'est-à-dire exactement le contraire de ce qu’attendaient les Français tétanisés.
Aux bons esprits qui expliquent qu’il faut sans cesse consulter les populations, et ceci surtout à l’heure des grands choix, il peut être utile de rappeler que la vraie responsabilité des dirigeants politiques consiste à ouvrir des voies plus souvent qu’à se conformer à l’opinion du moment, à précéder les peuples, sans souci électoraliste, plutôt qu’à chercher laborieusement à les suivre.
Le choix avancé par le Général de Gaulle était littéralement celui « du sang et des larmes », de tous les dangers et des plus grandes incertitudes. Pas la moindre trace de démagogie ici. Et encore moins de « principe de précaution » ! Il offrait, contre toute raison, un chemin particulièrement escarpé et bien peu balisé à des Français qui, en ces temps de désordre et de débandade, n’aspiraient qu’à reprendre leur souffle et à trouver le repos.
Nous savons donc parfaitement quel aurait été le résultat d’un référendum organisé pour faire valider l’appel lancé de Londres…
Cet Appel ouvrait le chemin du « non » ! Mais aussi, bien sûr, un chemin pour un grand « oui », le « oui » auquel nous appelle toujours « la petite fille Espérance ».
L’Appel reposait sur l’Espérance, sur une analyse géostratégique visionnaire et sur une intuition d’historien.
L’Espérance qui portait le Général l’amenait à la certitude que le monde ne pouvait pas mourir et qu’au fond de l’abime, au bout de l’horreur, renaitrait forcément la vraie vie, celle des humains debout. Il faudrait simplement, mais tout de même, que des hommes et des femmes de courage et de convictions y prêtent la main et s’engagent au service de cette Espérance, de toutes leurs forces, avec le poids de leurs convictions et avec un courage à toute épreuve. C’est lorsque l’Espérance suscite de tels engagements que peuvent être rétablies les situations les plus compromises. Cette leçon est universelle et valable pour tous les temps… Sans doute aussi pour aujourd’hui alors que le monde semble un peu ivre.
L’analyse géostratégique du Général de Gaulle était fondée sur le fait que le monde est vaste et porteur de grandes ressources. Que la France disposait d’un empire. Qu’elle devait retrouver ses alliés au rang desquels s’engageraient forcément les Etats-Unis et que le conflit n’était pas simplement une troisième guerre franco-allemande mais qu’il se généraliserait sous la forme d’un combat universel pour la liberté.
En pleine débâcle, il est particulièrement difficile de relever la tête pour chercher à voir plus haut et plus loin. Il est souvent utile de prendre du recul. Mais c’est en de telles circonstances, précisément lorsque c’est le moins naturel, qu’il faut être capable de le faire. C’était aussi cela l’Appel du 18 juin. Sans faire de comparaisons qui n’ont pas lieu d’être, demandons-nous si aujourd’hui, dans un monde et une Europe incertains, nous n’avons pas à méditer également cette leçon.
Historien appelé à écrire l’Histoire, le Général inscrivait sa démarche dans la perspective d’une France qu’il faudrait reconstruire, physiquement et moralement, en sachant qu’il faudrait réunir des Français dramatiquement divisés afin qu’ils retrouvent, ensemble, un avenir.
Il avait compris aussi qu’il faudrait un jour recréer des liens avec nos voisins allemands, qui, alors, étaient pourtant plus que jamais nos ennemis haïs. Il pressentait peut-être même que ce serait avec eux qu’il faudrait bâtir l’Union de l’Europe.
Dès 1940, il savait parfaitement qu’il y aurait en Allemagne, en France et dans la plupart de nos pays des hommes qui le rejoindraient et d’autres qui s’égareraient ou se compromettraient et que la seule lutte au service de laquelle il faudrait inlassablement les appeler à se retrouver était celle à mener pour la paix, la démocratie et les droits de tous les hommes, celle qui veut qu’une société digne de ce nom doit d’abord respecter chaque être humain et évidemment, en premier lieu le plus démuni.
Aujourd’hui aussi, chez nous également, ceci doit être « le » combat de tous et de tous les instants.
En ce jour anniversaire où, par delà les divergences politiciennes, l’appel du 18 juin nous remet en face de l’essentiel, je vous propose d’observer une minute de silence en hommage à ceux qui ont, précisément, tout sacrifié pour que vivent, ici et ailleurs, la paix, la démocratie et toutes les libertés.
Denis Badré
20/06/2012 à 16:10
Voici mon discours prononcé à Ville d'Avray le 26 avril 2012, à l'occasion de la Journée Nationale du Souvenir de la Déportation :
Nous voici à nouveau réunis devant notre monument aux morts, réunis pour nous souvenir. Ou plutôt, aujourd’hui, pour ne pas oublier. La plupart d’entre nous, en effet n’a connu qu’indirectement les horreurs dont nous commémorons aujourd’hui la révélation au grand jour.
Au printemps 1945, les armées alliées, venant de l’est et de l’ouest, de victoire en victoire, allaient faire leur jonction au cœur d’une Allemagne anéantie et d’une Europe exsangue.
Des temps meilleurs allaient venir. Mais tout restait à faire et il faudrait de formidables volontés politiques pour les construire…
L’Espérance triomphait, mais le monde aurait du mal à se remettre…
Le régime nazi s’effondrait. Mais sur un champ de ruines.
Le soleil printanier brillait et les succès des armes réjouissaient les amis de la paix et de la liberté. Mais ces succès avaient été chèrement acquis et il allait falloir revenir de terriblement loin…Le système construit par une folie, malheureusement trop facilement entrainante, avait précipité le monde sur des voies inhumaines.
Dans l’élan de leurs victoires, nos armées allaient ouvrir les portes de camps de déportation et d’extermination, de l’abomination et de la honte. Elles allaient trouver d’autres camps ouverts sur l’horreur, et recueillir sur leur route des prisonniers qui venaient d’en être rejetés pour aller au hasard, ceux qui étaient encore en état de se lever et que leurs tortionnaires n’avaient pas achevés avant de s’enfuir eux-mêmes.
Images épouvantables d’une ruine plus grave encore que toutes les ruines matérielles, celle de la société elle-même, celle d’une civilisation qui se disait pourtant humaniste, celle de la personne humaine !
Les premiers responsables, les bourreaux, étaient évidemment, les donneurs d’ordres inhumains. Mais n’étaient-ils pas également responsables avec eux, ceux qui, se considérant tenus par une obéissance aveugle, n’avaient pas pu, pas su ou pas voulu refuser ces ordres, ceux qui les avaient mis en œuvre, parfois sans se poser davantage de questions ? En tout cas, eux ne pouvaient pas dire qu’ils ne savaient rien !
Le temps passant, on a compris que, bien avant l’ouverture des camps, beaucoup d’autres savaient, ou se doutaient, ou faisaient semblant de ne pas savoir…En réalité toute la société, plus ou moins consciemment, s’était abandonnée à la facilité du déni et portait une part de responsabilité.
Alors, n’allons pas juger ! Dans les mêmes circonstances, aurions-nous mieux réagi ? Aurions-nous, tout simplement, « réagi » ? Demandons-nous comment notre continent des droits de l’homme a pu en arriver là. Voilà les vraies questions que nous devons nous poser aujourd’hui alors que nous ne cessons de dire que nous voulons construire un monde « durable ».
De facilités en dérives, la société avait tellement perdu ses repères que chacun de ses membres, isolé avec ses problèmes, était entrainé vers nulle part, sans projet ni perspectives. En réalité chacun allait porter, consciemment ou non, une part de la responsabilité du désastre. Certains par vrai sadisme, par dépravation ou par besoin de domination, d’autres par entrainement, par instinct grégaire ou par peur - peur de représailles ou seulement de ne pas faire comme le voisin-, ou encore par complaisance ou par lâcheté parce qu’il valait mieux ne pas savoir, parce qu’il valait mieux suivre…Faire silence, obéir aux ordres, oublier… Fatalité ou facilité ? Facilité d’abord… Or, dans un système totalitaire, la facilité conduit au pire…
Ne pas voir que les victimes, juifs ou tziganes, opposants politiques ou résistants, avaient pour seul tort d’être « autres » ou de ne pas accepter.
Une société court le risque de sombrer lorsqu’elle commence à fermer les yeux sur ses dérives, lorsqu’elle est tentée de donner raison au fort contre celui qui l’est moins pour cette seule raison qu’il est plus fort ou qu’il parle plus haut, lorsqu’elle banalise les appels à l’exclusion, lorsqu’elle relativise le principe de l’égale dignité de tous les hommes, lorsqu’elle est prête à composer avec l’universalité des droits de l’homme. Commencer à relativiser ces droits en fonction de critères religieux ou régionaux, par exemple, c’est aller vers un monde où, chacun se voyant poussé à revendiquer ses propres droits, le principe même de droit est ruiné. Le jour où chacun revendique ses propres droits, il n’y a plus de droit…
Il n’y a pas d’avenir pour un monde qui exclut ou rejette, pour un monde construit sur des fermetures et des frontières. Un tel monde isolerait chacun et tuerait la société.
Sans aller à ces extrémités, une société frileuse et sur la défensive aura du mal à trouver sa place dans un monde qui, avec ou sans elle, ira de l’avant. C’est dans une société ouverte, audacieuse et généreuse, que l’Espérance peut triompher.
On en était loin au printemps 1945, alors que la réalité des camps était révélée. L’universelle condamnation que suscita leur mise au grand jour n’interdit malheureusement pas leur retour. On ne connaissait pas encore le goulag. Et on vit depuis d’autres génocides, même sur notre continent. On vit d’autres conflits, tous épouvantables. On vit ériger des murs, en Allemagne même, mais aussi ailleurs… On en voit encore, dressés dans un climat de violences soigneusement entretenu par tous les intégrismes. On en voit entre les peuples comme on en devine, même si ceux-ci sont moins apparents, entre les hommes.
Plus que jamais, nous devons tout faire pour privilégier le dialogue entre les hommes de bonne volonté.
Nous devons plus que jamais promouvoir l’Etat de droit, la démocratie et les droits de l’homme, le triptyque sur lequel est fondée la construction européenne. Nous devons nous émerveiller devant ce que l’Union européenne nous a déjà apporté pour servir ces valeurs. Et nous devons nous interdire de « jouer » avec la construction européenne ou de l’instrumentaliser à des fins politiciennes.
Nous devons enfin garder les yeux grands ouverts, ici comme ailleurs, aujourd’hui comme hier et comme il faudra continuer à le faire demain. Ce qui est arrivé chez nous, hier, peut advenir à nouveau, plus vite qu’on imagine.
Notre devoir de mémoire doit être devoir de vigilance !
Pour rester sur nos gardes, n’oublions pas à quels sacrifices nous devons de vivre dans un pays libre, démocratique et en paix. Nous allons observer une minute de silence en évoquant avec respect et reconnaissance ceux dont les noms sont gravés sur notre monument aux morts, ainsi que les victimes de toutes les déportations.
Denis Badré
20/06/2012 à 16:05
Voici mon discours prononcé à Ville d'Avray, lors de la cérémonie du 8 mai marquant la fin de la seconde guerre mondiale :
Le 8 mai 1945, les armes se taisaient. Le nazisme s’effondrait.
Avec les armées alliées, la liberté l’emportait. Notre continent se tournait à nouveau vers la vie. Et, dès lors que le Japon, poussé aux dernières extrémités dans les conditions que nous savons, aurait à son tour cédé, le monde pourrait retrouver un avenir.
Mais, il allait falloir reconstruire, là où tout était ruine. Il allait falloir surmonter un bien lourd sentiment de honte, et effacer un amer goût de cendres.
Pour l’histoire, le vingtième siècle resterait-il seulement celui de toutes les horreurs ?
Le vigoureux « plus jamais ça » de 1918 n’avait été qu’un vœu pieux, un vague espoir ou une incantation emportée par de nouveaux vents mauvais.
Les drames économiques et sociaux de l’après-guerre avaient mis à vif la soif de revanche et les humiliations suscitées par des traités qui se voulaient pourtant « de paix ». Dans ce climat délétère un boulevard s’était offert aux idéologues sans âme ni scrupule prêts à instrumentaliser la montée des nationalismes. L’Europe, incroyablement tétanisée avait « assisté » à la montée d’un totalitarisme dont on peut continuer à se demander s’il était « résistible », pour reprendre l’expression de Brecht.
Notre continent, berceau de l’humanisme, plongeait toujours plus loin dans l’inhumain.
Heureusement, la nuit la plus noire ne peut jamais éteindre toutes les étoiles. Là où il fait le plus sombre, l’Espérance continue à tenir la main des hommes de bonne volonté.
-Dans cette nuit, il y eut très tôt des hommes et des femmes pour dire non, pour refuser l’inacceptable. Il y eut tout de suite des résistants en Allemagne, dont on parle trop peu, comme il y en eut de nombreux en France, et comme il y en eut dans les autres pays qui subirent l’oppression fasciste. Souvent bien seuls et conscients qu’ils avaient des montagnes à soulever, les uns et les autres prirent tous les risques prêts à tout quitter pour lutter contre le nazisme. Ils étaient simplement animés par la certitude absolue de mener le bon combat.
-Dans cette nuit, il y eut le Général de Gaulle et son appel, isolé et tellement à contre-courant, du 18 juin 40, qui pourtant, contre toute raison, portait un message si fort et entrainant que son écho résonnerait jusqu’à la victoire finale, jusqu’à nous… et bien au-delà.
-Dans cette nuit, il y eut nos combattants, le Tchad, la Tripolitaine, les campagnes d’Italie et de France, un hiver épouvantable autour de Colmar avant la traversée du Rhin puis la poussée jusqu’au cœur de L’Allemagne.
Grâce à eux tous et à beaucoup d’autres dont l’engagement est resté plus anonyme, la France allait être présente, à Berlin, pour signer l’armistice. Formidable retour dans le camp des défenseurs des droits et de la liberté, moins de cinq ans après l’effondrement militaire et moral du printemps 1940, après une désertion en pleine bataille et une capitulation sans conditions. Notre pays avait su recouvrer sa dignité et son honneur !
On n’osait plus alors dire « plus jamais cela ». En tout cas, on ne le dirait plus de la même manière. Pas sans se donner les moyens de conjurer les risques de retour du pire. Et, à les conjurer, on mettrait une volonté farouche, toute la force d’un engagement, irrésistible celui-ci, d’un engagement éprouvé au feu d’indicibles sacrifices. Ce serait en particulier la merveilleuse aventure humaine qu’est la construction européenne, construction avec laquelle tous devraient comprendre qu’on n’a donc pas le droit de « jouer ».
Cinq ans et un jour plus tard, le 9 mai 50, elle serait lancée par la fameuse déclaration de Robert Schuman. Confondant nos deux célébrations des 8 et 9 mai, nous devons mesurer et admirer le chemin parcouru depuis par l’Europe. Nous sommes devant une obligation historique et morale de poursuivre l’œuvre engagée, même si cela ne semble pas encore parfait, même si cela parait encore trop compliqué. Il faut nous dire et nous redire que l’Europe c’est nous, les 27 pays de l’Union et leurs 500 Millions d’habitants. A nous de la faire progresser pour qu’elle devienne toujours plus forte et plus démocratique. Le monde attend l’Europe…
Revenons donc à la question de l’image que l’histoire retiendra de notre vingtième siècle. Nous avions composé de manière honteuse avec l’horreur, perdu nos repères et renié nos valeurs. Nous n’avions échappé que de très peu à l’anéantissement. Mais, au fond du gouffre, nous avions été capables de réagir.
J’aime citer Vaclav Havel disant avec gravité et humilité que l’Europe n’a, de ce fait, aucune leçon à donner au monde mais qu’elle doit simplement lui envoyer un message d’Espérance. Il savait de quoi il parlait, lui qui avait connu les prisons soviétiques avant de présider aux destinées de la République Tchèque. Sachons, nous aussi, Français de 2012, nous garder de toute arrogance, en Europe et dans le monde. Et veillons à conserver intactes notre vigilance face aux démagogues, aux dérives, aux compromissions et à toutes les facilités, ainsi que notre détermination à nous rassembler toujours, pour reconstruire sans cesse un monde respectueux de tout homme et de tous les peuples.
De manière quasi-symbolique, c’est alors la réconciliation franco-allemande qui s’impose comme l’évènement marquant du siècle passé. C’est bien ici que nous trouvons la plus belle image que l’histoire pourra en conserver.
Inimaginable la veille entre des ennemis qui s’étaient si durablement et profondément haïs, cette réconciliation instaurait une nouvelle manière de voir le monde.
On dit qu’il vaut mieux jeter des ponts qu’ériger des murs. Il s’agissait vraiment de cela. Les murs de la haine étaient détruits et de nouveaux ponts seraient lancés, entre nous, et vers l’avenir… Avec ce qui deviendrait le couple franco-allemand, la construction européenne se développerait en tant que « Pardon et promesse ». Non pas pardon pour tourner la page et essayer d’oublier, mais pardon pour édifier ensemble un vrai « plus jamais cela ! », pardon fondateur d’une promesse d’Union.
Rapprocher puis unir Français et Allemands pour construire une Europe de paix, l’Europe de l’Etat de droit, de la démocratie et des droits de l’homme, ce n’était pas immédiatement naturel ! Comme il n’était pas évident, en France, d’appeler à participer ensemble à la reconstruction du pays ceux qui, la veille encore, luttaient contre l’occupant sous des autorités différentes, ou, plus difficile encore, d’inviter à se retrouver ceux qui avaient choisi de s’opposer à l’occupant et ceux qui retenant d’autres options s’étaient beaucoup moins opposés ou pas opposés du tout… Imaginons l’état du pays en 1945 et les traces non seulement physiques mais aussi humaines et morales laissées par la défaite, la guerre et l’occupation dans nos villes et nos villages et jusque dans les familles. Dans l’immédiat, les retrouvailles allaient souvent se passer assez mal, avant qu’on puisse à nouveau se tourner vers l’avenir. Avant qu’on arrive à surmonter les passions pour construire un monde nouveau, il fallut que se lèvent des hommes de bonne volonté, il fallut chez les responsables politiques du moment une grande détermination. Et il fallait le rappel exigeant des sacrifices supportés par ceux qui n’avaient jamais renoncé…
La cohésion nationale se refit et on put donc s’engager sur la voie de la reconstruction puis de la construction européenne. Aux deux niveaux, au sein du pays et entre les peuples du continent, on choisissait de mettre en œuvre la formule de Robert Schuman : « Pour construire une paix durable, il faut apprendre aux hommes à travailler ensemble ».
Aujourd’hui, les circonstances sont évidemment moins dramatiques. Cependant, face à une crise économique de très grande ampleur, en un temps de campagnes électorales qui dressent les Français les uns contre les autres, alors que les nations sont mises à mal par les nationalismes et que les religions sont ébranlées par les intégrismes, alors que de nouveaux ferments de division sont à l’œuvre dans un monde qui voit la notion d’Etat s’affaiblir et de nouvelles menaces apparaitre, alors que nombre de nos concitoyens sont en grande précarité ou se sentent exclus d’un monde assombri par de nouveaux nuages et qui va trop vite, nous devons tout faire pour renforcer la cohésion nationale, pour nous rassembler autour des valeurs fondatrices et garantes de notre République.
A cet égard, nos Présidents, sortant et élu, nous ont donné un bel exemple, ce matin devant la tombe du soldat inconnu. Puissent chacune et chacun de nous s’attacher à le faire vivre !
Cela devrait être plutôt plus facile qu’au lendemain du 8 mai 45…
Nous allons observer une minute de silence à la mémoire de ceux des enfants de Ville d’Avray dont les noms figurent sur notre monument aux morts en évoquant tous ceux grâce aux sacrifices desquels nous vivons à l’abri de la guerre, dans un pays libre.
01/02/2012 à 12:23
Lundi 30 janvier à Paris, Denis Badré a participé à la journée "Passion Commerce". A l'invitation de l'Assemblée des Chambres françaises de commerce et d'industrie (ACFCI), plus de 1.000 commerçants, experts et élus se sont retrouvés au Carrousel du Louvre pour débattre et "porter la voix du commerce".
En tant que Président de l'Association nationale "Centre ville en mouvement" (CVM), Denis Badré fut appelé à participer à la table ronde de synthèse qui déboucha sur la remise par André Marcon, président de l'ACFCI à Frédéric Lefebvre, Ministre chargé du Commerce, des "Cahiers d'Espérance du Commerce" .
A cette occasion, Denis Badré évoqua la récente signature d'une convention liant CVM ET l'ACFCI pour progresser sur le rôle des managers de centre ville. Il insista notamment sur l'intérêt qu'il y a pour tous (commerçants, artisans, autres entreprises, élus et pouvoirs publics) à travailler ensemble pour que les centres de nos villes soient durablement accueillans et vivants.
Dimanche 26 mai 2013
Popularité sur facebook de Denis BADRE (269 fans au 25/05/2013 à 06h35) :
Vers une Alliance mondiale des partis Démocrates
L'Europe-Espérance (Tribune de Denis Badré publiée dans le journal La Croix)
Le prix Nobel de la Paix à l'Union européenne : quel magnifique message !
Le prix Nobel de la Paix à l'Union européenne : quel magnifique message !
Mon discours lors de la cérémonie de l'appel du 18 juin
Législatives 2012 : le Mouvement Démocrate présente 10 candidats dans les Hauts-...
Développer les managers de centre ville #commerce #local
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Je deviens président-délégué de l'Institut du Centre
Hommage à Vaclav Havel
Mon rapport sur l'Universalité des droits de l'Homme approuvée par l'APCE #europe
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Merci à Antoine Spohr pour cet article publié sur le post #senatoriales
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