Conformément aux dispositions de l'article 34 de la loi 78-17 du 6 janvier 1978, modifiée par la loi 2004-801 du 6 août 2004, relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, chacun dispose d'un droit d'accès, de rectification, de modification et de suppression des données qui le concernent en envoyant un courrier postal au service indiqué dans la page Données personnelles.
![]() |
Une erreur ? Un oubli ?
Contactez-nous
Samedi 26 mai 2012
Popularité sur Twitter de Europe Ecologie - Les Verts (82 844 abonnés au 26/05/2012 à 10h26) :
Derniers messages envoyés par Europe Ecologie - Les Verts sur Twitter.
Tweet du samedi 26 mai 2012 à 13:50Aire Urbaine | Doubs ( 3 e) : la course de fond de Tassadit Taharount - Le Pays: http://t.co/85S9zJGF #EELV
Tweet du samedi 26 mai 2012 à 12:00Pour réussir le changement : les priorités de @denis_baupin pour demain http://t.co/vqCVUvPF #eelv #ps
Tweet du samedi 26 mai 2012 à 11:00Grand succès pour la réunion publique d'Isabelle Attard à Bayeux sur le thème de la précarité énergétique http://t.co/1sL0xPCe #eelv #ps
Tweet du samedi 26 mai 2012 à 10:00Vincent Meyer : "Les déchets en chute libre" http://t.co/1PznduFi #ps #eelv
Tweet du samedi 26 mai 2012 à 09:00Reportage de TV5Monde sur la campagne de @sergiocoronado dans la 2e circonscription http://t.co/XmSQSFFY #ps #eelv
Tweet du vendredi 25 mai 2012 à 23:00Vidéo : @DurandEELV était l'invité du journal de LCP http://t.co/CuTbua27 #eelv
Tweet du vendredi 25 mai 2012 à 22:00Message vidéo de @CecileDuflot à l’occasion des élections législatives des 10 et 17 juin http://t.co/PmLuzDnf #eelv
Tweet du vendredi 25 mai 2012 à 21:17Aire Urbaine | Doubs : « Pas de cuisine politique de dernière minute » selon EELV - Le Pays: http://t.co/c1IXSE8K #EELV
Tweet du vendredi 25 mai 2012 à 20:01Pour une démocratie exemplaire, Laurence Abeille a signé la charte Anticor http://t.co/koiBr8QO #ps #eelv
Tweet du vendredi 25 mai 2012 à 19:30Grand meeting parisien le 29 mai au théatre Dejazet ! http://t.co/SdKI9w5J
Tweet du vendredi 25 mai 2012 à 19:00Marianne Prodhomme : "Projet de gauche pour la 6ème circonscription : le programme #PS #EELV accessible à tous…" http://t.co/Ozcot7L5
Tweet du vendredi 25 mai 2012 à 18:52Message vidéo de Cécile Duflot à l’occasion des élections législatives des 10 et 17 juin: Cécile Duflot, s... http://t.co/vR3VZpSI #EELV
Tweet du vendredi 25 mai 2012 à 18:30Message de soutien de Christiane Taubira à @denis_baupin http://t.co/KIFM1AtI #eelv #ps
Tweet du vendredi 25 mai 2012 à 18:00Vidéo : @Pascale_Chiron lance l’affichage politique 100% écologique ! http://t.co/EtxFvGuJ #eelv
Tweet du vendredi 25 mai 2012 à 17:55Edito de Patrick Besson sur les femmes ministres : une indigne misogynie - le Plus: Edito de Patrick Besso... http://t.co/6YAWSNSF #EELV
Samedi 26 mai 2012
25/05/2012 à 17:35

Pascal Durand, porte-parole d’Europe Écologie Les Verts, était l’invité du journal de 13h30 de La Chaîne Parlementaire, jeudi 24 mai 2012. Réécoutez ci-dessous son interview par Brigitte Boucher.
25/05/2012 à 16:48

Cécile Duflot, secrétaire national d’Europe Écologie Les Verts, apporte son soutien à tout-e-s les candidat-e-s EELV aux élections législatives de juin 2012, dans ce message vidéo qu’elle a souhaité adresser aux Français.
24/05/2012 à 08:53

Deux décisions de justice, l’une rendue au Brésil, l’autre en France, viennent d’infliger à la firme Monsanto, chantre des organismes génétiquement modifiés (OGM), deux sérieux camouflets. Le 4 avril 2012, la justice brésilienne, par une décision d’un tribunal de l’Etat du Rio Grande do Sul, a refusé à Monsanto le droit de prélever des royalties sur le soja OGM, lorsque ce dernier était replanté. Le juge a non seulement ordonné de suspendre la collecte des redevances (royalties) sur les semences de soja vendues pour Monsanto, mais il a également ordonné le remboursement par Monsanto des frais de licence déjà perçus, en soulignant que ces pratiques commerciales et financières violaient la loi brésilienne sur les variétés.
Dans un autre registre, le 18 mai dernier, c’est le Conseil d’Etat français qui a rejeté un recours en référé déposé par deux sociétés de Midi-Pyrénées contre l’arrêté d’interdiction du maïs transgénique Monsanto sur l’interdiction de cultiver le très controversé MON810. Les deux sociétés s’opposaient à l’arrêté pris mi-mars par le précédent gouvernement visant à interdire « temporairement » la culture du MON810 en France. Certes l’affaire n’a pour l’instant pas été jugée au fond, le Conseil d’Etat se prononcera ultérieurement, mais le rejet du référé permettra de passer la période des semis et de rendre effectif cette interdiction temporaire.
Europe Écologie Les Verts salue ces décisions de justice pour deux raisons principales. D’une part, sur le fond, elles rappellent à Monsanto que dans une société de droit, la finance et la puissance industrielle ne peuvent pas tout. La force de ses conseils et le lobbying organisé par Monsanto pour imposer partout dans le monde ses OGM dans le seul but d’augmenter ses profits au détriment de la souveraineté alimentaire, de la santé des consommateurs, de l’indépendance et du savoir-faire traditionnel des paysans ne peuvent pas outrepasser dans un état de droit, une justice indépendante.
D’autre part, EELV observe que ces deux décisions de justice sont le fait d’actions engagées soit en demande, soit en défense par des organisations syndicales et des associations de défense d’une agriculture paysanne ou biologique. C’est une nouvelle démonstration que des organisations syndicales, des associations et des ONG fortes et indépendantes sont des éléments indispensables au bon fonctionnement d’une démocratie vivante et protectrice des droits de la population.
EELV veillera dans le cadre de la future majorité parlementaire à maintenir l’interdiction de la culture des OGM, mais également au développement et à la protection d’une expertise indépendante et reconnue, ainsi qu’à la protection des lanceurs d’alerte.
Pascal DURAND,
Porte-Parole
23/05/2012 à 11:09

1) TENUE DU CONGRES MALGRÉ LE CONTEXTE POLITIQUE TROUBLÉ AU SÉNÉGAL
Les Verts mondiaux avaient décidé dès leur premier Congrès à Canberra en 2001 que le Congrès suivant devrait être organisé en Afrique. Cela tenait à une double volonté :
• souligner sur place, symboliquement, la nécessité du développement durable et de la démocratie sur le continent dont les populations ont le plus bas niveau de vie, sont le plus souvent sous le joug de régimes dictatoriaux ou autoritaires, et subissent de plein fouet les effets d’une mondialisation économique dépourvue de régulation (accaparement des terres, pillage des ressources naturelles (minerais, bois, ressources halieutiques…) par les multinationales et les prédateurs locaux, déboisement, désertification, paupérisation de la population, réduction des services de santé et d’éducation sous le poids de dettes inéquitables, etc.)
• appuyer aussi l’émergence des partis Verts africains, placés le plus souvent dans des conditions très difficiles, sous des régimes dictatoriaux ou peu démocratiques, sans moyens financiers pour développer leur action politique. La regrettée Wangari Maathai, présidente des Verts du Kenya, l’une des oratrices les plus applaudies à Canberra, et première femme africaine à recevoir le Prix Nobel de la Paix en 2004, avait proposé d’organiser ce 2ème Congrès à Nairobi en 2007, mais n’avait pu le faire du fait de la désorganisation, à l’époque, de la Fédération des partis Verts d’Afrique, ce qui avait conduit à l’organisation du 2ème Congrès par les Verts brésiliens à Sao Paulo, en 2008.
C’est dire que l’organisation du 3ème Congrès à Dakar, en 2012, revêtait une forte charge symbolique et politique. La Coordination des Verts mondiaux, mise en place à Canberra et réunissant 3 représentants élus par continent, co-organisait ce Congrès avec la Fédération des partis Verts d’Afrique et le parti Vert sénégalais (Fédération des écologistes du Sénégal (FEDES)) présidé par le charismatique Haidar El Ali, récemment classé par Le Monde parmi les 100 écologistes les plus influents de la planète. Les préparatifs allaient bon train, le Sénégal étant réputé comme l’un des pays les plus démocratiques et politiquement stables du continent, jusqu’à ce que le président sortant Abdoulaye Wade, 85 ans, président depuis 2000 et réélu en 2007, ne décide en 2011 d’interpréter la nouvelle constitution adoptée en 2001 pour pouvoir se représenter une troisième fois, sous le fallacieux prétexte que son premier mandat n’entrait pas en compte, étant antérieur à la nouvelle loi fondamentale. Dans un pays miné par la pauvreté et la corruption, cette tentative de s’agripper au pouvoir a soulevé une levée de boucliers, tant de l’opposition que de la société civile, regroupées dans le M 23 (« Mouvement du 23 juin » (2011)). Fin janvier, après la validation par la Cour suprême de la 3ème candidature de Wade, des manifestations réprimées ont provoqué entre 6 et 15 morts, et de nombreux blessés par balles. Le pays paraissait pouvoir sombrer dans le chaos et la tenue même du Congrès s’en est trouvée sérieusement hypothéquée.
Heureusement, à l’issue du premier tour, le 26 février, Abdoulaye Wade, arrivé en tête avec 34,8 % des voix devant son ex-premier ministre (politiquement aussi libéral que lui) Macky Sall (26,6 %) a reconnu les résultats et accepté un 2ème tour, qui s’est tenu le 25 mars, quasiment à la veille du Congrès des Verts mondiaux. Fait exceptionnel, les 12 autres candidats ont appelé à voter pour l’alternance, et leurs photos figuraient toutes sur l’affiche pour le 2ème tour de Macky Sall, qui a logiquement et très largement été élu avec 65,8 %, Wade n’obtenant que 34,2 % et reconnaissant immédiatement sa défaite. C’est donc dans un pays en liesse qu’a finalement pu s’ouvrir le Congrès des Verts mondiaux, alors que le pire paraissait encore possible quelques jours auparavant. Fait rare en Afrique, la démocratie l’a emporté, malgré, hélas, trop de morts et de vicissitudes, grâce au peuple sénégalais qui a démontré l’étendue de sa culture démocratique.
Il va de soi que les préparatifs du Congrès des Verts mondiaux se sont trouvés énormément ralentis et contrariés par cette situation politique préoccupante, ce qui, ajouté à un déficit budgétaire de l’organisation, a amené quelques difficultés : textes et informations parvenant à la dernière minute, absence de documents imprimés, les textes soumis au vote n’étant accessibles que sur Internet, liaisons Internet et par wi-fi difficiles et sujettes à interruption. Pourtant, en dépit de tout cela, le 3ème Congrès des Verts mondiaux s’est révélé être, à l’arrivée, un grand succès, qui restera indissociablement lié à la victoire de la démocratie sénégalaise.
2) FORTE PARTICIPATION AU CONGRES
Malgré les circonstances, plus de 450 participants venus de plus de 70 pays et de tous les continents , c’est-à-dire à peu près le même nombre qu’à Canberra et Sao Paulo, ont pu participer au Congrès dans le cadre privilégié et fonctionnel du centre aéré de la BCEAO : une vaste enceinte abritant une grande salle de conférences, un local technique, deux piscines ombragées de palmiers, un bar, de nombreux bancs, et une dizaine de grandes tentes destinées aux repas et aux ateliers. C’était un lieu propice aux rencontres et en cela fort bien adapté, car, quatre ans après Sao Paulo, il s’agissait pour les Verts du monde entier de se retrouver et de discuter pour trouver les moyens de renforcer leur influence et celle de l’écologie politique dans les politiques nationales et mondiales, face aux grands défis qui menacent l’humanité et la vie sur la planète.
L’importance de l’événement, qui a fortement mobilisé les médias sénégalais, était soulignée par la participation d’écologistes de renom comme Bob Brown, sénateur australien, Claudia Roth, députée et co-présidente des Verts allemands, Cécile Duflot, secrétaire nationale d’EELV, Monica Frassoni, porte-parole du parti Vert européen, Jacqueline Cremers, secrétaire générale du PVE, Isabelle Durant, Catherine Grèze et Jean-Paul Besset, députés européens, de nombreux parlementaires et leaders de partis.
Quant aux deux oratrices qui avaient été les plus applaudies au Congrès fondateur de Canberra de 2001, elles ont été présentes à leur façon : Ingrid Betancourt, enlevée en 2002 par les FARC en tant que candidate du parti Vert colombien à l’élection présidentielle, qui a frôlé la mort et vécu l’enfer de six ans de captivité dans la jungle, avait été élue présidente d’honneur des Verts mondiaux par le Congrès de Sao Paulo en 2008. A défaut de pouvoir être à Dakar du fait d’une tournée de conférences aux Etats-Unis, elle a tenu à adresser en direct au téléphone depuis New-York, lors de la plénière principale, un émouvant message de gratitude et de solidarité aux Verts mondiaux, insistant sur la nécessité de la démocratie et de la justice sociale pour la paix, sur la nécessité de la libération de tous les otages et de tous les prisonniers d’opinion, et terminant par un vibrant « Je vous aime tous ». Ce à quoi Claudia Roth, qui présidait la plénière répondit « nous aussi, nous t’aimons tous, et moi tout particulièrement ! ». Ce fut un grand moment d’émotion partagée. Quant à l’inoubliable Wangari Maathai, décédée en septembre 2011 après avoir apporté toute sa générosité, toute son énergie et tout son prestige à l’éclosion des Verts mondiaux, elle était malheureusement la grande absente, mais le Congrès lui a rendu hommage et Bob Brown, dans son discours final, a su trouver les mots justes ; «je repense à elle, et son esprit est ici avec nous ».
Deux personnalités politiques sénégalaises ont également honoré la cérémonie d’ouverture de leur présence : le maire socialiste de Dakar, Khalifa Abubacar Sall, et le candidat socialiste à l’élection présidentielle, Ousmane Tanor Dieng, que les Verts sénégalais avaient soutenu. Arrivé 4ème avec 11,3 % des voix il avait, comme les 11 autres candidats du 1er tour, appelé à voter pour Macky Sall au second tour.
Certains pays ont envoyé de fortes représentations : il y avait par exemple une quinzaine d’Australiens, une vingtaine de Suédois, 5 vénézuéliens, 5 malgaches, mais la plupart des délégations comportaient 1, 2 ou 3 personnes, chaque pays ayant droit à 3 droits de vote devant normalement être dévolus à un homme, une femme et un(e) jeune. Fait notable, les Verts mexicains, qui disposent depuis 15 ans grâce à un système électoral et de financement avantageux, de nombreux élus et de subsides importantes, et qui avaient envoyé à Canberra et à Sao Paulo des délégations d’une vingtaine de personnes, étaient quasiment absents à Dakar : un profil bas qui s’explique par la vive condamnation qu’ils ont encourue de tous les Verts mondiaux pour leur campagne en faveur du rétablissement de la peine de mort, en contravention avec l’article 6.10 de la Charte des Verts mondiaux qui stipule que « Les Verts exigent que la peine de mort soit abolie partout dans le monde ». Egalement écartés de la direction de la Fédération des Verts des Amériques, les Verts Mexicains expliquent aujourd’hui qu’ils ont une nouvelle direction, qu’ils ont cessé de demander le rétablissement de la peine de mort pour demander une prison a perpétuité réelle, ils n’en demeure pas moins que ce parti souvent critiqué pour ses pratiques internes peu démocratiques et ses pratiques externes proches du clientélisme doit sérieusement se réformer pour sortir de la quarantaine à laquelle il s’est condamné.
La participation a bien sûr subi des aléas : la délégation malienne est arrivée avec retard du fait de la fermeture des frontières du Mali et a dû repartir repartir en avance. Les 3 Verts colombiens attendus n’ont finalement pu venir car s’ils avaient bien le visa sénégalais, ils n’avaient pas le visa Schengen nécessaire pour transiter par Madrid ! Mais en tout état de cause, le défilé des représentants des quelque 70 partis présents, le vendredi matin, a représenté comme lors des précédents Congrès un grand moment d’émotion et de convivialité, chacun mesurant l’accroissement de sa propre force du fait de la multiplication de ses partenaires de réflexion et d’action.
3) LA DÉLÉGATION D’EELV
La délégation d’EELV a été l’une des plus nombreuses : elle était conduite par Cécile Duflot, Secrétaire nationale, et Catherine Grèze députée européenne qui fut longtemps membre de la Coordination des Verts mondiaux. Elle incluait les trois délégués officiels, Jean-Philippe Magnen (délégué à l’International), Gwendoline Delbos-Corfield (déléguée à l’Europe) et Fanny Dubot (Jeunes écologistes), ainsi que : Jean-Paul Besset (député européen), Jean Desessard (sénateur), Jérôme Gleizes (membre du Bureau Exécutif), Julien Zloch (directeur du siège), Benjamin Joyeux (animateur de la Commission transnatnationale), Constantin Fedorovsky (assistant aux relations internationales), Benjamin Bibas (animateur du groupe Afrique de la Commission transnationale), Zine-Eddine Mjati (candidat EELV aux législatives sur la 9ème circonscription des Français de l’étranger (Afrique du Nord et de l’Ouest), Wandrille Jumeaux et Marie Toussaint (Jeunes Ecologistes), Fanny Thibert, Alice Normand, Catherine Dejour, Céline Giraudeau et Nicolas Jouve (assistants parlementaires), Sylvain Garel (conseiller de Paris), Christine Rebreyend-Surdon (Rhône-Alpes), Christophe Tardy (porte parole du groupe local de Montpellier) et Frédéric Maintenant (coopérateur). Il faut y ajouter Jérôme Gérard et Nicolas Drunet, membres d’EELV résidant à Dakar, qui ont été d’une aide précieuse à toute la délégation par leur connaissance des réalités sénégalaises, maliennes, régionales et africaines. Ils ont grandement facilité le travail de la délégation et ont permis à Zine-Eddine Mjati de mener une campagne efficace auprès de la communauté française de Dakar.
Dans le cadre du Congrès, la délégation française a déposé deux résolutions, l’une des principales du Congrès, sur la biodiversité, rédigée par Jean-Paul Besset, et une sur la politique des migrations, rédigée par Benjamin Joyeux. Elles ont toutes deux été adoptées. Indépendamment du suivi des travaux du Congrès, où Cécile Duflot est intervenue lors de la plénière principale du vendredi sur « les Verts et la politique » et où Catherine Grèze est intervenue lors de la plénière du samedi sur le rôle des femmes en politique, la délégation a rencontré le samedi matin le groupe de sympathisants de gauche français résidant à Dakar formé par Jérôme Gérard pour appuyer la campagne d’Eva Joly à la présidentielle et celle de Zine-Eddine Mjati sur la 9ème circonscription des Français de l’étranger. Cécile Duflot, Catherine Grèze, Jean-Philippe Magnen et Gwendoline Delbos-Corfield ont été reçus par Haidar El Ali à l’Océanium, puis par le maire de Dakar en compagnie de Monica Frassoni et d’Isabelle Durant.
Le samedi, en début d’après-midi, Cécile Duflot, Catherine Grèze et Haidar El Ali ont tenu sur le lieu du Congrès une conférence de presse commune qui a bien été couverte, sur la nécessité d’une nouvelle politique de coopération solidaire entre la France, l’Europe et l’Afrique en faveur du développement durable, en insistant sur le rôle néfaste des accords de pêche avec l’UE qui ont conduit à la raréfaction des ressources halieutiques du Sénégal et de la Mauritanie (entre autres), et sur la nécessité de rompre avec les pratiques de la Françafrique. Haidar El Ali et Cécile Duflot ont insisté sur le fait que les questions écologiques sont des questions d’extrême urgence qui ne peuvent être résolues que grâce une politique mondiale. «La question du climat, du partage des richesses, la biodiversité, la dette écologique sont des enjeux prioritaires et mondiaux qui devront être sur les agendas des politiques dans les mois qui viennent » a souligné Cécile Duflot. Après l’élection présidentielle dans les 2 pays, les législatives auront lieu au Sénégal le 1er juillet, peu après celles de France. L’occasion pour EELV d’accroître le nombre de ses députés et son influence. L’occasion aussi pour la FEDES, qui ne compte pour l’heure qu’une centaine de conseillers municipaux mais n’a jamais encore participé aux législatives (l’opposition avait boycotté celles de 2007) d’essayer d’obtenir 2 ou 3 députés au sein de la coalition victorieuse de Macky Sall, qui affrontera unie celle de l’ex-président Wade, revanchard.
4) HAIDAR EL ALI DEVIENT MINISTRE DE L’ENVIRONNEMENT DU SENEGAL
Pendant tout le Congrès, Haidar El Ali a été au centre de toutes les attentions, notamment médiatiques, car il était pressenti pour être nommé ministre de l’environnement par le nouveau président Macky Sall, ce qui ne l’a nullement empêché de participer activement aux travaux du Congrès. Leader des Verts du Sénégal, membre actif de la coalition anti-Wade, Haidar El Ali, d’origine libanaise, jouit d’une immense popularité au Sénégal, d’abord en raison de ses films sur la destruction du milieu marin (qui lui ont valu le surnom de « Cousteau sénégalais ») qu’il projette depuis des décennies jusque dans les moindres villages du Sénégal (quand ils ne passent pas à la télévision), ensuite en raison de sa vaine mais courageuse tentative, en 2002, de sauver avec les bateaux du centre marin l’ « Océanium », qu’il dirige à Dakar, les victimes du naufrage du Joola, qui a fait près de 2000 morts et demeure un traumatisme pour le peuple sénégalais. Homme d’action s’il en est, Haidar allie engagement dans l’écologie politique et actions de terrain (il a par exemple fait replanter depuis 2006, avec les communautés de plus de 400 villages, plus de 100 millions (cent millions !) de pieds de palétuviers pour endiguer l ’érosion marine et protéger la biodiversité). Trois jours après la fin du Congrès, Haidar a effectivement été nommé Ministre de l’environnement et il est certain que la bonne tenue du Congrès, sa démonstration de l’ampleur planétaire de l’écologie politique, ont facilité la décision du nouveau président. L’un des objectifs du Congrès de Dakar, à savoir le renforcement des Verts d’Afrique, a donc rapidement et partiellement été atteint : rappelons en effet que jusqu’ici seuls quatre Verts africains avaient déjà été ministres : Ram Ouedraogo, ministre d’Etat en charge de la réconciliation nationale au Burkina-Faso de 1999 à 2002, Sylvio Michel, ministre de la pêche à l’île Maurice de 2001 à 2004, et les regrettés Bubacar Djalo, ministre du commerce en Guinée-Bissau de 2000 à 2002, et Wangari Maathai, secrétaire d’Etat à l’environnement du Kenya, de 2003 à 2005.
5) LES PRINCIPAUX ENJEUX DU CONGRES
Les cinq thèmes principaux du Congrès, discutés en plénières et qui ont donné lieu au vote de résolutions, correspondaient aux grands défis de l’heure, planétaires et africains :
• le changement climatique et l’énergie, à la veille du Sommet Rio + 20 (juin 2012)
• la protection de la biodiversité et des milieux marins
• la démocratie et les droits de l’Homme, particulièrement en Afrique, un an après le printemps des peuples arabes
• la promotion d’un « Global Green New Deal » et d’une économie verte, créatrice d’emplois verts
• le renforcement de la structure des Verts mondiaux pour leur permettre de mieux agir ensemble.
En plus de ces 5 thèmes majeurs, qui ont fait l’objet de discussions approfondies et d’amendements aux résolutions finalement votées, le Congrès a validé la réactualisation de la partie « action politique » de la Charte des Verts mondiaux, dont quelques parties étaient devenues obsolètes 11 ans après Canberra, alors qu’il n’a pas été été touché à sa première partie, intitulée « principes ». Désormais, la condamnation des crimes de guerre et des violences sexuelles y est par exemple explicitement mentionnée.
La plénière principale, intitulée « Les Verts et la politique » a réuni à la tribune Claudia Roth, Cécile Duflot, Bob Brown, Dorothy Tekwié, présidente du nouveau parti Vert de Papouasie-Nouvelle Guinée, et le chilien Pablo Peñalosa (avec l’intervention téléphonique d’Ingrid Betancourt). Cette plénière a porté sur la nécessité de développer et structurer davantage les Verts mondiaux pour permettre une meilleure prise en compte de leurs propositions, tant au niveau des populations que des décideurs, étant donné l’urgence, particulièrement à la veille de « Rio + 20 » de résoudre les crises environnementales, sociales, économiques et financières qui dévastent la planète et réduisent le niveau de vie de la majorité des populations, alors qu’explosent les inégalités, et qu’une minorité de milliardaires place ses biens outranciers dans des paradis fiscaux peu et mal combattus.
En dehors des plénières, transmises en direct par « webstreaming », le Congrès a donné lieu à des dizaines d’ateliers sur des thèmes spécifiques comme, par exemple, la création d’un réseau de parlementaires Verts, la création d’un réseau des Verts francophones (réactivation d’une proposition des Verts français à Sao Paulo), les Verts et Rio + 20, le nucléaire, les forêts, la biodiversité et le climat, les systèmes électoraux, le combat contre la corruption, les méthodes de campagne, etc.
Le moment le plus important, à l’issue de ces travaux et discussions, a bien sûr été le vote , le dimanche matin, des principales résolutions et des amendements proposés : elles furent adoptées facilement, le plus souvent à l’unanimité. De même pour les dizaines de résolutions plus spécifiques présentées par les différents partis, beaucoup plus nombreuses qu’à Canberra et Sao-Paulo. A l’instar de celle d’EELV sur les migrations, elles furent également votées sans grandes difficultés, notamment des résolutions défendant les droits de l’Homme. Un atelier sur la catastrophe de Bhopal, en Inde en 1984, a donné lieu à une résolution adoptée à l’unanimité demandant à Dow Chemical la pleine et entière réparation des dommages. Des résolutions de solidarité avec les peuple Syrien et Tibétain, demandant le respect des droits de l’Homme ont également été votées.
De toutes les résolutions, la plus importante est sans conteste celle sur le Futur des Verts mondiaux, qui après relecture à la tribune a été adoptée à l’unanimité et dans l’enthousiasme. A la fois politique et technique, elle rappelle que la Charte expose les valeurs de sagesse écologique, de justice sociale, de démocratie participative, de non-violence, de développement durable et de respect des diversités qui unissent les Verts mondiaux. Elle rappelle que nous voulons que le 21ème siècle soit Vert, ce qui implique notamment une réforme du modèle économique dominant, le combat contre le changement climatique, la fin de la malnutrition, la promotion de la démocratie, le travail pour la paix, la protection de la diversité
La résolution constate que de toutes les internationales politiques, celle des Verts est celle qui croît le plus vite et dispose pourtant du moins de moyens : un salarié à temps partiel (l’Australien James Tonson). Pour l’heure les Fédérations continentales sont chargées de collecter les frais d’adhésion aux Global Greens qui ont été établis en 2011 selon 3 catégories : 500 Euros pour les grands partis ; 200 Euros pour les partis de taille moyenne ; 20 Euros pour les petits partis. L’objectif est d’arriver à 1 % du revenu annuel des partis et de leurs élus rétribués et de développer la collecte de fonds, tout en donnant une forme juridique aux Verts mondiaux, de sorte à pouvoir rétribuer un salarié à plein temps dès 2013, et plus dès que possible. L’objectif est aussi que chaque Fédération continentale puisse rétribuer dès que possible un salarié affecté au bon fonctionnement des Verts mondiaux. Une enquête a montré que 100 % des partis et mouvements politiques membres des Global Greens souhaitent la poursuite et le renforcement de ce réseau de partenariat, avec comme priorité l’aide au développement des partis émergents, de plus en plus nombreux. C’est d’autant plus nécessaire que dans la plupart des pays, les Verts, en tant que mouvement politique relativement jeune, ont des difficultés à accéder à la représentation parlementaire, notamment du fait de systèmes électoraux et médiatiques hostiles. Elle rappelle que les Congrès des Verts mondiaux, leur instance décisionnelle, sont, quoique chers, indispensables et qu’il doivent être organisés tous les 3 à 5 ans à chaque fois sur un continent différent, le prochain étant fixé à fin 2016/début 2017 en Europe.
La résolution propose aussi la création d’un poste de Coordinateur, membre de la Coordination des Verts mondiaux, chargé de coordonner le travail de celle-ci, du secrétariat, et d’une nouvelle instance, l’Exécutif des Verts mondiaux, composé de 4 à 7 personnes dont au moins une par continent, dont la majorité doit être membre de la Coordination, et qui sera chargée du travail administratif et opérationnel quotidien. La Coordination pouvant se consacrer à un travail plus politique de prises de position des Verts mondiaux, avec au moins 4 réunions téléphoniques par an et si possible une réunion physique. La résolution stipule enfin que chaque parti ou mouvement politique (et non plus pays) membre d’une fédération continentale possède 3 droits de vote au Congrès (une femme, un homme, un-e jeune) et qu’il convient que chaque Fédération ait des règles claires concernant les demandes d’adhésion, qui soient doublées d’une évaluation approfondie des partis et mouvements membres. Ces précautions étant nécessaires pour éviter l’entrisme de faux partis Verts, parfois inféodés à des régimes non recommandables, et pour dynamiser des partis ou mouvements politiques déjà membres d’une Fédération, mais n’ayant pas ou peu d’activité réelle, notamment électorale.
6) RENCONTRES ANNEXES AU CONGRES
Comme précédemment à Canberra et à Sao-Paulo, le Congrès de Dakar a donné lieu, en prélude, les deux jours précédents, à une série de rencontres permises par la présence exceptionnelle de tous les intéressés au même endroit :
• Rencontre des Jeunes Verts mondiaux (GYG : Global Young Greens). Il a été fondé en 2007 à Nairobi et a tenu une seconde grande réunion à Berlin en 2010. A Dakar, il y au environ 70 participants de 40 pays et tous les continents. Wandrille Jumeaux et Fanny Dubot ont représenté les Jeunes écologistes. Echanges de pratiques, éclaircissements thématiques, l’informel tient une grande place dans ces rencontres très fraternelles même si des différences culturelles existent évidemment : c’est l’occasion pour chaque délégué d’apprendre sur le fonctionnement des organisations de jeunesse des autres pays. Un nouveau bureau a été élu.
• Deuxième Congrès de la Fédération des partis Verts d’Afrique (après le Congrès fondateur de Kampala en 2010). Son président est Frank Habineza (Rwanda) et son secrétaire général Papa Meissa Dieng, également n° 2 de la FEDES et grand organisateur du Congrès sur place à Dakar. 2 nouveaux partis membres ont été admis : le nouveau parti Vert togolais présidé par Nissao Napo (Afrique Togo Ecologie (ATE)) et le Parti Ecologiste du Mozambique présidé par Joao Massango. Les candidatures des partis Verts de Sierra Leone et du parti Vert du Gabon ont été remises à plus tard, faute de suffisamment d’information. Un Comité d’éthique a été mis en place, avec 6 représentants élus. Un débat a porté sur le bien-fondé ou non de l’existence de deux partis membres d’un seul pays (cas, actuellement, du Burkina-Faso). Fatima Alaoui (Maroc), dont le parti est membre de la Fédération, est contre l’admission d’un 2ème parti, par exemple celui de la Gauche Verte marocaine (dont 2 représentants étaient présents à Dakar), qu’elle accuse d’opportunisme. Haidar El Ali a répondu avec la question suivante : « si un parti membre n’est pas actif et qu’un parti, plus dynamique et sincèrement écologiste se manifeste, pourquoi faudrait-il lui fermer la porte ?».
• rencontre de la Fédération des Verts des Amériques : la plupart des partis membres étaient présents : Canada, Etats-Unis, Guatemala, Venezuela, Brésil, Bolivie, Chili. Il y a eu la candidature d’un second parti péruvien, de tendance « deep ecology ». Un nouveau parti Vert aurait été créé au Costa-Rica. Une nouvelle direction de la Fédération a été élue en décembre 2011 lors de la rencontre de la Fédération à Natal (Brésil) . Elle est composée de Margot Soria (Bolivie), Manuel Diaz ‘Venezuela) et Carlos Ramon Gonzalez Merchan (Colombie) qui sont aussi les nouveaux représentants à la Coordination des Verts mondiaux. Il n’y a plus de Mexicains dans l’exécutif donc, et n’y en avait pas plus à Dakar.
• Rencontre du Réseau des Verts Asie-Pacifique (AGPN) : 2 nouveaux partis ont été admis comme membres à part entière (il existe aussi les statuts d’observateur, d’associé et d’»ami » : celui de Hong Kong et un 2ème parti mongol nouvellement créé, dissidence du premier parti membre depuis l’origine, au grand émoi de ce dernier, qui accuse la dissidence de liens avec AREVA ! A suivre de près.
• Forum « Rio + 20 » organisé par la fondation allemande Heinrich Böll : un riche débat avec des intervenants de qualité (Per Gahrton (Suède), Marco Antonio Mroz (Brésil)… Les thèmes traités ont été: « qu’est-ce qui a été atteint (ou pas) depuis 20 ans ? » ; « Quels grands changements sont-ils nécessaires pour que les êtres humains puissent vivre en sécurité et justement sur la planète, avec des niveaux sociaux et et écologiques acceptables ? ; « quels étapes pratiquement pour obtenir ces changements ? « Comment le sommet Rio + 20 peut-il être utile dans ce contexte ? ».
7) PETIT RAPPEL HISTORIQUE
Pour mesurer le succès qu’a représenté le Congrès de Dakar, et le travail qui reste à accomplir, il convient d’effectuer un rapide retour en arrière et de mesurer les étapes franchies progressivement par les Verts mondiaux.
• Il y a 40 ans, en 1972, naissaient les premiers partis Verts, en Nouvelle-Zélande et en Tasmanie. Ils étaient suivis pendant les 2 décennies suivantes de nombreux autres, essentiellement en Europe occidentale, mais aussi au Brésil, aux Etats-Unis, puis (à la chute du rideau de fer), en Europe de l’Est et dès le début des années 1990 dans un nombre toujours croissant de pays d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie et d’Océanie. La Coordination des Verts Européens, créée en 1984, s’est transformée en Fédération en 1993 puis en Parti Vert européen en 2004. La Coordination des Verts d’Afrique a vu le jour en 1994, s’est transformée en Fédération dès 1998 mais a cessé toute activité en 2002 avant de renaître en 2010 à Kampala. La Fédération des Verts des Amériques a été créée en 1997 et n’a cessé de s’élargir depuis, de l’Alaska à la Terre de Feu, atteignant des scores parfois tr§s importants (Canada, Etats-Unis, Mexique, Colombie, Brésil). Les Verts mondiaux recensaient à la veille du Congrès de Dakar environ 88 partis Verts dans 82 pays, environ 296 député et, sénateurs dont 229 dans 17 pays d’Europe, 46 au Parlement Européen et 67 autres dont 10 en Australie, 14 en Nouvelle Zélande, 14 au Brésil, 1 au Canada, 8 en Colombie 22 au Mexique et quelques rares en Afrique.
Une première rencontre planétaire des partis Verts avait eu lieu à Rio dès 1992, en marge du «Sommet de la Terre» des chefs d’Etat et de gouvernement, regroupant déjà trente partis de tous les continents. Elle avait jeté les premiers jalons d’une organisation mondiale des Verts, mais faute de moyens et de volonté politique suffisants à l’époque, le projet s’était enlisé. En 1999, la « conférence du millénaire » organisée par les Verts mexicains avait réuni à Oaxaca 150 Verts de 24 pays, en prélude au Congrès de Canberra.
En 2001, à l’initiative des Verts australiens, Canberra a donné lieu au Congrès fondateur des Verts mondiaux qui se sont dotés d’une Charte (discutée en amont depuis 2 ans) affirmant leurs valeurs, leurs principes et leur programme d’action politique, et d’un embryon d’organisation avec la Coordination des Verts mondiaux (3 personnes par fédération continentale).
En 2008, lors de leur 2ème Congrès à Sao Paulo, les Verts mondiaux ont précisé dans des déclarations (notamment celle intitulée « 21 objectifs pour le 21 ème siècle) leurs objectifs et leur programme d’action et décidaient pour gagner en efficience de financer un mini-secrétariat (un salarié à temps partiel, basé en Australie, pour assister le travail de la Coordination, faire circuler l’information et faire partager les expériences).
Depuis une dizaine d’années, les partis Verts progressent des façon générale et ont de plus en plus d’élus locaux, régionaux, nationaux et au Parlement européen. Ils progressent parfois spectaculairement ici ou là, notamment avec les élections au Parlement dès le premier tour en 2010/2011 d’une Anglaise (Caroline Lucas, d’une Canadienne (Elizabeth May) et d’un Australien (Adam Bandt), mais ils demeurent une force politique jeune et minoritaire même là où ils sont les mieux installés, et un grand nombre de partis Verts n’ont qu’une présence symbolique, n’obtenant lorsqu’ils se présentent aux élections (ce qui n’est pas toujours le cas) que des scores insignifiants. Le phénomène existe sur tous les continents : même en Europe où les Verts allemands volent de succès en succès aux élections régionales et où Europe-Ecologie-Les Verts a atteints des scores historiques aux européennes (16,2 %) et régionales, l’élection du Parlement européen de 2009 a confirmé un fossé entre un peloton de pays de culture germanique ou nordique aux résultats impressionnants (Luxembourg : 16,82 %, Danemark, 15,9 %, Belgique, 16,56 %, Finlande 12,4 %, Allemagne 12,1 %, Suède 11,02 %, Autriche 9,7 %, Pays Bas 9,06 %, Angleterre 8,6 %) et le groupe des pays de l’Est et du Sud (Grèce 3,49 %, Italie 3,12 %, Malte 2,34 %, Chypre 1,5 %, Estonie 2,73 %, Hongrie 2,6 % Pologne 2,43 %, Slovaquie 2,11 % République Tchèque 2,06 %, Slovénie 1,9 %). Même décalage dans les Amériques avec les scores record des candidats Verts à la présidentielle en 2010 en Colombie (Antanas Mockus, 21,51 % au premier tour et 27,47 % au second tour) et au Brésil (Marina Silva, 19,33 % au premier tour). Ces deux partis ont respectivement 8 et 15 parlementaires nationaux, mais restent des « géants aux pieds d’argile » puisqu’aussi bien Antanas Mockus et Marina Silva les ont rapidement quittés pour des désaccords internes. Mais à l’inverse, beaucoup de partis ne participent guère aux élections (Guatemala, Nicaragua, Venezuela, Bolivie…). Même phénomène dans le réseau d’Asie-Pacifique où les géants Australiens (10 élus en 2011) et Néo-Zélandais (14 sièges en 2011) apparaissent bien isolés…
De plus, certains partis Verts ont vu ces dernières années leurs scores érodés par de nouveaux arrivants sur la scène politique : en Allemagne, le parti libertaire des «Pirates», concurrence les Verts sur leur «gauche» notamment sur les questions sociétales. En Suisse, le parti des «Verts libéraux» les concurrence sur leur droite sur les questions économiques. L’articulation et la complémentarité du rôle des Verts avec des mouvements non-partidaires comme le Forum Social Mondial ou le Mouvement des Indignés a également été discutée à Dakar, donnant lieu à une résolution.
8- CONCLUSION : LE CONGRES DE DAKAR, UN GRAND SUCCES
C’est dans ce contexte général qu’est intervenu le Congrès de Dakar. Sa tenue même a été, vu la difficulté du contexte, un succès. En tant qu’acteurs politiques relativement nouveaux, concurrents des partis traditionnels, les Verts se heurtent à de nombreux obstacles et à de fortes inerties. Leurs gains de crédibilité ne se traduisent pas nécessairement dans les urnes, du fait de systèmes électoraux et médiatiques souvent hostiles, du fait aussi de la prévalence des problèmes économiques sur les problèmes environnementaux auxquels l’image des Verts demeure trop exclusivement associée. Là où aurait pu apparaître une forme de découragement, le Congrès de Dakar a au contraire été marqué par la confirmation du fort sentiment, réaffirmé par les 70 délégations présentes, d’appartenance à une famille politique nouvelle, aux positions originales et novatrices, qui éprouve le besoin de gagner en influence sur les politiques publiques en propageant et en mettant en oeuvre ses valeurs, ses analyses ses propositions. Cette famille écologiste de plus en plus nombreuse défend le développement soutenable, elle est et se sent distincte de l’offre productiviste des partis conservateurs, démocrates-chrétiens, sociaux-démocrates ou d’extrême gauche, elle a son paradigme propre. Son but n’est plus seulement d’ « agir localement, penser globalement », mais aussi d’ « agir localement, penser et agir globalement ». Les Verts mondiaux poursuivent donc leur chemin, car comme le disait à Canberra Wangari Maathai : « on éprouve comme le sentiment de vouloir abandonner, mais nous, les Verts, avons une capacité qui nous aide : nous avons la foi, nous avons la confiance, nous avons la persistance. Nous n’abandonnons jamais ». Revenaient en écho les propos plus positifs encore d’Ingrid Betancourt à Canberra : « ne cédons pas à notre propre scepticisme, regardons ce que nous pouvons faire plutôt que ce que nous ne pouvons pas, nous devons viser le pouvoir et ne pas nous contenter d’être une force d’appoint, car l’avenir sera Vert ou ne sera pas ». C’est cette volonté là qui a été réaffirmée à Dakar.
Le succès du Congrès de Dakar s’est ainsi traduit dans la résolution votée dans l’enthousiasme et à l’unanimité de poursuivre la construction de la structure des Verts mondiaux en y consacrant les efforts nécessaires, car s’il ne s’agit que d’un outil au service des idées, il est absolument nécessaire à leur diffusion. Mais, au delà de cette volonté forte, ce qui a fait le succès, une nouvelle fois, du Congrès des Verts mondiaux, c’est qu’il s’agit d’un extraordinaire lieu de brassage où les Verts de tous les continents peuvent faire connaissance, discuter pour finalement mieux se comprendre, renforcer leur unité dans leur diversité, et éprouver le sentiment d’appartenir vraiment à une force collective. Rien ne remplace le contact humain, quand le Mongol parle avec la Guatémaltèque, l’Australie avec la Malgache, la Bolivienne avec l’Ukrainien, la Papouasienne avec le Suédois A cet égard, tout comme le Congrès de Sao-Paulo qui intervenait après Canberra, le Congrès de Dakar a été un formidable facteur d’optimisme et de redynamisation.
NB : l’ensemble des textes et des résolutions votés, le programme général, celui des ateliers et des réunions annexes, la liste des intervenants, et toutes autres informations complémentaires sont accessibles sur le site des Verts mondiaux : http://www.globalgreens.org Ce site sera progressivement complété et miss à jour avec notamment des vidéos filmées lors du Congrès.
Jean-Philippe Magnen
Délégué à l’International
Constantin Fedorovsky
23/05/2012 à 09:36

Cela fait maintenant plus de 100 jours que les lycéens et les étudiants québécois se sont massivement mis en grève contre une très forte hausse des frais universitaires décidée par le gouvernement libéral de Jean Charest. La semaine dernière, alors que 175 000 jeunes continuaient leur mouvement exemplaire, démocratique et égalitaire, Jean Charest a fait voter en urgence une loi spéciale (la loi 78) qui restreint le droit de manifester, ferme les établissements en grève jusqu’à la mi août et menace de fortes amendes les associations étudiantes qui ne respecteraient pas cette loi scélérate.
Contrairement aux plans du gouvernement et malgré des centaines d’arrestations à Montréal et dans les principales villes du Québec où les manifestations se poursuivent, la loi 78 n’a pas étouffé le mouvement qui, au contraire, se radicalise et s’étend à d’autres secteurs de la société québécoise. La crise universitaire s’est transformée en crise politique majeure.
Europe Écologie Les Verts apporte son soutien aux étudiants québécois et à leurs revendications. Nous saluons leur ténacité et leur inventivité dans leurs actions non-violentes. Nous dénonçons les violences policières et les arrestations massives et souhaitons que le mouvement obtienne rapidement l’abrogation de la loi 78, l’ouverture de négociations et le gel définitif des frais de scolarité qui au Québec, comme en France et ailleurs, ne doivent jamais être un frein à l’accès aux études supérieures, ni lourdement endetter les étudiants.
C’est pour cela que plusieurs élus et militants d’EELV ont participé au rassemblement de soutien aux étudiants québécois organisé le 22 mai devant la fontaine Saint-Michel.
Europe Écologie les Verts
22/05/2012 à 17:23

Pour les élections législatives, Europe Écologie Les Verts présente 471 candidat-es, 236 femmes et 235 hommes. Le principe de parité, inscrit dans les statuts du Mouvement, a donc été appliqué, comme il l’a toujours été depuis la création des Verts.
Mais au-delà de la « parité d’affichage », Europe Écologie Les Verts a mis en oeuvre pour ses désignations la « parité de résultat ». En effet, sur les circonscriptions où EELV est soutenu par le Parti Socialiste, la parité a également été respectée. Pour les 14 circonscriptions les plus à gauche, et donc les plus « gagnables », 7 femmes et 7 hommes ont été investi-es. Idem pour les 14 circonscriptions en union suivantes, et ainsi de suite.
Cette méthode a pour objectif de parvenir à un groupe parlementaire EELV à l’Assemblée nationale qui soit paritaire, comme il l’est au Sénat ( 5 hommes et 5 femmes, en attendant l’entrée au Sénat d’Hélène Lipietz en remplacement de Nicole Bricq, ce qui portera à 6 le nombre de Sénatrices EELV).
Principe de précaution électorale face au risque de duels UMP-FN:
Dans les circonscriptions où EELV a évalué un risque d’élimination de la Gauche à l’issue du premier tour en cas de division des forces de gauche et écologistes, EELV a choisi de retirer ses candidat-es. Ainsi sur les 90 circonscriptions les plus risquées, EELV soutient ses partenaires du PS, du PRG ou du MRC dans 70 circonscriptions. Sur les 20 autres, des candidat-es EELV sont soutenu-es par le Parti Socialiste.
Sur 30 autres circonscriptions, EELV ne présente pas de candidat-es ou soutient d’autres partenaires: Région et Peuples Solidaires (régionalistes), Mouvement Ecologiste Indépendant (MEI d’Antoine Waechter), Modemas (Martinique).
Europe Écologie Les Verts
22/05/2012 à 08:06

La poursuite des tendances actuelles de production et de consommation dans les pays industrialisés fait peser sur la planète des risques environnementaux et humains inacceptables. Cela a été particulièrement marquant au Japon avec la catastrophe de Fukushima l’année dernière.
En France, les ambitions fortes du Grenelle de l’environnement ont vite été abandonnées en rase campagne, ne débouchant sur aucune véritable inversion des politiques publiques. Alors que les besoins fondamentaux (se nourrir, se soigner et se loger) sont remis en cause partout, les écologistes entendant bâtir une alternative globale de vie en société basée sur la transition énergétique.
En cas d’alternance en 2012, une loi d’urgence sera ainsi votée dès la première année pour jeter les bases de la transition écologique. Celle-ci consiste à :
- Sortir du nucléaire en 20 ans : cette sortie s’impose à cause: – du risque inacceptable d’un accident majeur comme à Tchernobyl ou à Fukushima - des déchets radioactifs extrêmement dangereux pour des milliers d’années – d’une production d’électricité hyper centralisée, sécuritaire et non démocratique – d’une utilisation de techniques favorisant le risque de prolifération nucléaire – d’une dépendance aux importations d’uranium – de raisons économiques certaines : il ne coûte pas plus cher de sortir du nucléaire que d’y rester. Il faut investir 400 milliards d’euros quoi qu’il advienne et nous aurons besoin des salariés et du savoir-faire du nucléaire pour créer une filière de démantèlement.
- Engager une programmation nationale pour les économies d’énergie : l’objectif est d’atteindre en 2020 une consommation finale inférieure de 15% à sa valeur de 2009, avec – une tarification progressive de l’électricité et du gaz permettant à tous un accès aux services énergétiques tout en décourageant les gaspillages – un renforcement de la réglementation interdisant les usages inutiles et énergivores (panneaux ou véhicules publicitaires, chauffage électrique individuel dans les logements neufs, etc.) – un audit systématique dans les entreprises – la multiplication des certificats d’économie d’énergie – un accompagnement des ménages, des TPE-PME et des collectivités. Cette politique permettra d’améliorer considérablement la situation des plus modestes en baissant la facture énergétique.
- Investir massivement dans la réhabilitation des bâtiments : près de 4 millions de familles françaises vivent actuellement en « précarité énergétique », en consacrant plus d’un dixième de leurs ressources en facture d’énergie. Les écologistes s’engagent à ce qu’en 2017, 500 000 logements par an soient rénovés, puis 950 000 à partir de 2020, avec : – des bâtiments publics exemplaires – des financements innovants pour une montée en puissance de la rénovation au niveau BBC –l’adoption d’un cadre juridique favorable et de nouveaux documents contractuels – la généralisation de la formation à l’isolation thermique – une obligation de rénovation niveau BBC à l’occasion de toute vente de logement à partir de 2020.
- Réorienter les déplacements : alors que les transports sont les responsables d’une part prépondérante de la consommation d’énergie fossile, notre objectif est la diminution du nombre et de la longueur des déplacements carbonés. Nous proposons donc que : – les régions deviennent des autorités organisatrices de la mobilité durable – que les investissements soient réorientés vers les transports de proximité – que la fiscalité intègre les coûts d’usage du véhicule – que la vitesse générale soit réduite – que personne ne soit à plus de 10 minutes d’un service public de transport.
- Développer les énergies renouvelables : celles-ci devront assurer en 2020 40% de la production totale d’électricité. Nos principales dispositions sont : – la simplification des tarifs et du cadre réglementaire – un droit à l’investissement citoyen dans les renouvelables – la réforme de la Contribution au service public de l’électricité (CSPE) au profit de la Contribution au service public de la chaleur renouvelable (CSPCR).
- Organiser et financer la transition énergétique : l’action publique en matière d’énergie nécessite une gestion planifiée et décentralisée en permettant : – aux communautés urbaines et d’agglo d’avoir la compétence d’autorité concédante des réseaux de distribution – d’assurer l’indépendance entre les entreprises de transport et de distribution (ERDF, GRDF, etc.) et les entreprises de production d’énergie (EDF, GDF Suez, Total, etc.) – l’encouragement aux investissements citoyens et coopératifs – la création d’une nouvelle fiscalité environnementale, dont la Contribution Climat Energie (CCE) qui reposera sur une triple assiette, énergie primaire, GES et risques environnementaux.
- Une transition européenne et internationale : bien évidemment, une telle politique, si elle n’est menée que par la France, sera totalement insuffisante face au péril climatique. Il s’agit donc de relancer les négociations pour prolonger et compléter le protocole de Kyoto en développant des outils internationaux permettant de financer l’accès aux technologies et énergies propres. Ainsi les écologistes proposent : – de mettre en place un mécanisme d’ajustement aux frontières de l’Union européenne afin d’empêcher la concurrence sociale et environnementale déloyale – d’engager la taxation des transports internationaux aériens et maritimes pour limiter leurs émissions – de faciliter les transferts de technologies dans l’efficacité énergétique du Nord vers le Sud.
22/05/2012 à 08:03

La biodiversité constitue le tissu vivant de la planète. Or la perte de nature et les dégâts causés aux écosystèmes par les activités humaines risquent d’être irréversibles. Leur influence est telle que la communauté scientifique parle aujourd’hui d’ « anthropocène » pour désigner l’ère géologique dans laquelle nous vivons aujourd’hui, celle dans laquelle l’influence de l’homme sur le système terrestre est devenue prédominante. La nature rend pourtant gratuitement un nombre considérable de services: pollinisation, épuration, paysages, etc. 40% de l’économie mondiale repose sur ses services et 60% d’entre eux sont en déclin. La France possède un « capital naturel » exceptionnel, au 8e rang des pays abritant le plus grand nombre d’espèces menacées. Entre 50 et 75% des nappes phréatiques sont fortement dégradées et 27% des eaux françaises à jamais déqualifiées. La biodiversité agricole est particulièrement touchée, alors qu’elle est déterminante pour une agriculture de qualité, la protection des sols et de l’environnement rural en particulier.
L’état d’urgence doit être déclaré ! C’est maintenant qu’il faut intégrer la biodiversité dans toutes les politiques sectorielles (transports, urbanisme, agriculture, eau…).
En France comme ailleurs, les êtres humains doivent redéfinir leur place dans l’équilibre du monde vivant. Cela passe par un plan national stratégique pour la biodiversité.
- des outils législatifs et réglementaires en faveur de la protection, de la restauration et de la gestion durable de la biodiversité
- la caractère opposable des trames Vertes et Bleues à tout projet d’aménagement
- une action forte en faveur de la biodiversité agricole : mise à l’écart des produits sanitaires, soutien aux semences paysannes, sélection et production de semences adaptées aux écosystèmes locaux, soutien à l’élevage herbager…
- un moratoire sur les OGM et les gaz de schiste
- un fiscalité favorable à la biodiversité
- un renforcement de la capacité d’expertise et de recherche publique, notamment par la création d’une Agence nationale de la nature
- l’instauration d’une police et d’une justice spécialisées contre les délits environnementaux
- la réforme des établissements publics (ONCFS, ONF, ONEMA, Agences de l’eau…) pour une meilleure représentativité des usagers et des collectivités locales
- une loi sur la protection des animaux avec un nouveau statut dans le code civil (ceux-ci passeraient de « biens meubles » à « êtres vivants »)
- une remise en ordre de la législation sur la chasse
- un dispositif permanent d’éducation à la nature et à l’environnement
La forêt de France, c’est 30% du territoire, la moitié des espaces classés Natura 2000, un poumon social irremplaçable de 450 000 emplois dans la filière. C’est un rôle écologique essentiel de retenue des sols, d’écrêtage des crues, de filtration de l’air et de l’eau… En plus d’un financement public misérable et d’une gestion hyper concentrée entre les mains des technocraties er des entreprises industrielles, les menaces pesant sur la forêt sont immenses : destruction, offensive des planteurs de résineux, arbres OGM, etc.
- conserver en permanence en forêt au moins 25% de la production biologique annuelle
- financer directement les apports environnementaux de la forêt
- Donner un cadre nouveau à la gestion des forêts publiques. L’office national des forêts doit rompre avec sa dérive commerciale actuelle (à l’origine d’ailleurs d’un certain mal être au travail d’une partie du personnel de l’ONF) pour garantir ses missions de service public
- Améliorer le Code forestier en précisant de nouvelles contraintes directes
Les politiques publiques doivent encourager une gestion forestière plus respectueuse des grands équilibres naturels
88% des maladies dans le monde ont pour origine une consommation d’eau non potable, une mauvaise hygiène ou des installation sanitaires inadéquates. 2 millions de tonnes de déchets sont déversés chaque jour dans les cours d’eau ! Dans les pays développés, 70% des eaux usagées d’origine industrielle sont déversées sans traitement dans la nature. Appropriées par les firmes multinationales du secteur, causes de conflits entre états, victimes de pollution du cœur des océans à sa sortie à notre robinet, l’ « or bleue » et sa gestion sont un enjeu majeur du 21e siècle.
L’eau, bien commun par excellence, doit être protégée des pollutions et prévarications.
- la reconnaissance de l’eau comme patrimoine commun de l’humanité et la garantie de l’accès à l’eau potable pour chacune
- le soutien de projets d’assainissement, de production et de distribution d’eau dans les pays démunis par un partenariat « public-public »
- le refus de tout type de « solidarité » comme prétexte pour ouvrir des marchés aux entreprises françaises de l’eau
- la suppression de l’Accord général sur le commerce et les services (AGCS) qui a fait entrer l’eau dans le domaine marchand
- la création d’une autorité mondiale de l’eau (AME) intégrée aux Nations Unies et indépendante, à la place de l’actuel Conseil mondial de l’eau, mis en place par Véolia et la Lyonnaise des eaux.
L’eau est à la base même de la vie sur Terre. A l’instar de l’air, elle n’est et ne doit pas être considérée une marchandise !
22/05/2012 à 08:01

Le projet productiviste de l’agriculture française d’après-guerre, que l’on maintient aujourd’hui sous perfusion à coup de subventions publiques, est pourtant largement dépassé. Ce modèle a généré une artificialisation des milieux, la dégradation des ressources en eau, une consommation croissante d’énergie, ou encore l’hyper concentration des moyens de production. Il profite avant tout aux géants de l’agrochimie et de l’agroalimentaire et s’avère extrêmement couteux pour le contribuable, tout en ne garantissant pas l’accès de tou-te-s à une bonne alimentation.
Notre objectif ? Passer d’un modèle productiviste et industriel à un modèle conçu avec les paysans par et pour les consommateurs européens. Au niveau international, il faut reconstruire l’accord sur l’agriculture de l’OMC autour du droit inaliénable des peuples à produire leur propre alimentation. Au niveau européen, il faut une PAC écologique et cohérente avec les enjeux climatiques, favorisant l’emploi et la production de biens communs. Au niveau français enfin, nous voulons une nouvelle loi d’orientation agricole instaurant un nouveau pacte entre agriculture et société
- une réforme des aides publiques fléchées vers l’emploi, l’environnement ou encore la diminution de l’élevage industriel
- le soutien à l’installation agricole par des plans locaux et des prêts sans intérêts pour les projets créateurs d’emplois
- une réforme de la gestion foncière
- le soutien à l’agriculture biologique, en incitant notamment les collectivités à atteindre 20% de leur surface agricole en AB
- la mise en place d’un plan protéines afin d’atteindre l’autonomie d’ici 2020
- l’incitation à l’usage d’aliments AB dans la restauration scolaire
- une fiscalité encourageant l’agroécologie et appliquant le principe pollueur-payeur
- le soutien à la production d’agromatériaux (chanvre, paille, etc.)
Nous orienterons massivement la recherche agronomique et l’enseignement vers l’agroécologie, notamment par une recherche participative valorisant les savoirs paysans.
La population mondiale a dépassé récemment les sept milliards d’habitants et atteindra neuf milliards en 2050. A l’heure actuelle, un milliard souffre de la faim tandis qu’un autre milliard, le notre dans les pays « riches », connaît la « suralimentation ». En 2010-2011, les prix de l’alimentaire ont flambé, dus non seulement au changement climatique, mais également à la raréfaction des denrées alimentaires du fait de l’occupation importante de terres agricoles par des cultures industrielles (agrocarburants). Le système alimentaire mondial est le plus gros émetteur de gaz à effet de serre.
Les écologistes prônent donc une politique qui réponde aux besoins nutritionnels de la population tout en tenant compte de la capacité de la planète à y répondre (ressources en terres agricoles, préservation des milieux naturels et bilan énergie-carbone de nos aliments). Il faut réorganiser la production au plus près des lieux de consommation et développer l’agriculture biologique. Il faut également lutter contre les habitudes de « malbouffe », en particulier vis-à-vis des enfants et des adolescents. Ce sont les classes modestes et les plus précaires les plus touchés par les inégalités sociales de santé dues à l’alimentation. Les personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté peinent aujourd’hui à acheter de quoi manger.
- Lutter contre le gaspillage qui atteint 40% de la production en France ; accroître la part des produits bios dans la restauration collective, en passant à 100% dans les crèches et les écoles maternelles ; favoriser la réinstallation des cuisines dans les établissements en liaison chaude et éduquer les enfants tout en incitant les adultes à diminuer leur consommation de produits carnés, en proposant par exemple au moins un repas végétarien hebdomadaire en restauration collective.
- Financer un programme national de recherche en nutrition pour constater scientifiquement les méfaits de l’alimentation « moderne » et introduire des normes de qualité minimale pour l’agroalimentaire et la grande distribution.
- Réglementer la publicité, en particulier à destination des enfants, les interventions des lobbies de l’agroalimentaire en milieu scolaire et améliorer l’information sur les étiquettes.
- Soutenir les initiatives des collectivités et des associations comme les Amap (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) ou les jardins partagés ; inciter les collectivités à préserver des espaces pour la production locale et soutenir la structuration des filières du bio et des circuits courts, notamment par la commande publique.
- Faciliter l’accès des plus démunis aux produits frais et de qualité et aider à l’approvisionnement des organisations d’aide alimentaire plutôt que de détruire les surplus agricoles.
22/05/2012 à 07:59

Lors du débat sur les retraites, Nicolas Sarkozy n’a cessé de dire : « Il y a un lycéen sur deux aujourd’hui qui deviendra centenaire. » Or la crise sanitaire actuelle dément totalement cette affirmation. Chaque année, toujours plus d’enfants et de jeunes sont touchés par les cancers et les nouveaux cas ont doublé depuis 30 ans. Par ailleurs, les couples rencontrent de plus en plus de difficultés à concevoir des enfants. Les allergies, l’asthme, l’obésité et le diabète explosent. Et ces maladies sont les principales causes de mortalité et de souffrance modernes. Ces « maladies de civilisation », corrélées aux modes de vie et à l’environnement, progressent plus vite que les progrès de la médecine, alors que nous connaissons aujourd’hui les facteurs de risque et que la plupart de ces maladies seraient donc évitables.
Les écologistes prônent une autre politique de santé, qui ne soit plus centrée exclusivement sur le médical ou l’hôpital, et proposent de :
- promouvoir une alimentation plus saine, diversifiée, locale, de saison
- organiser un véritable service régional d’éducation et de promotion de la santé en s’appuyant sur les Instances Régionales d’Education et de Promotion de la Santé, la Santé Scolaire et la Protection Maternelle et Infantile
- s’appuyer sur les populations elles-mêmes : mettre en place des services de soutien à la fonction parentale, favoriser la capacité des jeunes à protéger leur santé, développer l’information et faciliter l’accès à la contraception, etc.
- renforcer la lutte contre le VIH-Sida et les MST en général, en terme de prévention, de soins et d’accompagnement des malades. Cet effort s’appuiera en particulier sur le réseau des associations communautaires.
- créer un Institut National de Recherche en Santé Environnementale et un Institut de Veille Environnementale, en assurant l’indépendance des médecins du travail, de manière à anticiper les risques liés à la diffusion de produits dont la dangerosité est suspectée ou établie.
- de réduire les pollutions électromagnétiques, avec un seuil maximal d’exposition du public ne devant pas excéder 0,6 V/m et une électro-hypersensibilité enfin reconnue comme pathologie.
- de protéger les “lanceurs d’alerte” professionnels. Une nouvelle réglementation assurera leur protection et la suite donnée à leurs alarmes, avec garantie d’indépendance et médiation en cas d’expertises contradictoires.
La logique de soins actuelle privilégie les cliniques privées à but lucratif et augmente le « reste à charge » des usagers. Ainsi de plus en plus de personnes renoncent à se soigner et des territoires entiers se désertifient. A l’opposé de cette vision purement comptable ne répondant absolument pas aux enjeux de santé du 21e siècle, les écologistes proposent de soigner autrement, avec les composantes suivantes d’une autre politique de soins :
- Assurer à tous et toutes l’accès aux soins : augmenter le niveau de prise en charge des soins par l’assurance maladie, supprimer les franchises. Assurer la couverture du territoire par les soins de premier recours.
- Définir une véritable « mission de service public » de la médecine générale afin de coordonner les soins: suivi et synthèse du dossier médical ainsi que des avis spécialisés, coordination avec les intervenants sanitaires et sociaux, participation à des actions de prévention et d’éducation.
- Expérimenter un nouveau mode d’exercice et la rémunération à la fonction, en commençant par les territoires déficitaires.
- Créer des Maisons de Santé et de l’autonomie qui comprendront également les autres professionnels de santé et un poste spécialisé en éducation pour la santé et la santé environnementale.
- Déléguer certains actes et certaines responsabilités aux sages-femmes et aux infirmières.
- Soutenir et moderniser l’hôpital public, faire cesser la concurrence déloyale avec les cliniques privées, maintenir le personnel soignant en nombre suffisant et rompre avec la notion d’ « hôpital entreprise » en menant un bilan approfondi de la T2A.
- Promouvoir les médicaments génériques.
- Assurer aux médecines non conventionnelles l’application des mêmes règles que celles de la médecine officielle, ce qui implique leur appliquer les mêmes exigences.
- Abroger la loi du 5 juillet 2011 instaurant des soins sans consentement à domicile, assimilant psychiatrie et répression, et développer la prévention non stigmatisante, les alternatives à l’hospitalisation et la politique de secteur.
La guerre à la drogue sous forme de répression systématique des usagers a échoué partout où elle a été menée, particulièrement dans le domaine sanitaire, car on enregistre en France une des consommations les plus élevées d’Europe, malgré une des législations les plus sévères. Or l’usager de drogues n’est pas un délinquant ! Ainsi l’arsenal répressif doit être réorganisé en privilégiant la protection de la population, y compris les usagers. Si nous voulons mener une vraie politique d’accompagnement et des soins des usagers de drogue, la première condition est la dépénalisation de l’usage de toutes les drogues. Quant aux scandales à répétition en matière de santé (sang contaminé, amiante, médiato), ils s’ajoutent aux pressions habituelles des industries de la « malbouffe », du tabac, de l’alcool ou encore du médicament et montrent que la logique purement commerciale est à bout de souffle. Au-delà de la dénonciation, il faut mettre en lumière les causes des dysfonctionnements et combattre efficacement les lobbies :
- Pour le cannabis et ses dérivés, la dépénalisation de la consommation, de la détention et du transport en quantité limitée, et de la production individuelle ou collective à but non lucratif. La prescription de cannabis thérapeutique sous toutes ses formes sera évaluée. Pour les autres stupéfiants (cocaïne, héroïne, crack, speed, etc.), de multiplier les dispositifs de consommation à moindre risque, et de mettre un terme à la politique injuste et contreproductive d’incarcération des usagers de ces substances. Il faut renforcer la prévention des addictions, y compris celles liées à la consommation de jeux, et surtout de tabac et d’alcool, responsables de plus de 100 000 morts par an.
- une restriction des budgets publicitaires en réduisant le prix des médicaments, dégager ainsi les budgets publics servant à développer une politique publique de recherche, d’information et de formation médicale
- la sortie de la confusion entre l’expertise technique et les intérêts industriels dans les cabinets ministériels, dans les agences de l’État ou les commissions d’experts
- le rattachement de la Direction Générale de l’Alimentation au Ministère de la Santé afin de l’éloigner des pressions des producteurs.
Tous les articles Santé sur le site
Toutes les interventions d’Eva Joly sur la santé
Samedi 26 mai 2012
Popularité sur facebook de Europe Ecologie - Les Verts (17 656 fans au 26/05/2012 à 10h26) :
François de Rugy: Samedi interview @lci sur la transparence des moyens de fonc...
Deux décisions de justice, l’une rendue au Brésil, l’autre en France, viennent d...
Sur les 2.2 milliards d’euros des accords de Matignon signés le 14 octobre 2010,...
Cela fait maintenant plus de 100 jours que les lycéens et les étudiants québécoi...
Pour les élections législatives, Europe Écologie Les Verts présente 471 candidat...
À l'occasion du marché aux puces d'Hénin-Beaumont le samedi 19 mai 2012, le comi...
Jean-Vincent Placé, sénateur Europe Écologie Les Verts de l’Essonne et conseille...
Le 4 mai 2012, le Conseil constitutionnel a abrogé la loi sur le harcèlement sex...
Cécile Duflot, secrétaire nationale d’Europe Écologie Les Verts et candidate aux...
40 ans après la tenue de la Conférence de Stockholm qui avait institué le Progra...
Jean-Vincent Placé, sénateur Europe Écologie Les Verts, était l’invitée de la ma...
Cécile Duflot, secrétaire nationale d’Europe Écologie Les Verts et candidate aux...
Cécile Duflot, secrétaire nationale d’Europe Écologie Les Verts et candidate aux...
Eva Joly, ex-candidate d’Europe Écologie Les Verts à l’élection présidentielle e...
Cécile Duflot, secrétaire nationale d’Europe Écologie Les Verts, était l’invitée...
Le résultat de ce soir est une victoire pour tous les écologistes. L’accession d...
Cécile Duflot, secrétaire nationale d’EELV, était l’invitée de la matinale d’Eur...
A l'issue du premier tour...
Suivez en direct le grand meeting d'Eva Joly au Cirque d'hiver à Paris !
Samedi 26 mai 2012

Vendredi 18 mai, les nouveaux ministres étaient présents à la réunion du bureau exécutif d'EELV, au lendemain de leur investiture.
Envoyé : 20 mai 2012

Bienvenue sur le portail de la campagne des écologistes pour les élections législatives 2012
Envoyé : 16 mai 2012

http://www.eelv.fr Résumé en images de la convention Transition Énergétique d'Europe Écologie Les Verts. Elle s'est tenue le 10 mars 2012 à Lyon, en présence d'Eva Joly, candidate EELV à l'élection présidentielle de 2012.
Envoyé : 08 avril 2012

Former et recruter des enseignants, un défi pour aujourd’hui et demain
La réforme récente de la formation des enseignants illustre l’ampleur des défis que notre société doit relever si elle veut à la fois assurer la scolarisation de tous les enfants et repenser les mission du métier enseignant.
Les écologistes, à travers les Verts puis EELV, sont convaincus que la transformation du métier enseignant est un levier essentiel – mais non exclusif – pour transformer les politiques éducatives. Le renouvellement prévisible du corps enseignant pourrait en fournir l’occasion. Ils considèrent que cette question intéresse toute la société. Ils prévoient enfin une remise à plat indispensable de la situation actuelle, héritée de la réforme de 2008, dans la foulée des élections présidentielles et législatives de 2012. Dans ce contexte, EELV a organisé une convention le mercredi 30 novembre 2011 à l'Amphithéâtre Jean Moulin, Institut d’Études Politiques de Paris.
Tags :
Envoyé : 28 février 2012

Former et recruter des enseignants, un défi pour aujourd’hui et demain
La réforme récente de la formation des enseignants illustre l’ampleur des défis que notre société doit relever si elle veut à la fois assurer la scolarisation de tous les enfants et repenser les mission du métier enseignant.
Les écologistes, à travers les Verts puis EELV, sont convaincus que la transformation du métier enseignant est un levier essentiel – mais non exclusif – pour transformer les politiques éducatives. Le renouvellement prévisible du corps enseignant pourrait en fournir l’occasion. Ils considèrent que cette question intéresse toute la société. Ils prévoient enfin une remise à plat indispensable de la situation actuelle, héritée de la réforme de 2008, dans la foulée des élections présidentielles et législatives de 2012. Dans ce contexte, EELV a organisé une convention le mercredi 30 novembre 2011 à l'Amphithéâtre Jean Moulin, Institut d’Études Politiques de Paris.
Tags :
Envoyé : 28 février 2012

Former et recruter des enseignants, un défi pour aujourd’hui et demain
La réforme récente de la formation des enseignants illustre l’ampleur des défis que notre société doit relever si elle veut à la fois assurer la scolarisation de tous les enfants et repenser les mission du métier enseignant.
Les écologistes, à travers les Verts puis EELV, sont convaincus que la transformation du métier enseignant est un levier essentiel – mais non exclusif – pour transformer les politiques éducatives. Le renouvellement prévisible du corps enseignant pourrait en fournir l’occasion. Ils considèrent que cette question intéresse toute la société. Ils prévoient enfin une remise à plat indispensable de la situation actuelle, héritée de la réforme de 2008, dans la foulée des élections présidentielles et législatives de 2012. Dans ce contexte, EELV a organisé une convention le mercredi 30 novembre 2011 à l'Amphithéâtre Jean Moulin, Institut d’Études Politiques de Paris.
Tags :
Envoyé : 28 février 2012

Former et recruter des enseignants, un défi pour aujourd’hui et demain
La réforme récente de la formation des enseignants illustre l’ampleur des défis que notre société doit relever si elle veut à la fois assurer la scolarisation de tous les enfants et repenser les mission du métier enseignant.
Les écologistes, à travers les Verts puis EELV, sont convaincus que la transformation du métier enseignant est un levier essentiel – mais non exclusif – pour transformer les politiques éducatives. Le renouvellement prévisible du corps enseignant pourrait en fournir l’occasion. Ils considèrent que cette question intéresse toute la société. Ils prévoient enfin une remise à plat indispensable de la situation actuelle, héritée de la réforme de 2008, dans la foulée des élections présidentielles et législatives de 2012. Dans ce contexte, EELV a organisé une convention le mercredi 30 novembre 2011 à l'Amphithéâtre Jean Moulin, Institut d’Études Politiques de Paris.
Envoyé : 28 février 2012

Former et recruter des enseignants, un défi pour aujourd’hui et demain
La réforme récente de la formation des enseignants illustre l’ampleur des défis que notre société doit relever si elle veut à la fois assurer la scolarisation de tous les enfants et repenser les mission du métier enseignant.
Les écologistes, à travers les Verts puis EELV, sont convaincus que la transformation du métier enseignant est un levier essentiel – mais non exclusif – pour transformer les politiques éducatives. Le renouvellement prévisible du corps enseignant pourrait en fournir l’occasion. Ils considèrent que cette question intéresse toute la société. Ils prévoient enfin une remise à plat indispensable de la situation actuelle, héritée de la réforme de 2008, dans la foulée des élections présidentielles et législatives de 2012. Dans ce contexte, EELV a organisé une convention le mercredi 30 novembre 2011 à l'Amphithéâtre Jean Moulin, Institut d’Études Politiques de Paris.
Tags :
Envoyé : 27 février 2012

Deuxième partie de la journée parlementaire Europe Ecologie-Les Verts du 10 octobre 2011
Tags :
Envoyé : 19 octobre 2011

Première partie de la journée parlementaire Europe Ecologie-Les Verts du 10 octobre 2011
Tags :
Envoyé : 19 octobre 2011
La carte ci-dessous affiche uniquement les élus d'Europe Ecologie - Les Verts enregistrés sur le journal Elus 2.0 et qui ont au moins un compte Twitter ou un compte facebook public ou un blog. Cliquez sur un nom ou sur un marqueur pour obtenir les informations sur l'élu correspondant. Note : vous êtes un élu(e) ou un responsable politique et vous n'avez pas votre profil Web sur le journal Elus 2.0 ? Créez-le ! |
A propos des profils Web : les profils Web des élus et des responsables politiques est un service du site Elus 2.0 (formulaire d'inscription). Par les Conditions Générales d'Utilisation (CGU), l'utilisateur de ce service (créateur d'un profil Web, internaute) est informé des risques inhérents à l'Internet (continuité non garantie dans l'accès au Site ou aux différents services offerts par le Site comme par exemple : non reprise partielle ou totale des flux RSS (blog, Twitter, facebook, vidéo...) sur un profil Web d'un élu pour des raisons techniques, problème d'affichage des contenus Web...).
Député
Parti : PCF
Lire les derniers tweets
des Présidentiables 2012, des Ministres, des Porte-parole, des Députés et Sénateurs, des élus régionaux, des élus départementaux, des élus municipaux ainsi que de leurs partis et mouvements de jeunes !
[Elus & Actu] Tous les tweets des élus
[eClassements] Classements de la Web politique
[ePopularité] ePopularité des présidentiables 2012
[Géopolitique] Google Maps de la Web politique
[EXCLUSIF] Les députés et Internet :
profil du député 2.0 et palmarès
[Rejoignez les Elus 2.0 !] vous êtes un élu(e) ou un responsable politique et vous n'avez pas votre profil Web sur Elus 2.0 ? Créez-le !
Web 2.0, Facebook, Twitter, blogs, vidéos...
Comment les élus utilisent-ils Internet ?
Quels sont les impacts du Web sur la politique ?
Elus 2.0 va chercher dans l'actualité en France et à l'international toutes les réponses à ces questions.
Par ailleurs, Elus 2.0 est une plateforme communautaire des élus. Sur une page personnalisée, chaque élu dispose ainsi d'un profil permettant aux citoyens de lire en temps réel tous les articles et messages qu'il publie sur Internet. De plus, ce profil permet aux citoyens de dialoguer avec l'élu.