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Activité Web : Parti Pirate

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Samedi 26 mai 2012

Popularité sur Twitter de Parti Pirate (20 157 abonnés au 26/05/2012 à 10h26) :

Derniers messages envoyés par Parti Pirate sur Twitter.

Tweet du samedi 26 mai 2012 à 13:58

Venez rencontrer de vrais pirates au marché d’Aligre ! (dimanche 27 mai 10h) http://t.co/8PXSRByF cc @idfpartipirate @piotrr70

Tweet du samedi 26 mai 2012 à 06:43

RT @PiratesJonzac: Débattre des idées du @PartiPirate avec deux gendarmes durant la tournée d'affichage ... fait !

Tweet du samedi 26 mai 2012 à 01:50

"Aujourd’hui le parti pirate est présent dans plus de 50 pays, et compte des élus..." http://t.co/Wnmm54o4

Tweet du samedi 26 mai 2012 à 01:38

"En direct des carnets de candidats pirates" http://t.co/u28i6mei — les blogs de campagne (milieu de page)

Tweet du samedi 26 mai 2012 à 01:32

RT @romainriviere: Nous partîmes 101… http://t.co/qXmoyzsG…/ petite vision du @PartiPirate de l'intérieur ces derniers temps :)

Tweet du vendredi 25 mai 2012 à 21:55

@Akhanta nous sommes aussi déçu que toi, et je suis sûr que tu te présenteras à la prochaine élection sous notre bannière /-)

Tweet du vendredi 25 mai 2012 à 20:33

@Francetele Comme le fait remarquer cet internaute, il semblerait que vous nous ayez oublié dans la liste des partis. Un rectificatif ? /-)

Tweet du vendredi 25 mai 2012 à 20:29

@philou10eme comme ça c'est toi qui sera le candidat PP à la prochaine élection :-)

Tweet du vendredi 25 mai 2012 à 19:06

RT @bevellin: @Francetv2012 Le @PartiPirate, présentant plus de 100 candidats est absent de votre site. Pourquoi ? http://t.co/X9YPHtq0 (via @Onc_hansi)

Tweet du vendredi 25 mai 2012 à 18:47

Vote par Internet : 100 témoignages déjà et beaucoup d'articles sur ce combat mené par le @PartiPirate http://t.co/9sdtqQWd continuez :-)

Tweet du vendredi 25 mai 2012 à 18:30

RT @Nakou: Est ce que le @PartiPirate ne serai pas l'incroyable et bonne surprise du scrutin législatif? #OnEspèreTous

Site Web

Samedi 26 mai 2012

Campagne politique et combat culturel : aux législatives, votons Pirate !

01/01/1970 à 00:59

Pour sa première campagne nationale, le Parti Pirate choisit de présenter ses candidats aux législatives, le 18 avril 2012 à 10H30 au Lavoir Moderne Parisien, un lieu symbolique du combat de la culture libre.

Des candidats partout en France métropolitaine et outremer

Après avoir mis en ligne, le 2 avril, son site de campagne pour les élections législatives de juin 2012, le Parti Pirate dévoilera la liste des circonscriptions où des candidatures Pirates sont déjà confirmées le mercredi 18 avril 2012 à 10H30, lors d'une conférence de presse organisée à Paris au Lavoir Moderne Parisien. Ce grand rassemblement marquera le coup d’envoi de la première campagne nationale de cette jeune formation.

Conforté dans ses convictions par les succès récents des Partis Pirates en Suède et en Allemagne (où nos homologues Pirates s’apprêtent à devenir la troisième force politique du pays), le parti veut profiter de ce grand rendez-vous politique pour faire connaître ses idées au plus grand nombre et renforcer sa présence dans le paysage politique français.

« Les candidats aux législatives du Parti Pirate sont loin d'être des politiciens de carrière, ce sont juste des citoyens concernés par l'évolution de la société face aux défis des révolutions technologiques. Nos élus ont cessé depuis trop longtemps de nous représenter correctement ; aujourd’hui les citoyens doivent se réapproprier directement l’outil politique, pour défendre leurs valeurs : le Parti Pirate veut leur proposer des élus dans lesquels ils puissent se reconnaître. » déclare Baptiste Marcel, secrétaire du Parti Pirate.

« Le Parti Pirate a mobilisé ses membres partout en France jusqu'en outremer. Notre force politique est de réunir des citoyens de tous horizons et de tous âges, qui représenteront la France dans toute sa diversité. » ajoute-t-il.

Un lieu symbolique

La conférence de presse aura lieu dans un lieu hautement symbolique : le Lavoir Moderne Parisien, lieu de création artistique, a permis depuis 25 ans à des personnes de tous horizons de s'exprimer par le théâtre, la peinture ou la sculpture ; aujourd’hui il est menacé de fermeture à cause de difficultés financières. Le choix de ce lieu de vie et de partage en sursis, dans le quartier de la Goutte d'Or, n’est pas innocent : c’est une illustration concrète du combat que mène le Parti Pirate en défendant l'accès pour tous à la culture et la promotion de la création artistique.

« Ce lieu en danger de fermeture, si important pour l’art et la culture indépendants, est un symbole évident de ce que nous souhaitons protéger. » déclare Maxime Rouquet, coprésident du Parti Pirate, en rappelant que son fondateur Hervé Breuil avait été jusqu’à la grève de la faim pour sensibiliser l’opinion publique et les politiques, en vain jusqu'à aujourd’hui. « S’il faut effectivement soutenir les auteurs et artistes, c’est l’ensemble du tissu culturel que notre société devrait protéger. »

Thèmes de campagne

Si l’importance de l'accessibilité de la culture sera ainsi illustrée, le Parti Pirate rappelera également ses thèmes de campagne principaux : la légalisation du partage, la lutte contre le fichage abusif, l’indépendance de la justice, la transparence de la vie politique et l’ouverture des données publiques.

Le Parti Pirate attend donc les représentants des médias nombreux le 18 avril 2012 à 10H30 au Lavoir Moderne Parisien (35 rue Léon 75018 PARIS) en ce jour anniversaire de la disparition d’Albert Einstein — à qui nous aurions volontiers, en d’autres temps, accordé le titre de membre d’honneur du Parti Pirate.

13 avril 2012

Congrès 2012: les Pirates du monde entier ont rendez-vous à Prague

01/01/1970 à 00:59

Les 14 et 15 avril, Prague sera la capitale des Partis Pirates. Les représentants de plus de vingt pays se retrouvent en République Tchèque pour l’Assemblée Générale du Parti Pirate International (PPI). Au cours de ce congrès, l’Assemblée Générale (AG) — la plus haute instance du PPI — décidera de l’admission de nouveaux membres au PPI, élira un nouveau bureau et discutera et votera des amendements aux statuts du PPI. Un forum ouvert et une session parallèle pour discuter de la formation d’un Parti Pirate Europe/UE s’y tiendront également.

« Ceci est l’une des plus importantes rencontres Pirates de l’année. Nous sommes fiers de pouvoir l’accueillir à Prague. » annonce Ivan Bartos, le président du Parti Pirate tchèque organisateur de l’AG. « Les Pirates du monde entier pourront s’attaquer aux défis du XXIème siècle auxquels les autres partis ne trouvent aucune réponse depuis leur monde analogique. »

Les temps forts du congrès seront les interventions de :

  • Amelia Andersdotter (Eurodéputée pour le Parti Pirate suédois),
  • Laurence Vandewalle (Conseiller politique au Parlement européen pour le groupe Verts/ALE),
  • Cory Doctorow (Auteur, bloggueur, journaliste, co-éditeur de Boing Boing et fameux opposant du monopole anti-copie),
  • Fabio Reinhart (Membre du Parlement de Berlin pour le Parti Pirate allemand),
  • Rick Falkvinge (Fondateur du premier Parti Pirate en Suède).

« Le mouvement Pirate s’étend rapidement — il y a des Partis Pirates dans près de cinquante pays à travers le monde. » déclare Lola Voronina, Chief Administrative Officer du PPI. « Les Partis Pirates sont plus que des acteurs politiques nationaux, nous sommes un mouvement politique et social mondial ! Le congrès 2012 du PPI est l’opportunité parfaite pour préparer nos futures campagnes internationales et échanger des idées. Après tout “Partager c’est aimer” ! »

Les personnes intéressées peuvent suivre le congrès via live streaming :

Les représentants de la presse sont les bienvenus au congrès. Merci de vous enregistrer comme « Press » à cette adresse : . Les plannings et des informations supplémentaires sur le congrès sont également disponibles à

Pour tous renseignements sur le Congrès 2012 du PPI, merci de contacter :

  • Lola Voronina, Chief Administrative Officer, Pirate Parties International, +420 608 504 570.
  • Mikulas Ferjencik, Vice-président, Parti Pirate tchèque, +420 737 943 770.

Le Parti Pirate International (PPI) est une organisation non-gouvernementale (ONG) constituée pour aider à la création, au développement et la promotion ainsi qu’à la communication et à la coopération entre les Partis Pirates. Cette ONG a été officiellement fondée au cours du congrès de Bruxelles du 16 au 18 avril 2010.

http://www.pp-international.net/


Liens :

http://pp-international.net/node/517

http://int.piratenpartei.de/PPI_Conference_2012

http://www.pirati.cz/tiskove-zpravy/14-15-dubna-bude-v-praze-probihat-konference-pirate-parties-international

http://torrentfreak.com/pirate-parties-international-conference-takes-place-next-month-12032/

Exception de conservation, bibliothèques : halte aux jugements faussés !

01/01/1970 à 00:59

Le site web Actualitté s’est récemment attiré les foudres d’un affidé d’Hadopi (Christophe Alleaume, pour ne pas le nommer). En cause : un article ayant osé critiquer la tentative de ce dernier de s’en prendre à l’exception de conservation et au statut des bibliothèques. Voici notre contribution à ce vrai-faux débat qui, sous de grands mots propagandistes, ne favorise que quelques intérêts privés au détriment de l’intérêt général de la population.


Le Parti Pirate s’est constitué pour défendre le partage des richesses immatérielles, du savoir et de la culture ; partage que la technologie rend de fait accessibles à tous aujourd’hui, mais que quelques égoïsmes et intérêts privés persistent à monopoliser.

 

Prétendre défendre ces monopoles « au nom des auteurs » est une rhétorique vieille comme le monde, mais ne doit en aucun cas laisser détourner l’attention du débat de fond : de quelle société voulons-nous pour nous et pour nos enfants ? Une société où le législateur travaille au bien-être de tous et à la justice sociale... ou bien une société où, comme c’est le cas aujourd’hui, un quarteron d’industriels se fait passer pour "la culture" et dicte ses lois iniques à toute la population ?

 

« C’est le même disque rayé qui tourne en boucle : à l’écouter, il faudrait supprimer des droits qui profitent au public et rajouter un nouveau prélèvement en faveur de tous les intermédiaires qui s’enrichissent sur le dos et au nom des auteurs. » déplore Maxime Rouquet, co-président du Parti Pirate. « Interdire aux musées et bibliothèques de distribuer des copies pour protéger les oeuvres originales qui risquent d’être endommagées va peut-être les forcer à acheter un nouvel exemplaire du dernier Harry Potter ; mais ce serait au détriment des éditions originales de Voltaire ou Victor Hugo, et surtout de tous les auteurs plus confidentiels en rupture de stock. Et on prétend nous expliquer que c’est pour le bien des auteurs ? »

Nous suivons depuis plusieurs années avec intérêt les travaux et combats de Nicolas Gary et du site ActuaLitté, qui s’est engagé avec courage dans une démarche de diversification du champ éditorial, et refuse de se contenter de l’inféodation habituelle aux grands éditeurs. Pas étonnant, dans de telles conditions, que son travail d’exceptionnelle qualité soit critiqué ou combattu par un pouvoir aux ordres, comme l’illustre encore l’affaire d’aujourd’hui.

 

« Cette proposition arrive peu après la loi sur les oeuvres indisponibles qui a dépouillé le public comme les auteurs de leurs droits au profit de certains éditeurs pour les mettre à l’abri de la future directive européenne sur les oeuvres orphelines (qui aurait favorisé davantage le public et les auteurs). » rappelle Valentin Villenave, porte-parole du Parti Pirate, « Avec cette nouvelle proposition législative, les bibliothèques seraient tout simplement obligées de racheter régulièrement leurs propres ouvrages à des éditeurs qui s’enrichiront sans avoir rien produit de leur côté. »

 

Le Parti Pirate s’associe et soutient pleinement la démarche et la réflexion de Nicolas Gary en matière d’intérêt public et de défense des bibliothèques, dont l’intérêt public ne doit cesser d’être rappelé et qui ne sauraient devoir subir les assauts de l’égoïsme et de l’intérêt commercial à court terme.

 

« Au point où en sont les choses, le législateur doit cesser de prétendre aider les artistes ou les libraires, et assumer le cynisme qu'il y a à mettre en place une rente injustifiée au profit de quelques éditeurs », résume Maxime Rouquet.

Législatives 2012 : le Parti Pirate publie son code source électoral !

01/01/1970 à 00:59

Conforté par le succès de ses pairs suédois et allemands, la variante française du Parti Pirate s'engage dans la course des élections législatives de juin 2012. Ce jeune parti politique recense déjà plusieurs dizaines de candidats à l'Assemblée Nationale, et s'engage ainsi dans la première campagne électorale nationale de son existence en France.

 

Un site à double sens

Le Parti Pirate annonce aujourd'hui le lancement d'un site web inédit, destiné à recruter et informer à la fois les candidats et les électeurs. Candidats, sympathisants et électeurs vont en effet s'organiser et se retrouver sur Internet ainsi que sur le terrain, dans les sections locales du Parti Pirate qui émergent à travers tout le pays.

En France métropolitaine comme outre-mer, le Parti Pirate compte bien fédérer sous sa bannière les citoyens qui partagent la culture et la connaissance, refusent les lois sécuritaires et les atteintes à la vie privée, et ne se reconnaissent plus dans la classe politique actuelle. Le Parti Pirate invite tous ceux et celles qui souhaitent embarquer sur le vaisseau Pirate, à le contacter d'ici le 15 avril.

« Nous voulons permettre à chaque citoyen de se réapproprier la vie politique : c'est avec la même recette que le Piratenpartei est en train de devenir la quatrième force politique en Allemagne, ou que Wikipedia s'est imposée comme la référence des encyclopédies. » déclare Maxime Rouquet, l'un des deux coprésidents du Parti Pirate, avant d'ajouter : « Nous n'avons ni riche mécène, ni alliance avec un parti de gouvernement. Mais c'est notre indépendance qui fait notre force ! »

 

« Open source »

« Le système électoral français favorise le bipartisme : il est plus difficile pour les Pirates français d'obtenir un dixième des sièges comme leurs homologues suédois aux élections européennes, ou allemands aux Parlements de Berlin et de Sarre. » explique Baptiste Marcel, secrétaire du Parti Pirate. « Cependant, il est important pour nous de montrer que l'on peut faire de la politique autrement : en dévoilant sur le Web nos rouages, nos modèles de bulletins et d'affiches, nous proposons ainsi la première campagne "libre et open-source" ! »

Les détails du programme du Parti Pirate pour les élections législatives des 10 et 17 juin 2012 seront progressivement révélés sur le site de campagne. « Avoir des élus est un moyen, non une fin en soi : notre but est avant tout de porter des propositions que les autres partis ne défendent pas. » complète Maxime Rouquet, qui avait recueilli 2% des suffrages en 2009 lors de la législative partielle de la 10e circonscription des Yvelines. « Mais bien sûr, si nous obtenons ne serait-ce qu'un député, qu'il rejoigne un groupe parlementaire ou non, le Parti Pirate proposera des textes et participera aux débats. »

 

Le site de campagne: http://legislatives.partipirate.org/2012/

Suivez notre lettre hebdomadaire "À l'abordage de l'Assemblée" : http://legislatives.partipirate.org/2012/la-newsletter/

En 2012, tous pirates !

2 avril 2012.

Le Parti Pirate fusionne, pour devenir le plus gros parti français !

01/01/1970 à 00:59

Les petits partis politiques français veulent fusionner pour devenir le plus gros parti existant !

Hydre politique utopique ou projet novateur ?
Le Parti Pirate accepte de monter à bord de ce qui s'annonce comme la galère idéologique du XXIe siècle, mais refuse de continuer les négociations en sous-marin. Comment croire que 69 "petits" partis politiques français accepteraient de fusionner pour devenir la plus grande force démocratique du pays ? (après les abstentionnistes bien évidemment). Un seul point d’accord pour l’instant : "Unissons-nous pour réhabiliter la politique", pour le programme on verra plus tard.


Le Parti Pirate vend la  mèche... mais qui donc tiendra l'allumette ?
C'est lors d'une conférence de presse convoquée en urgence, que le Parti Pirate a voulu faire savoir publiquement qu'il acceptait de rejoindre le nouveau parti politique français géant qui verra le jour si les 69 "petits" partis politiques français qui ont donné leur accord de principe pour créer un parti politique unique arrivent au terme de leur démarche.
«  Les tractations durent depuis juin 2011, informe Casimir Dotrovsky, porte-parole spécial du Parti Pirate, mais nous n'avons été officiellement sollicités que la semaine dernière. Probablement suite aux nouveaux succès du Parti Pirate chez nos voisins d'outre Rhin, » ajoute-t-il un peu déçu. Mais ce n'est pas pour cette raison qu'il vend la mèche sur ces négociations secrètes : « nous soutenons la transparence de la vie politique, nous ne pouvons donc pas  cacher nos intentions. » argumente-t-il. Certains jaloux du succès des Pirates y voient déjà une tentative de médiatisation de la campagne "Candidats Pirates pour les législatives de juin 2012".


Une galère idéologique
Cette formation utopique défendra-t-elle le droit des citoyens à cultiver du chanvre sur leur balcon ? Promeuvra-t-elle l'enseignement du Vol Yogique à l'école ? Soutiendra-t-elle l'instauration d'une journée mondiale du camembert ? Interdira-t-elle la vente de licences logicielles ? Voire plaidera-t-elle pour l'abolition absolue des frontières terrestres et spatiales, et la conquête spatiale individuelle ? Une chose est sûre : les débats internes, qui sont déjà annoncés en visioconférence mondiale, risquent de détrôner dans l'audimat les meilleurs reality shows.


Des alternatives politiques
Quoi qu'il en soit le Parti Pirate montera à bord de ce bateau dont le nom reste à déterminer et dont l’équipage s'annonce  particulièrement hétéroclite. Ce qui pose d'ailleurs la question de savoir qui prendra la barre de cette galère idéologique attendue.
Le Parti Pirate propose, pour sa part, d'expérimenter des alternatives à la démocratie représentative telle que la "démocratie liquide" ou de revenir au tirage au sort des responsables comme le pratiquaient les Grecs de l’Antiquité. « Une direction à plusieurs cerveaux est possible, » précise Jean-Charles Fringant, second attaché au troisième secrétaire du quinzième co-président du Parti Pirate, section Berry.
Notons toutefois qu’une faction expansive du Parti, par fidélité envers l’esprit Pirate des  origines, a quant à elle décidé de substituer à la démocratie liquide la "démocratie éthylique", et commence déjà à s'approvisionner en rhum-planteur en vue des prochaines échéances électorales. La direction du Parti Pirate ne saurait cautionner, bien évidemment, cette intolérable incitation à la consommation de spiritueux — il est d’ailleurs déjà question d’une éventuelle scission.


Une lueur d’espoir pour la politique française
Alors  qu'il y a encore débats pour savoir s'il faut accepter des partis ayant  déjà des parlementaires, des statuts sont en cours de rédaction avec au  moins déjà un point d'accord des 69 têtes pensantes de cette hydre  politique : réhabiliter la politique en France. « C’est incroyable qu'en France, il soit aujourd'hui presque stigmatisant de dire que vous faites de la politique, imaginez alors quand votre parti s’appelle le Parti Pirate. »
Radeau de la méduse ou armada politique, que restera-t-il de cette embarcation aux prochaines échéances électorales ?

 

 10 clinamen 139 (Rémission des Poissons.)

Propositions Sarkozy : Agite ton pédonazislamiste, et je te dirai qui tu censures !

01/01/1970 à 00:59

 « L'adversaire d'une vraie liberté est un désir excessif de sécurité. »  - [Jean De La Fontaine]

 

Les membres du Parti Pirate réservent leur première pensée aux victimes des récents agissements atroces, à leurs familles et amis... ainsi qu'à la famille et aux proches de Mohammed Merah, qui viennent de perdre un fils, un frère ou un ami dans des conditions également tragiques.

Addendum — La phrase qui précède nous semble mériter d’être expliquée, en rappelant la devise de la France : Liberté, Egalité, Fraternité. À ce titre, le Parti Pirate s'associe au recueillement national en souvenir des victimes des meurtres barbares de Montauban et Toulouse, et appelle à l'apaisement, au vivre ensemble et au rejet des amalgames. Le Parti Pirate déplore que le principal suspect n'ait pu être capturé vivant afin d'être jugé et répondre de ses actes ; mais quels qu’aient été ses agissements, la vie d'un être humain doit être préservée et un procès équitable garanti.

Le deuil est une affaire privée et devrait le rester ; malheureusement, il est de notre de devoir de citoyens de réagir aux déclarations de l'actuel Président de la République et candidat à sa propre succession, en ce 22 mars 2012.

Comme à chaque fait divers, son discours procède des postures qu'on lui connaît, à savoir successivement :

  1. Compassion avec les victimes ;
  2. Félicitation des héros ;
  3. Pointage de boucs émissaires ;
  4. Positionnement en sauveur ;
  5. Appel à l'adhésion par la culpabilisation des points de vue divergents.

Cette fois encore, c'est Internet qui joue le rôle du grand repoussoir : la simple consultation de sites Web pourrait être retenue comme preuve à charge et poursuivie comme telle. « La douleur des familles et l'exploitation médiatique et électorale de faits dits "divers" ne doivent pas faire oublier que consulter un site n'est pas l'approuver, sinon il y aurait des journalistes, des spécialistes et  experts du terrorisme à emprisonner d'urgence. », objecte Denis Germain, l'un des porte-parole du Parti Pirate.

Agir contre le terrorisme, la loi le permet déjà, par l'article 421-2-1 du Code Pénal. De même, la "propagation et l'apologie d'idéologies extrémistes" incitant à la violence tombent déjà sous le coup de la Loi du 29 juillet 1881 (Article 23).  

Ces deux notions, cependant, sont hélas ouvertes à des interprétations abusives (comme l'a montré l'affaire Tarnac) : elles ne dépendent, en dernière analyse, que de la norme sociale en regard de laquelle un comportement ou une idée devient extrême ou terrorisante.  

Si nous considérons par exemple que le terrorisme est l'utilisation de la terreur à des fins politiques, alors certaines personnes pourraient être légitimement effrayées par les menaces que font peser sur la liberté d'expression les annonces faites par le candidat Sarkozy. Ce qui reviendrait à considérer que le site web de l'Élysée diffuse des contenus "effrayants", à des fins politiques : devrions-nous donc le rayer de la carte ?

Dans de telles conditions, peu importe de savoir par qui et comment serait objectivé le caractère "extrémiste" d'un site internet : quel que soit le dispositif, les abus et entraves aux libertés fondamentales seraient non seulement prévisibles mais inévitables.

Nous n'osons imaginer que ce serait là le but recherché, et que la France voudrait rejoindre ces trop nombreux régimes politiques qui justifient la répression des opposants par leur actions "subversives", "extrémistes" ou dites "terroristes". Corée du Nord, Chine, Libye -- même si dans ce dernier cas la France elle-même a fourni les moyens de censure et de surveillance à M. Kadhafi. « C'est la règle de l'épouvantail "pédonazislamiste", » précise Denis Germain. « On l'agite pour justifier l'injustifiable qui s'avance masqué et piétiner la  liberté d'opinion au passage : depuis  l'apparition d'Internet dans l'imaginaire sarkozien, nous assistons à une instrumentalisation du Net comme prétexte à un contrôle accru, inquisiteur et malsain de l'État dans nos activités, nos lectures ou notre vie en ligne. Ceci sans aucun respect pour le secret de la correspondance, la liberté d'opinion ou d'information, ni même la vie privée. Au pays dit des Droits de l'Homme, sérieusement : ça la fout mal ! » 

En dernier lieu, la mise en place d'une surveillance "anti-terroriste" du Web impliquerait des dépenses et des moyens techniques colossaux, pour un résultat probablement médiocre et aisément contournable. Cette annonce du candidat Sarkozy s'avère donc aussi creuse et irréfléchie que les précédentes : sous couvert de "nouvelles" mesures contre l'extrémisme, il n'y a là qu'un n-ième appel du pied à l'électorat d'extrême droite. 

C'est aussi, et surtout, un moyen de détourner l'attention des questions de fond : l'inefficacité totale des lois sécuritaires que M. Sarkozy a multipliées depuis dix ans, ou encore l'absence totale de lien direct entre le terrorisme et la religion musulmane (et ses presque 5 millions de fidèles en France), ce que le massacre de juillet dernier en Norvège n'a que tragiquement rappelé. « Le fondement du terrorisme n'est pas la religion, mais la misère, l'ignorance, le rejet et l'absence de liens sociaux ; » rappelle Maxime Rouquet, co-président du Parti Pirate. « Le remède n'est pas la censure, l'exclusion ou le communautarisme… mais l'accès au savoir et à la culture, le dialogue, l'ouverture et la tolérance. »

Sont-ce là les seules conclusions de ces évènements tragiques tirées par le chef de l'État, après consultation de ses ministres : stigmatiser abusivement Internet et rogner une nouvelle fois les libertés fondamentales ? Alors, il est grand temps de changer de président et de gouvernement.

 

28 mars 2012.

MonPuteaux.com en danger: le Parti Pirate soutient un lanceur d'alerte exemplaire

01/01/1970 à 00:59

Grâce à Christophe Grébert, depuis 10 ans, nous sommes tenus en haleine par les tribulations d'un "putéolien qui a décidé de l'ouvrir", et qui maintenant "résiste". Malheureusement, l'acharnement de la mairie de Puteaux à son endroit risque d'arrêter ce lanceur d'alertes ô combien nécessaire. Le Parti Pirate adhère à son comité de soutien.

Avec son blog Monputeaux.com, les clochemerles, les méandres municipaux nauséabonds ou drolatiques, les soupçons appuyés de clientélisme à outrance, les péripéties locales et judiciaires n'ont de secret pour personne à Puteaux — à condition d'être internaute.

Depuis 10 ans donc, Christophe se bat, d'abord comme simple citoyen, et depuis les dernières élections municipales, comme élu d'opposition (Modem) au conseil municipal dans ce qui est, grâce à La Défense, une des communes les plus riches de France.

Depuis 10 ans aussi, Christophe est la cible de plaintes multiples, réitérées, acharnées même, par le maire du moment, l'équipe municipale, ou des employés municipaux. On a même été jusqu'à l'accuser publiquement de pédophilie pour avoir pris des rosiers en photos ! Pendant ces 10 années il a régulièrement subi injures homophobes, parfois dans l'enceinte même du conseil municipal (à l'ambiance nous n'en doutons pas cordiale, chaleureuse et posée, comme il sied au fonctionnement normal de la démocratie)… Il a même récemment été expulsé sans raison valable aux yeux de la République par des policiers -municipaux- alors qu'il posait une question à Madame la maire en rapport avec les révélations apportées par le Canard Enchaîné sur des fonds putéoliens et douteux étrangement en voyage au Luxembourg. 

Pourtant, son blog Monputeaux pourrait rapidement disparaître. Pourquoi ? Parce qu'après les multiples procès, le dernier coup d'éclat du coupable Grébert a été de démontrer que la moitié des élus UMP du conseil municipal, comme des responsables municipaux ont été ou sont encore logés dans des logements "sociaux" de la ville. Cela laisse un arrière-goût bizarre à la gestion du logement social à Puteaux quand 3000 dossiers y sont en attente d'un appartement. Problème : les personnes concernées poursuivent maintenant Christophe pour atteinte à la vie privée, et le prévenu Grébert, lui, est au bout de sa résistance personnelle et financière.

« Heureusement, Christophe et des putéoliens ont choisi de réagir ! » tonne Denis Germain, co-fondateur du Parti Pirate, qui adhère au comité de soutien. « Son travail à Puteaux ne me fait regretter qu'une chose : c'est que d'autres municipalités du 92, que ce soit Suresnes où j'habite, mais aussi Levallois, Boulogne, Courbevoie, Issy pour ne citer qu'elles, n'aient pas toutes un Christophe Grébert local pour dénoncer avec la même rigueur ce qui cloche dans la gestion et la démocratie municipale. Certaines ont des citoyens courageux qui se battent tout autant que lui, heureusement, mais c'est symptomatique et insuffisant. La transparence de la gestion publique, l'accès de *tous* aux dossiers, leur examen contradictoire et leur publicité sont indispensables à une gestion claire des deniers publics et au respect des règles communes dans notre état de droit. Nous en sommes loin ! »

« Sans lanceurs d'alerte tels que Christophe, » poursuit Denis Germain, « sans associations telles Anticor qui le soutient aussi, et tous ceux qui œuvrent dans les Hauts-de-Seine comme ailleurs en France (Strasbourg l'a rappelé dernièrement), pour chasser le népotisme, le clientélisme, les marchés truqués voire les pratiques franchement mafieuses de roitelets locaux, alors que la chasse est déclarée ouverte contre les lanceurs d'alerte même au parlement, notre démocratie déjà bien malade serait en réa, voire en coma dépassé. » 

Christophe a donc réagi. Un comité de soutien s'est créé, présidé par un autre putéolien qui "résiste", rejoint déjà par 400 autres supporteurs de Puteaux et d'ailleurs, des blogueurs, Anticor déjà citée, et maintenant le Parti Pirate.

Extrait du blog Monputeaux.com :

« Face à la multiplication des procès lancés contre Christophe Grébert par les élus UMP de Puteaux, des habitants de Puteaux ont décidé de lancer un Comité de soutien.

Une association "Comité de soutien à Christophe Grébert, pour la défense de la démocratie et de la liberté d'expression à Puteaux" est créée. Le comité est présidé par Edouard-Olivier Renard, habitant de Puteaux et chef d'entreprise.

Cette association permettra de lancer des actions, notamment judiciaires, et de recueillir les fonds nécessaires pour financer ces actions.

ENVOYEZ VOTRE DON PAR CHÈQUE À L'ORDRE DU "COMITÉ DE SOUTIEN À CHRISTOPHE GRÉBERT" à l'adresse :

Comité de soutien

C/O JB PAULET

69 Avenue du Général de Gaulle

92800 Puteaux

Si vous voulez soutenir ce Comité de soutien en relayant ses informations, rendez-vous sur la page Facebook du Comité : www.facebook.com/SoutienGrebert

Si vous voulez adhérer au comité de soutien, envoyez un message avec prénom, nom et ville à monputeaux @ gmail.com »

 

27 mars 2012.

Mise en demeure du gouvernement sur le fichage des enfants

01/01/1970 à 00:59

Le CNRBE, toujours très actif contre le fichage des enfants que le ministère de l'éducation met en place depuis plusieurs années, a prévu de déposer une mise en demeure du gouvernement ce mercredi 14 mars.

Lassés de voir le ministère et les inspections d'Académie ignorer les lois sur le droit d'information au fichage et le droit de refus de fichage... Lassés de voir des sanctions disciplinaires prises contre les directeurs d'école qui refusent de ficher illégalement les enfants... Lassés des refus systématiques répondus à toutes les demandes de recours adressées par les parents d'élève... Le CNRBE va demander une fois pour toute à la justice d'exiger de l'État qu'il prenne ses responsabilités et force son administration à appliquer la loi et le droit des parents.

Le fichage des enfants, visant à terme à ficher la totalité de la population par le biais ne relève pas uniquement du terrain juridique. Au delà de la lutte sur ce plan, cette action se complète d'une réunion publique où les aspects politiques et de sociétés seront débattus.

Nous relayons leur communiqué de presse, et nous vous invitons à venir nombreux à la réunion publique organisée pour l'occasion à la Bourse du travail, 3 rue du Château d’eau à Paris à partir de 14h.

 

11/03/2011 - CC-BY Parti Pirate


 

Communiqué du CNRBE, 9/03/2012. — Le CNRBE va lancer le 14 mars prochain une action juridique sur la question du fichage des enfants dès leur entrée à l’école maternelle.

En effet, les enfants se voient immatriculés par un identifiant unique (INE) amené à les suivre durant toute leur scolarité. Cet INE est surtout la pierre angulaire d’un projet politique qui vise à cataloguer les individus en fonction des “compétences” prédéfinies pour faciliter leur “employabilité” future.

Une réunion publique, qui se déroulera à la Bourse du travail, 3 rue du Château d’eau à Paris à partir de 14h (amphithéâtre Ambroise Croizat, M° République), sera l’occasion pour notre collectif de présenter une “mise en demeure” visant à faire cesser un préjudice majeur qui pèse dès aujourd’hui sur des millions d’enfants et leurs familles. Une mise en demeure qui sera envoyée le jour même au gouvernement.

Cette réunion sera l’occasion d’interpeller à nouveau les candidats à l’élection présidentielle, suivant la lettre ouverte du CNRBE rendue publique courant février, et de débattre avec tous ceux qui sont sensibles au respect de la vie privée dans les établissements scolaires et qui refusent de cautionner un processus de classification des élèves qui participe lui aussi à la casse du service public de l’éducation.

 

Par cette action, le CNRBE entend réaffirmer ses demandes répétées qui ont été entendues depuis quelques mois par un grand nombre de collectivités locales, à savoir notamment:

  • La suppression du Livret Personnel de Compétences et de tout dispositif numérique permettant une traçabilité des résultats et parcours scolaires.
  • Le maintien dans les écoles des informations nominatives, garantissant ainsi une réelle protection des données, le droit à l’oubli prévu par la loi Informatique et Libertés et la préservation du lien de confiance entre les familles et l’école.
  • L’abandon de l’ensemble des fichiers mis en œuvre par l’Éducation nationale (Base élèves, BNIE, Sconet, Affelnet, Admission post-bac…) et de l’immatriculation des enfants par un numéro identifiant national.
  • En conformité avec les directives et recommandations internationales, une révision de la Loi Informatique et Libertés dans le sens d’une réelle protection de la vie privée, notamment celle des enfants, qui redonne à la CNIL les moyens d’appliquer une politique respectueuse des principes qui étaient à l’origine de sa création.
  • De considérer, dans toute chose le concernant, l’intérêt supérieur de l’enfant et d’écarter tout dispositif qui le restreint, comme l’impose la ratification par la France de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant.
  • La levée de toutes les sanctions prises à l’encontre des directeurs d’école qui ont refusé d’enregistrer des enfants dans Base élèves, que ce soit pour s’opposer à ces dispositifs de fichage conformément à la Convention internationale des Droits de l’Enfant ou pour respecter le droit d’opposition des parents rétabli par l’arrêt du Conseil d’Etat du 19 juillet 2010
  • La consultation des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail à tous les niveaux où ils ont été mis en place et des comités techniques dans les autres cas sur toutes les questions liées à l’informatisation tant aux niveaux administratif que pédagogique au regard de leurs conséquences sur l’ensemble des conditions de travail.

Le CNRBE vous invite à faire suivre cette invitation dont le programme définitif sera rendu public sur cette page.

Télécharger ici une version PDF de cet article

Retrouvez ce texte sur le site du CNRBE: https://retraitbaseeleves.wordpress.com/2012/03/09/mise-en-demeure-14-mars/

 

La chanson choisie est "Vous saurez tout" de Philippe Wain, en CC-BY-NC.

La chanson raconte que grâce à Base-Elève, tout le suivi éducatif des enfants va se retrouver dans son fichier national (le LPC) quand il sera grand. Pôle Emploi et les éventuels employeurs sauront tout (d'où le titre).

Wikileaks révèle l'envers du décor du renseignement privé.

01/01/1970 à 00:59

Après s'être attaqué à l'armée et à la diplomatie américaine, et plus récemment aux systèmes de surveillance et d'interception des télécommunications, Wikileaks s'en prend désormais à l'agence de renseignement privée Stratfor en annonçant la diffusion de 5 millions de mails récupérés par le collectif Antisec en fin d'année dernière. Ces emails couvrent la période de juillet 2004 à fin décembre 2011, date à laquelle Antisec s'est procuré les mails en question.

Comme lors du Cablegate, Wikileaks s'est entouré de partenaires internationaux tels que Owni (France), Rolling Stone (USA) ou encore La Republica (Italie), afin d'analyser le contenu de ces courriels, les classer chronologiquement et par thèmes, et proposer des articles et des réflexions autour des sujets mis en lumière. Nous devrions donc dans les semaines et les mois qui viennent bénéficier de révélations de la même ampleur que celles découvertes lors de la parution des câbles diplomatiques américains.

Les informations déjà publiées dressent un portrait peu flatteur et inquiétant de cette société de renseignement. On y apprend notamment que Stratfor aurait surveillé un certain nombre de personnes --- notamment les « Yes Men », activistes demandant justice suite à la catastrophe de Bhopal en Inde en 1984 --- pour le compte de clients publics et privés, qu'elle inciterait ses employés à utiliser des techniques psychologiques de manipulation, ou encore serait impliquée dans des affaires de malversations financières (incluant pots de vin et autre blanchiment d'argent). Wikileaks dévoile aussi les liens étroits http://wikileaks.org/the-gifiles-fr.html> qu'entretenait l'agence de renseignement avec diverses organisations proches de gouvernements, notamment des organismes étatiques américains, le Mossad, ou encore des ambassades.

« Le Parti Pirate a toujours défendu le respect de la vie privée et la protection des données à caractère personnel, indique Valentin Villenave, l'un des porte-parole du Parti Pirate. Cette nouvelle publication de Wikileaks montre la légèreté avec laquelle des sociétés comme Stratfor enfreignent ces droits fondamentaux ; à ce titre elle apporte aux citoyens un outil démocratique que la presse en place a cessé de lui donner. »

La ligne de défense de Stratfor, qui veut voir en ces publications « une violation déplorable, malheureuse et illégale de la confidentialité », est particulièrement ironique : comme en témoignent les exemples cités ci-dessus, cette société agit en enfreignant la loi pour le compte de sociétés privées et de gouvernements, en utilisant des méthodes de surveillance et de manipulation qui doivent être dénoncées.

« Le Parti Pirate condamne fermement les pratiques de la société Stratfor, et témoigne son soutien à Wikileaks et ses partenaires de l'opération Global Intelligence Files, poursuit Valentin Villenave. L'opacité de ces sociétés de renseignement, de surcroit lorsqu'elles sont privées, doit être fermement combattue ; souhaitons que l'exemple de Wikileaks redonne du courage à la presse dans son ensemble. »

7 mars 2012

The Artist, Sarkozy et les moulins à vent du "piratage"

01/01/1970 à 00:59

Invité sur RTL le lundi 27 février, Nicolas Sarkozy a salué le succès aux Oscar du film The Artist. Le chef de l’État y est également allé de son couplet habituel sur le piratage : « Ça doit nous renforcer dans l’idée de défendre la création, défendre les réalisateurs (...) Il faut défendre le cinéma, défendre les auteurs. Les films, on doit les payer. On ne peut pas les pirater. C’est tout ce qu’on a voulu avec la loi Hadopi. Je pense que ça préserve la création. »
 
Ce n'est un secret pour personne : pour le Parti Pirate, le président pense mal. Expliquer que la possibilité pour un public plus large d'accéder aux œuvres culturelles, puisse tuer la culture... L'absurdité apparaît d'elle-même -- et les records de fréquentation des salles de cinéma, malgré, ou plus vraisemblablement grâce au partage, le prouvent (Hadopi n'ayant rien changé). C'est la raison pour laquelle nous défendrons, notamment lors des élections législatives 2012, un assouplissement du droit d'auteur qui légalisera la diffusion de copies et de remix hors cadre commercial, et définira un cadre équitable permettant une éventuelle exploitation commerciale non-exclusive d'œuvres sous droit d'auteur -- ce qui permettrait aux œuvres de « remix » d'être commercialisées en prenant en compte non seulement les auteurs des œuvres initiales, mais l'originalité de ceux qui les revisitent.
 
Légaliser le partage ; mais qu'en pense donc le premier concerné, à savoir le réalisateur de The Artist, Michel Hazanavicius ? Nous n'avons pas eu la chance de pouvoir lui demander son avis, mais une interview publiée par l'Express en mars 2009 nous permet de le connaître : « Pour Michel Hazanavicius, le piratage ne tue pas forcément la création. "C'est plutôt quelque chose qui permet à tout le monde d'avoir accès à la culture. C'est compliqué de donner un outil aux gens qui leur permet de découvrir la culture gratuitement, puis après de leur dire, faut pas s'en servir." »
 
Avis d'autant plus intéressant que son premier long métrage (coréalisé en 1993 avec Dominique Mézerette), La Classe Américaine (considéré comme un film culte par un large public, ce qui inclut d'ailleurs une bonne partie de nos adhérents) est un gigantesque et magnifique « remix » des films Warner Bros. Après sa diffusion à la télévision ce magistral tour de force n'est finalement jamais sorti ni en salles, ni en vidéo... à cause -- vous l'aurez deviné -- du droit « d'auteur ». Cette œuvre ne survit et n'est accessible au public que grâce aux réseaux P2P (et à des logiciels comme eMule ou Shareaza*). De plus, Sam Hocevar, un fan qui est aussi développeur du lecteur multimédia libre VLC, travaille à sa restauration en qualité... surpuissante, en marge de la légalité mais avec l'accord des réalisateurs qui connaissent donc bien le partage et sa nécessité.
 
L'avis de Dominique Mézerette sur la politique anti-partage de Sarkozy est également très clair. Toujours dans l'Express, il déclarait : « Je suis convaincu que le droit d'auteur est une imposture. Le piratage est nécessaire. Cette loi [Hadopi, NDR], j'espère qu'elle ne verra jamais le jour. »
 
Peut-on imaginer réponses plus limpides aux commentaires de Nicolas Sarkozy ou d'Alain Terzian, le président de l’Union des Producteurs de Films qui a déclaré tout de go sur le tapis rouge des Oscars que le succès de The Artist était dû à Hadopi ? Finiront-ils par les entendre enfin, ces réponses, ou continueront-ils à vivre en dehors de la réalité et se battre contre des moulins à vents ? Quoi qu'il en soit, le Parti Pirate compte bien les ramener à la réalité chaque fois que cela sera nécessaire. Si vous voulez le faire avec nous lors des législatives, vous serez les bienvenus !
 
1er mars 2012
 

* Notez que le projet Shareaza a perdu son ancien site officiel shareaza point com, qui distribue à présent un logiciel propriétaire et filtré de vente de musique qui n'est qu'un clone d'iMesh, de BearShare et d'Lphant, tous liés aux majors. Le véritable Shareaza, libre et gratuit et non commercial se trouve sur SourceForge.

ACTA transmis à la CJUE : une diversion face à la colère publique ?

01/01/1970 à 00:59


Alors que le Parti Pirate appelle de nouveau à participer aux manifestations partout dans le monde et en France samedi 25 février pour le respect des libertés et le rejet du traité ACTA, nous relayons une traduction du communiqué de presse d'Amelia Andersdotter, eurodéputée du Parti Pirate suédoise, qui est notamment rapporteure du texte ACTA pour la commission Industrie, Recherche et Énergie du Parlement européen.

Aujourd'hui, la Commission européenne a décidé de saisir la Cour de Justice de l'Union européenne sur la conformité d'ACTA au regard des droits et libertés fondamentales reconnus par l'UE. Cette décision fait suite aux importantes manifestations populaires contre la ratification du traité dans de nombreux Etats membres.


« Un examen juridique est évidemment nécessaire. Toutefois, cette décision d'en référer à la Cour est extrêmement troublante, tant par sa forme que par le moment où elle intervient. Un avis de la Cour ne peut prendre en compte que ce que l'on appelle le droit primaire de l'Union, à savoir les traités. ACTA touche pourtant à des domaines bien plus larges ! », déclare la députée européenne Amelia Andersdotter, membre suédoise du Parti Pirate.


ACTA a suscité beaucoup de questions des citoyens, des industriels et des parlementaires européens, qui s'apprêtaient à en examiner le texte. Les problèmes soulevés concernent notamment les futures relations commerciales de l'Union avec les pays tiers ou non-signataires, ainsi que la capacité de nos propres industries à pouvoir se développer sur Internet. Ces questions, seules les institutions politiques peuvent y répondre. « Obliger la Cour à examiner cet accord ne peut que retarder le travail d'examen critique du Parlement », explique A. Andersdotter, en sa qualité de rapporteuse de la commission Industrie du Parlement européen amenée à se prononcer sur ACTA.


De plus en plus de voix s'élèvent vigoureusement contre ce traité, que ce soit à l'interieur ou à  l'exterieur du Parlement. Ce que la Commission européenne espère sans doute maintenant, c'est que la résistance s'essoufflera pendant que le texte du traité sera en repos au Luxembourg (où siège la Cour), afin de pouvoir le faire passer ultérieurement sans opposition majeure.


« Le plus important désormais est de savoir quelles questions exactes la Commission va poser à la Cour », souligne A. Andersdotter. « Va-t-elle poser les bonnes questions, à savoir les changements que le traité entraînera dans l'interprétation du droit présent et futur de l'Union ? Ou s'agit-il simplement pour la Commission d'éviter le camouflet auquel donnerait lieu un débat politique sur le futur de la société de l'information, qui réunit les citoyens à travers l'Europe entière et par-delà toutes les frontières ? »


Anna Troberg, dirigeante du Parti Pirate de Suède, rappelle que « l'élaboration d'ACTA a été marquée par un secret constant et la volonté de tenir le texte éloigné du regard critique des citoyens. Maintenant que le débat public a rattrapé les gouvernants, ils s'efforcent d'éloigner une nouvelle fois le traité des feux de la rampe. »


La Commission européenne, le Commissaire européen Michel Barnier, ainsi que les gouvernements de chacun des pays, incluant la France, ont maintenant pour responsabilité de s'assurer que les vraies questions seront clairement posées à la Cour de Justice de l'Union européenne. Il ne sera pas acceptable que les dirigeants européens trahissent une fois de plus la démocratie, en s'opposant à la génération Internet émergente et politiquement engagée.

 

22 février 2012

Législatives 2012 - Appel à candidats

01/01/1970 à 00:59

Rendez-vous sur notre site officiel des Législatives 2012 !


Chers amies et amis Pirates,

On l'oublie trop souvent : 2012 ne sera pas seulement l'année des élections présidentielles, mais aussi celle des premières élections législatives depuis les lois LOPPSI, Hadopi, les lois sur le fichage, ACTA (?) et tout un arsenal d'autres mesures liberticides, injustes et nuisibles au développement artistique et au rayonnement de la culture.

Ce grand rendez-vous politique est l'occasion pour le Parti Pirate de donner de la voix, de développer sa notoriété et de s'affirmer comme une réelle force de proposition dans le paysage politique français.

En ces temps où la liberté, la vie privée, la production artistique ou encore la diffusion des œuvres sont menacées, il est temps de faire quelque chose. Nous avons lancé un premier appel à nous rejoindre et vous avez été nombreux à répondre et à rejoindre nos rangs. Nos équipes sont maintenant en mesure de préparer la campagne des législatives. Il est temps pour les sympathisants et ceux qui partagent nos idées de se manifester. Ce n'est qu'en participant activement à la vie politique française et en présentant le plus de candidats possibles que nous parviendrons à renforcer notre action et à partager avec le plus grand nombre notre programme.  Si vous voulez que les citoyens puissent voter Pirate, il faut que d'autres citoyens soient candidats : à commencer par... Vous !


Nous lançons donc un appel aux candidats motivés. Adhérents, sympathisants, le Parti Pirate, et la société dans son ensemble, ont besoin de vous ! Ne laissez pas d'autres se faire élire et continuer à produire à la chaîne des lois toujours plus inadaptées : jouez un rôle dans ce qui se passe aujourd'hui, faites la différence.


Le Parti Pirate sera bien évidemment présent à chaque étape de la campagne pour aider et accompagner les candidats. Des premières démarches administratives au résultat final, ils pourront compter sur l'aide du Conseil National, du Conseil Administratif et Politique et sur la solidarité de tous les Pirates !


Par ailleurs grâce à notre modèle de « campagne à zéro euro », le scrutin est réellement ouvert à tous les budgets et aux personnes venues de tous horizons.


Nous insistons sur le fait que les candidats ne seront pas seuls et qu'ils seront épaulés à chaque étape. Ils disposeront par ailleurs d'un certain nombre de documents spécialement rédigés pour les guider.


Vous trouverez d'ores et déjà ci-dessous une fiche pratique (“Comment proposer ma candidature auprès du Parti Pirate / Et comment adapter ma campagne à mon budget !”) qui vous donnera plus d'informations concrètes.


La société a besoin de vous, le Parti Pirate vous permettra de porter nos idées : rejoignez-nous, et devenez les premiers élus Pirates français.


Librement,


Le Parti Pirate

21 février 2012



Les deux fiches :

Compléments :

Adresses utiles :

  • La mailing-list des candidats, inscrivez-vous dessus pour être tenu au courant.
  • Le Conseil National, qui valide les candidatures : <conseil-national /at/ partipirate.org>
  • Le Conseil Administratif et Politique, qui dirige le Parti Pirate : <conseil-administration at partipirate.org>
  • L'équipe élections, qui prépare les législatives, et sera la plus à même de répondre à vos questions : <elections at partipirate.org>
  • La liste des responsables du Parti Pirate.

Pour vous porter candidat ou pour en savoir plus, venez en parler sur notre forum ou contactez-nous sur une des adresses ci-dessus.

Tribunaux spéciaux, ou quand François Hollande s'inspire des erreurs de l'UMP...

01/01/1970 à 00:59

Nous savions que François Hollande était loin d'être ferme sur ses positions concernant l'(après) Hadopi, nous savons aujourd'hui que ses mesures pourraient même aboutir à un net recul des droits des citoyens sur Internet.
 
Le candidat du Parti Socialiste à l'élection présidentielle de 2012 envisage en effet de créer des tribunaux spéciaux, entièrement dédiés à la lutte contre le partage sur Internet !
 
Cette proposition a été présentée dans une interview d'Aurélie Filippetti, députée socialiste de Moselle et chargée de la culture, des médias et de l'audiovisuel dans l'équipe de François Hollande. L'entretien a été publié sur le site culture2012.org, vitrine de plusieurs sociétés de droits d'auteur : les véritables destinataires du message.
 
Cet entretien démontre encore une fois que nos politiques sont totalement déconnectés (c'est le cas de le dire) des réalités du monde numérique.
 
Aurélie Filippetti y développe les mesures proposées par le PS. Ces idées se déclinent en trois axes :
  1. Le développement des plateformes légales, la diversification de l'offre et la diminution des tarifs pour que l'accès à l'offre l'égale soit plus incitative.
  2. La lutte contre la contrefaçon et contre tout ce qui concerne les échanges illicites sur Internet (elle évoque expressement le téléchargement direct et le streaming), avec la création notamment de tribunaux dédiés, et le renforcement de la coopération internationnale et surtout européenne.
  3. La recherche de nouvelles sources de financement et de nouvelles recettes. Les fabricants, FAI, plateformes, etc. seraient mis à contribution pour financer la création.
 
Si elle déclare que le modèle proposé par Hadopi n'est pas satisfaisant, elle rejette l'idée d'une licence globale, au profit du développement de plateformes légales où l'internaute paierait à l'acte ou via un abonnement. Selon la députée, la licence globale (qui a pourtant été un cheval de bataille socialiste depuis 2007) ouvrirait la voie au "téléchargement dérégulé", alors que le projet socialiste vise au contraire une "régulation du téléchargement".
 
Les propositions du Parti Socialiste nous paraissent inappropriées et dangereuses, à plus d'un niveau. Tout d'abord, elles montrent que François Hollande sera incapable de résister à la pression des éditeurs, qui persistent à réclamer davantage de revenus mais refusent de céder leur monopole sur la diffusion numérique de leurs catalogues. Contrairement à son prédécesseur François Mitterrand, qui avait adopté une politique ferme d'ouverture des catalogues, et mis en place une gestion collective pour répondre à la question des radios libres, François Hollande va se contenter de poursuivre la guerre contre le partage et les nouveaux intermédiaires sans mettre en place un cadre législatif qui permettrait à ces plateformes de rentrer pleinement dans la légalité.
 
Bien que le Parti Pirate critique la gestion opaque des sociétés de perception et de répartition de droits (critique qu'émet également, année après année, la Cour des Comptes), nous affirmons de nouveau aujourd'hui que la réponse au développement de l'offre légale ne pourra passer que par une ouverture la plus large possible de l'accès aux catalogues. Or, rien dans les déclarations de François Hollande ou de son équipe ne permet d'espérer qu'il agisse différement de Nicolas Sarkozy, lequel a enterré toute idée de gestion collective sur Internet, bien que l'idée lui ait été plusieurs fois proposée comme dans le rapport Zelnik.
 
De même, sa volonté de "réguler" Internet et de renforcer la coopération internationale peut conduire aux pires scénarios : surveillance des réseaux par des sociétés privées institutionalisées, fichage systématique, censure... Cette volonté ostensible de lutter contre le partage, y compris lorsqu'il se fait directement entre citoyens et hors de tout circuit marchand, montre que le candidat du Parti Socialiste a adopté la vision purement répressive qui a été celle de la France de Nicolas Sarkozy, et ce alors que toutes les études indépendantes ont prouvé que le partage a un effet global positif sur l'économie de la culture. Combien de fois faudra-t-il le rappeler, alors que la HADOPI elle-même a reconnu que ceux qui partagent le plus sont aussi ceux qui dépensent le plus, que les films les plus partagés font battre chaque année au cinéma les records d'entrées en salles, et que la SACEM et les autres sociétés de gestion collective amassent toujours plus d'argent au nom d'auteurs et d'artistes qui en touchent toujours moins ?
 
Nous ne pourrons accepter qu'une fois de plus, la justice soit mise au service des lobbys du divertissement. Rappelons à ce titre que les autorités qui existent déjà pour défendre les droits et libertés des citoyens (comme le Défenseur des droits, la CNIL ou la CADA) manquent gravement de moyens, de réels pouvoirs de sanction, ou encore d'indépendance vis-à-vis de l'exécutif. Nous voyons dans ce nouvel arsenal déployé contre les citoyens au service de l'industrie du droit d'auteur un avant-goût du revirement d'un parti qui se voit déjà au pouvoir, et défendra encore moins les citoyens qu'il ne l'a fait dans l'opposition.
 
En ce qui concerne enfin les sources de financement pour la culture, le Parti Pirate rappelle que de nombreuses taxes et redevances existent déjà : contribution audiovisuelle, redevance pour la copie privée, nombreux sont les prélèvements effectués dans le budget des citoyens sensés revenir à la production journalistique ou artistique. À l'heure où Internet remplace progressivement le téléviseur et où les conflits d'intérêts sont de plus en plus flagrants dans le mode de répartition du fruit de ces taxes, nous regrettons que François Hollande ne commence pas par les remettre en question.
 
Tout soutien à la production artistique devrait s'effectuer en amont pour aider les auteurs et les artistes à réaliser leurs oeuvres, au lieu de n'enrichir que ceux qui ont déjà "réussi" en cherchant à "compenser" le partage de leurs oeuvres. Le système actuel contraint les artistes à céder leurs droits à des majors et autres intermédiaires pour émerger : un président se vantant de vouloir apporter le changement, et qui plus est d'être de gauche, ferait mieux de remplacer ces taxes -- dont seule une fraction revient aux auteurs et aux artistes après les prélèvements des majors et des sociétés privées de gestion collective -- par de nouveaux systèmes de soutien transparents et indépendants. À ce titre, nous rappelons que de nombreuses plateformes reprenant des concepts comme le mécénat global ou le crowdfunding émergent depuis quelques années, où le public est libre de choisir quels auteurs et artistes il veut encourager.
 
Le public, tout comme les auteurs, artistes, et tous ceux qui produisent réellement des oeuvres, ont tous à gagner à une mise à jour et un assouplissement du droit d'auteur. Mais seul un gouvernement ayant le courage de briser la situation de monopole instaurée par quelques sociétés privées sur la diffusion et la production de la culture pourrait mener à bien de telles réformes ; et force est de constater à la lecture de ce programme culturel que François Hollande est plus proche d'un Nicolas Sarkozy mou que d'un président socialiste. Après trop d'années d'errements législatifs de l'UMP qui ont conduit à d'innombrables lois inappliquables et autant d'avertissements du Conseil Constitutionnel, nous conseillons vivement au Parti Socialiste de ne pas reproduire les mêmes travers, qui se solderaient inévitablement par des échecs comparables.
 

 

12 février 2012.
 

 

Manifestations Stop-ACTA samedi 11 février

01/01/1970 à 00:59

 
Des Partis Pirates du monde entier, et notamment le Parti Pirate allemand fort de ses vingt mille membres et de ses 15 élus à Berlin, se joignent aux appels à manifester contre le traité ACTA propagés sur Internet depuis la fermeture brutale de Megaupload et la conclusion du procès entaché de conflits d'intérêts de The Pirate Bay. Le Parti Pirate apporte son soutien et appelle à rejoindre les manifestations qui auront lieu dans toute la France ce samedi 11 février !
 
Des représentants nationaux du PP seront présents à Paris, où la manifestation débutera place de la Bastille à 14h pour converger vers le Ministère de la culture. Les sections locales et les pirates de toute la France sont invités à décentraliser cet évènement et à se mobiliser dans chaque région, comme certains l'ont déjà fait les semaines précédentes.
 
Le traité ACTA est un concentré de tout ce contre quoi nous luttons : négocié dans l'opacité la plus totale et sans contrôle citoyen (direct comme indirect), il aurait pour effet de pousser fournisseurs d'accès et autres hébergeurs à une censure automatisée et excessive des échanges sur Internet, ou encore de rendre plus délicat l'approvisionnement en médicaments génériques des pays en développement. Pire, il contient un article instaurant un comité ayant le pouvoir de modifier l'accord après ratification, et équivaut donc à signer une feuille blanche à l'industrie du droit d'auteur et autres laboratoires pharmaceutiques !
 
Il est encore possible de rejeter le traité ACTA, comme les lois SOPA et PIPA ont été repoussées aux États-Unis. Alors que le propre rapporteur du texte au Parlement européen a démissionné en refusant de participer à une telle « mascarade », et que la pression du public a conduit la Polognela Slovaquie ou encore la République Tchèque à annoncer la suspension de leur ratification de l'accord, nous pouvons frapper un grand coup et montrer aux députés européens que les citoyens ne veulent pas de ce texte, que rien ne justifie et qui aurait un effet désastreux pour le seul bénéfice de quelques-uns.
 
Si vous êtes indignés, Anonymous ou tout simplement attachés au respect des libertés civiques et à l'accès aux soins et à la culture, faites entendre votre voix et venez manifester samedi 11 février !
 
Des masques d'Anonymous à fabriquer vous-mêmes sont disponibles aux adresses suivantes : relief ou plat.
 
 

Le Parti Pirate.

Le 9 février 2012

 

Communiqué publié sous licence CC-BY.


L'affiche est l'œuvre de Minackson
.

La musique est le titre Death of ACTA, du rappeur Dan Bull, distribuée sous Copyleft.

 

The Pirate Bay : vers un recours devant la Cour Européenne ?

01/01/1970 à 00:59

La Cour suprème suédoise a rejeté le 1er février 2012 la demande d'examen de dossier formulée par les fondateurs du site The Pirate Bay, et a ainsi confirmé les peines qui avaient été prononcées en novembre 2010 par la Cour d'appel.
 
Petit rappel des faits :
Le 16 avril 2009, les trois fondateurs du site de partage en ligne, Peter Sunde, porte-parole, Fredrik Neij, développeur, Gottfrid Svartholm, administrateur, ainsi que l'homme d'affaires Carl Lundström, accusé de complicité, ont été condamnés pour violation de droits d'auteur à un an de prison et à verser 30 millions de couronnes de dédommagement aux studios de cinéma et aux labels musicaux (soit environ 3 millions d'euros).
 
En novembre 2010, la Cour d'appel a confirmé le jugement, réduisant les peines de prison à entre 4 et 10 mois, mais alourdissant l'amende à 46 millions de couronnes (5 millions d'euros).
 
En saisissant la Cour Suprème et en demandant l'examen de leur dossier, les quatre accusés espéraient un renversement de jurisprudence en leur faveur. La décision de la Cour Suprème marque malheureusement la fin des recours possibles en Suède pour les fondateurs de The Pirate Bay.
 
L'avocat Per E. Samuelsson a fait part de sa déception et de son incompréhension, évoquant un "verdict absurde", et regrettant que la Cour n'ait pas été intéressée par les questions de droit que soulèvent "l'affaire TPB".
 
Il reste toutefois un dernier espoir pour Peter Sunde, Gottfrid Svartholm, Fredrik Neij et Carl Lundström : un appel devant la Cour de justice européenne.
 
Le site TorrentFreak, qui a communiqué la décision de la Cour suprême, a confirmé que les prévenus allaient se saisir de cette institution européenne. Le porte-parole Peter Sunde aurait même évoqué un recours devant la Cour européenne des droits de l'homme.
 
Le Parti Pirate déplore les conditions lamentables dans lesquelles ont eu lieu les différents procès. En effet toute la procédure, des premières perquisitions à la décision finale de la Cour suprème, a été entachée par des problèmes de conflits d'intérêt, voire de corruption.
 
Cela a commencé par des pressions de la part du gouvernement américain (notamment révélées par Wikileaks) et de lobbies tels que la MPAA, pour que le gouvernement suédois interfère auprès du parquet et des autorités de police ; en violation totale de la constitution suédoise, qui interdit une implication directe de l'exécutif dans une affaire précise. Une circulaire, publiée par le secrétaire d'état Dan Eliasson, avait en effet demandé explicitement aux autorités de s'engager activement dans la lutte contre les violations de droit d'auteur sur Internet. Puis c'est le ministre de la justice lui-même qui s'est compromis, en recevant le procureur Hkal Roswall qui instruisait l'affaire.
 
Au fil de l'enquête et du face-à-face judiciaire, d'autres faits graves ont été mis en lumière. Un des principaux enquêteurs, Jim Keyzer, aurait été employé par la Warner Bros. Plus grave encore, le juge Tomas Norström était membre d'organisations de défense du droit d'auteur telles que l'Association suédoise pour la protection de la propriété intellectuelle. Malgré ce conflit d'intérêt évident, et des doutes persistants sur les conditions dans lesquelles ce juge avait été choisi et la sincérité du jugement, la révision du procès a été rejetée en 2009, et la Cour suprème a refusé de se pencher sur le cas The Pirate Bay.
 
Ce jugement vient s'ajouter à une longue série d'actions judiciaires contre des administrateurs de plateformes de partage, partout dans le monde, pour des faits commis par leurs abonnés. Tenir ainsi des intermédiaires techniques pour responsables des actes commis par leurs usagers, ne peut que les inciter à filtrer, surveiller, censurer toujours plus les échanges en ligne ; sans considération pour les actes de partage bénéfiques, y compris pour les exceptions au droit d'auteur prévues par la loi.
 
Le Parti Pirate exprime son soutien à Peter Sunde, Fredrik Neij, Gottfrid Svartholm et Carl Lundström, ainsi qu'à The Pirate Bay, et souhaite que le recours devant la justice européenne permette enfin d'aboutir à un jugement juste et impartial.
 
Quelle que soit l'issue de ce jugement, cette affaire est une preuve de plus que le système légal de « nos » pays démocratiques n'est pas adapté aux nouveaux usages. S'il est possible de contourner la censure par l'intermédiaire de la technologie, il est plus que temps de mettre à jour la loi, comme nous le proposerons avec les candidats du Parti Pirate aux élections législatives de juin prochain.
 
3 février 2012.
 

 

De retour de la manif' #Anonymous à Toulouse

01/01/1970 à 00:59

Le 28 janvier dernier, des mobilisations et manifestations étaient prévues un peu partout en France afin de soutenir des causes dont nous nous sentons proches : protection des droits civiques de tous, sur Internet comme ailleurs, liberté d'expression et défense de l'intérêt de tous (et notamment des plus pauvres) contre l'égoïsme des puissants  — tel le désormais célèbre traité international ACTA, qu'une poignée de pays riches négocient en secret depuis quelques années avant de tenter de l'imposer au monde entier.

Bref, la coupe est pleine et il faut le faire savoir. Les membres du collectif informel Anonymous ayant appelé à manifester (dans pas moins de 36 villes de France !), le Parti Pirate dans son ensemble s'est joint à l'appel, que ce soit à Paris (oui, on a des photos) ou en province grâce au dynamisme et à l'efficacité de nos sections locales. Pour certaines parmi les plus récentes, c'était l'occasion d'une première sortie : ainsi de notre section section Alsace, ainsi que de notre section Midi-Pyrénées, dont nous reproduisons ici le témoignage, sous licence CC by-nd.


Cela fait plusieurs semaines que l’on entend à nouveau parler des Anonymous dans les médias, présentés parfois comme des terroristes(1), souvent comme un mouvement qui fait peur(2). Samedi 28 janvier étaient « organisées » partout en France des manifestations pour la liberté d’expression, contre la censure en général et contre ACTA en particulier.

Les Anonymous partagent beaucoup d’idéaux avec le Parti Pirate (liberté d’expression et d’information, garantie de la neutralité des réseaux, rendre le pouvoir aux citoyens) bien que les méthodes et moyens employés ne soient pas les mêmes.

Nous avons été agréablement surpris pour plusieurs raisons:

  • par le nombre de manifestants présents étant donné que la manifestation a été organisée seulement quelques jours plus tôt
  • par l’ajout, sur les tracts expliquant les dangers que représente ACTA, de consignes de bonne conduite rappelant la philosophie anonymous
  • par la bonne tenue de la manifestation: les forces de l’ordre ne sont pas intervenues bien que la manifestation n’ait pas été déclarée à la Préfecture
  • le mouvement a été global sur le territoire Français(3)

Anonymous n’est pas un groupe d’extrémistes mais bien la représentation d’un mécontentement citoyen. Tout citoyen peut rejoindre le mouvement pour soutenir une action particulière et s’en désolidariser aussitôt: votre professeur, votre banquière, votre boulanger, votre cousine, … Anonymous EST un groupe de citoyens, c’est ce que représente le masque: l’idée compte, pas la personne qui la soutient.

Ce qu’il faut retenir de la manifestation du 28 janvier à Toulouse, c’est que le monde ne peut plus l’ignorer: les Anonymous ne peuvent être réduits au déni de service, leur masque ne peut plus être brandi pour faire peur: seuls les corrompus doivent le craindre.

C’est avec plaisir que des membres de la section locale participeront à la prochaine manifestation organisée par des anonymous à Toulouse pour manifester contre ACTA le 11 février. Pour rappel, ACTA est un traité fourre-tout offrant aux ayant-droits une panoplie disproportionnée d’outils pour lutter contre le piratage. Ces derniers ne disposent-ils pas déjà d’outils puissants ? N’a-t’on pas vu récemment la fermeture brutale d’un site, certes utilisé illégalement par beaucoup, mais pour lequel des utilisateurs payent(4) ? La façon dont des personnes non-élues ont organisé dans le secret ce traité(5) n’est-elle pas une raison de manifester pour le respect de nos droits ?

En espérant voir de nombreuses personnes – masquées ou non - le samedi 11 février pour protester et faire passer le message: NON À ACTA.

Piratement,

La section locale du Parti Pirate en Midi-Pyrénées

(1) Très drôle article de Matthieu Creux ici: http://www.atlantico.fr/decryptage/anonymous-al-qaida-hackers-guerre-frois-electronique-web-hadopi-pirate-matthieu-creux-273108.html

(2) Voir une de DirectMatin du 24 janvier « Peur sur la toile » http://www.ecrans.fr/local/cache-vignettes/L210xH282/direct_matin-e55b4.jpg qui avait pourtant fait un article informatif http://www.ecrans.fr/local/cache-vignettes/L210xH282/direct_matin-e55b4.jpg

(3) le Parisien: http://www.leparisien.fr/high-tech/en-images-les-anonymous-dans-la-rue-28-01-2012-1834274.php

(4) Le Parti Pirate de Catalogne (Pirates de Catalunya, ou PP-Cat) lance un appel à tous les utilisateurs de MegaUpload s’étant retrouvés privés de leur service: http://partipirate.org/blog/com.php?id=1434

(5)

28 janvier 2012

Une Méga-Plainte dans l'affaire MegaUpload ?

01/01/1970 à 00:59

Le Parti Pirate de Catalogne (Pirates de Catalunya, ou PP-Cat) lance une initiative internationale de défense des usagers du site Megaupload, récemment rayé de la carte par la justice américaine. Le Parti Pirate soutient cette initiative de ses homologues catalans, qui réaffirment ainsi les droits des nombreux internautes utilisant légalement ce type de service. Même si nous critiquons l'usage systématique d'hébergeurs tiers dont les conditions d'utilisation sont souvent abusives, privant notamment les usagers de tous droits sur les données hébergées, nous ne pouvons tolérer que les internautes subissent ici, une fois de plus, les conséquences d'une démarche essentiellement politique.

Au-delà des usagers d'hébergeurs tiers, nous saisissons cette occasion pour appeler une nouvelle fois à davantage de décentralisation sur Internet, notamment grâce aux solutions Libres et auto-hébergées : les citoyens ne doivent plus accepter de dépendre de pouvoirs arbitraires, que ceux-ci soient commerciaux ou politiques !

Le Parti Pirate dénonce également la pression accrue sur les intermédiaires techniques en tous genres. Cette forme de terrorisme judiciaire conduit les entreprises à devoir prendre des précautions inutiles et donc abusives au détriment de leurs usagers : suppression automatique de fichiers à la moindre dénonciation, même infondée ; capitulation à la moindre menace...

« La situation engendrée crée une censure de fait, et une grave menace à la liberté d'expression nécessaire pour le développement culturel de la société et son fonctionnement démocratique », explique Baptiste Marcel, secrétaire du Parti Pirate, qui poursuit : « La plupart des pays, dont la France, disposent pourtant de lois qui protègent le statut d'hébergeur, et fournissent des possibilités équilibrées de recours au lieu de cette censure systématique exercée à priori, qui bien souvent s'abstient de passer par une décision de justice et affecte le monde entier. Il est essentiel, avant de mettre hors-ligne un fichier, une page ou un site, de suivre la voie judiciaire et contradictoire à laquelle tout citoyen ou organisme peut prétendre au sein d'un État de droit. La précipitation à laquelle nous assistons actuellement -- souvent doublée d'une arrière-pensée politique -- est la porte ouverte à tous les abus et toutes les censures.»

Nous profitons de cette initiative de nos homologues catalans pour rappeler que les actions en justice collectives sont impossibles en France, et que la mise en place de telles procédures fait partie du programme que nous défendrons aux élections législatives de juin prochain.

Nous reproduisons ci-dessous l'appel du Parti Pirate catalan, traduit par l'équipe Framalang et diffusé sur le Framablog sous licence Creative Commons by-sa :

 


Plainte commune des personnes affectées par la fermeture de Megaupload

Joint complaint of those affected by the closure of Megaupload service

Pirates de Catalunya - Janvier 2012
(Traduction Framalang/Twitter : HgO, Chaman, AlBahtaar, FredB)

Des millions d’utilisateurs légitimes se sont subitement retrouvés lésés par la tentative des autorités américaines d’imposer leur propre loi à travers le monde.

Le FBI a causé des dommages incalculables, dépassant de loin les prétendues pertes déclarées par les lobbies des ayants droit, au cours d’une vaine tentative d’empêcher l’accès au contenu multimédia hébergé sur Megaupload, dont certains ont été déclarés comme violant la loi américaine sur le droit d’auteur. Parce que ce contenu illégal se trouvera bien vite accessible sur Internet via d’autres services. Cette action ne montre pas seulement la futilité de telles mesures mais rappelle aussi que ces fichiers ne sont pas forcément illégaux, ou n’ont jamais été prouvés comme tels, dans n’importe quel pays, y compris aux États-Unis.

En revanche, en fermant le service, ils ont entravé l’accès à des millions de fichiers appartenant à des individus comme à des organisations causant ainsi des pertes personnelles, économiques et d’image potentiellement importantes pour un grand nombre de personnes. De plus, le Parti Pirate souligne que les articles 197 et 198 du Code Pénal espagnol ont probablement été violés en s’appropriant ainsi des données personnelles à tort.

Les larges dégâts causés par la fermeture soudaine de Megaupload sont injustifiés et complètement disproportionnés par rapport à la cible visée. C’est pour cela que le Parti Pirate Catalan, en collaboration avec le Parti Pirate International et d’autres Partis Pirates (incluant le Parti Pirate du Royaume-Uni), a débuté une enquête sur de potentielles failles législatives et soutienda les poursuites en justice contre les autorités américaines dans autant de pays que possible, afin que justice soit rendue.

Afin de faire plainte commune, une plateforme a été créée où toute personne ou organisation ayant été affectée par cette fermeture peut exprimer son intérêt, indépendamment du type de compte qu’elle avait sur Megaupload.

Cette initiative est un point de départ pour aider les utilisateurs légitimes d’Internet à se défendre contre les abus légaux promus par ceux qui souhaitent cadenasser les ressources culturelles au profit de leurs propres gains financiers.

Quelles que soient les opinions quant à la légalité ou la morale des personnes exploitant Megaupload, des actions telles que la fermeture de ce service ont infligé des dommages énormes aux utilisateurs en règle de ce site et sont des violations de leurs droits inacceptables et disproportionnées.

Pour toutes les raisons énoncées, nous vous demandons de nous rejoindre et de nous soutenir en propageant cet appel, car des actes tels que ceux-ci ne doivent pas et ne devraient pas être pardonnés.

25 janvier 2012.

Arrestation d'internautes prétendument membres d'Anonymous

01/01/1970 à 00:59

 

(Rappels)

Vendredi 20 mai 2011, à deux jours d'élections, les autorités allemandes ont saisi l'intégralité des serveurs du Parti Pirate d'Allemagne, dans le cadre d'une enquête contre des internautes se revendiquant de la mouvance Anonymous qui avaient planifié une attaque des sites d'EDF les 20 et 23 avril.

Le Parti Pirate avait
apporté son soutien à son homologue allemand et condamné cette atteinte disproportionnée aux libertés d'expression et de communication d'un parti politique à la veille d'élections, alors que l'enquête visait des internautes non liés au Piratenpartei qui avaient simplement utilisé un service de rédaction de texte collaboratif mis à disposition par le PP allemand.

 

 

Mardi 24 janvier dernier, les autorités françaises ont mis en garde à vue 3 internautes soupçonnés d'avoir contribué à un blocage du site d'EDF l'an dernier. Ces arrestations en France, tout comme la fermeture de Megaupload menée par les États-Unis la semaine dernière, sont une nouvelle preuve que le cadre législatif actuel n'a pas besoin d'être renforcé. Il est déjà possible de faire passer devant la justice ceux qui sont traités, souvent trop rapidement, de « pirates ».

Au contraire, la mise en garde à vue durant 48h de ces trois internautes est un nouveau cas de procédure disproportionnée à l'encontre de citoyens qui, d'après les premiers éléments rendus publics, ont simplement fait sur Internet l'équivalent d'un « sit-in » dans la rue. Il n'est pas normal de traiter comme des criminels des citoyens qui manifestent pacifiquement leurs opinions, que ce soit dans la rue ou sur le Net.

Pour le Parti Pirate, une distinction claire doit être faite entre les actes légitimes de protestation et les agressions injustifiées. Nous restons opposés au « droit du plus fort » sous toutes ses formes : si elles sont souvent sans dégâts véritables, les attaques dites « DDoS » se prêtent à une dangereuse escalade, permettant à toute puissance privée ou étatique, munie d'un parc d'ordinateurs, d'attaquer n'importe quelle cible ennemie ou concurrente... Par ailleurs, quelle que soit sa légitimité, toute démonstration de force fournit un alibi aux gouvernants pour radicaliser leur politique répressive autour d'autres questions de société comme le droit d'auteur ou les lanceurs d'alerte.

Nous avons cependant constaté sans surprise que plusieurs membres de la mouvance Anonymous ont condamné certaines des attaques menées ces derniers jours. Une expression citoyenne plus constructive est possible. Notre mouvement, notamment, offre à tous les internautes, indignés par le sacrifice continuel de leurs droits au bénéfice d'intérêts privés, une possibilité de faire entendre leur voix, voire de représenter celles de leurs pairs dans le débat public et dans les urnes.


« Comme avec la fermeture de Megaupload, ces arrestations de supposés membres d'Anonymous montrent une fois de plus que la législation actuelle n'a pas besoin d'être durcie pour réprimer les infractions en ligne. » explique Maxime Rouquet, coprésident du Parti Pirate. « Il faut cesser de voter des mesures d'exception toujours plus disproportionnées, et au contraire mettre à jour le cadre légal pour une reconnaissance du droit de manifester en ligne. »

Cette préoccupation est d'une actualité brûlante, alors que la Commission européenne tente de pousser le Parlement européen à voter le traité international ACTA : un concentré de mesures disproportionnées, censées lutter contre le partage sur Internet ou la circulation des médicament génériques. Kader Arif, le rapporteur principal (PS) de ce texte négocié en secret et dont nous avons depuis longtemps dénoncé l'opacité, vient d'ailleurs de démissionner pour « envoyer un signal fort et alerter l'opinion publique sur cette situation inacceptable », affirmant qu'il ne participerait pas à « cette mascarade ». Le Parti Pirate se déclare prêt à lui offrir une adhésion à titre gracieux.


Le Parti Pirate.

Le 27 janvier 2012

 

Communiqué publié sous licence CC-BY.


L'image d'illustration est l'œuvre du street-artiste
Shepard Fairey, distribuée avec la mention "feel free to share it".

La musique est le titre Death of ACTA, du rappeur Dan Bull, distribuée sous Copyleft.

 

Un stand Pirate aux Rencontres du Libre de Lion sur Mer !

01/01/1970 à 00:59

Les Rencontres du Libre de Lion sur Mer auront lieu du vendredi 27 au dimanche 29 janvier 2012. Cet événement regroupe de nombreuses organisations qui, comme nous, militent pour le libre partage des logiciels et de la culture.

Le Parti Pirate y tiendra un stand de vendredi après-midi à dimanche soir, pour informer sur nos positions concernant les Logiciels Libres, les droits d'auteurs, et les autres sujets qui nous tiennent à cœur. Il y aura également des goodies à vendre (t-shirts, gobelets) ou à donner (stickers, affiches).

Nous vous convions donc, si vous habitez la région, à venir faire un tour à cette deuxième édition des Rencontres du Libre de Lion sur Mer, organisées avec le soutien de l'office du tourisme local.

Réaction du Parti Pirate à la fermeture de Megaupload

01/01/1970 à 00:59

Ce jeudi 19 janvier, les autorités américaines ont fait fermer Megaupload et ses dérivés. Sept des responsables ont été mis en examen pour racket, blanchiment d'argent et contrefaçon en bande organisée, encourant un total de près de 60 ans de prison.

Le Parti Pirate tient à exprimer sa stupeur face à une telle décision, qui intervient alors que l'entreprise avait mis en place et utilisait activement une procédure de retrait de liens d'œuvres couvertes par le droit d'auteur. En France, un tel mécanisme la placerait dans un rôle d'hébergeur, protégé par la loi dite LCEN (loi pour la confiance dans l'économie numérique).

Cette arrestation intervient alors que nous venons de mettre un terme à la grève mondiale des sites Internet qui a eu lieu le mercredi 18 janvier, pour protester contre les projets de loi SOPA et PIPA aux États-Unis. Ces dernières permettraient en effet aux multinationales du divertissement de faire effacer de la toile les sites qu'elles estiment enfreindre leurs droits[1]. Outre les moyens disproportionnés mis en œuvre (gel des finances et des régies publicitaires, ainsi que des noms de domaine), cette affaire met en lumière la surenchère répressive autour du partage et de la diffusion de la culture.

« Au lieu de doter l'industrie du droit d'auteur de toujours plus de moyens répressifs, et de traiter comme un réseau de mafieux toute plateforme qui génère du profit en diffusant des œuvres, il faudrait mettre en place un mécanisme simple et équitable pour que les auteurs et les artistes tirent profit de la diffusion commerciale de leurs œuvres. » souligne Maxime Rouquet, coprésident du Parti Pirate.

Si le Parti Pirate défend la légalisation du partage hors marché entre citoyens[2], cette affaire est en effet l'occasion de rappeler que nous proposons également la mise en place d'un mécanisme de gestion collective sur Internet[3]. Trois décennies après la loi légalisation des radios dites "libres" (que l'on traitait également de "pirates"), les sociétés de perception et de répartition des droits auront perçu un total d'un milliard et demi d'euros en 2010[3]. Nous sommes convaincus que la mise à jour et l'extension de ce principe à Internet permettrait à la fois une vaste diversité des plateformes et des modes de diffusion, et génèrerait des revenus d'autant plus importants pour les auteurs et les artistes.

« Certains traitent ceux qui partagent de mafieux, de voleurs, de pirates. Mais qui fait fermer les plateformes qui n'ont pas les moyens d'acquitter les montants démesurés d'accès aux catalogues ? Qui asservit les plateformes légales au point de pouvoir leur imposer le nombre d'écoutes gratuites par œuvre ? Qui est régulièrement pointé du doigt pour un manque de transparence dans la répartition des fonds destinés aux auteurs et aux artistes ? Et qui vote des lois pour leur conférer un pouvoir de plus en plus disproportionné, en sacrifiant toujours plus les libertés civiques ? » explique Baptiste Marcel, secrétaire du Parti Pirate.

Le Parti Pirate rappelle à tous ceux qui souhaitent la mise en place d'un cadre légal équitable pour la diffusion de la culture, qui désapprouvent le renforcement de la répression et le sacrifice des libertés et droits des citoyens qui veulent s'opposer à la position oligopolistique de quelques multinationales, qu'ils peuvent rejoindre ses rangs et se porter candidats aux élections législatives de juin prochain[4][5].

« Puisque certains utilisent ou détournent la législation pour nuire aux citoyens, et pour favoriser les intérêts de quelques groupes au détriment de ceux du plus grand nombre, alors il faut changer la loi » conclut Baptiste Marcel.

Nous invitons également l'ensemble des citoyens à suivre et à faire une campagne de rejet du traité ACTA[6], qui doit être ratifié par l'Union Européenne le 26 janvier prochain. Le traité ACTA aurait entre autres pour effet de faire peser sur l'ensemble des acteurs de l'Internet une menace de responsabilité, pour les contraindre à une censure automatique et à la surveillance de l'ensemble des communications.

Le Parti Pirate.

Le 20 janvier 2012


Texte publié sous licence CC-BY.

 

L'image d'illustration est réalisée par Bishok, de la section Midi-Myrénées du Parti Pirate, distribuée sous licence CC-BY.

La musique est le titre I Am A Pirate, de Combatdave, distribuée sous licence BY-NC-SA.



[1] Voir notre annonce préalable, le communiqué conjoint avec des Partis Pirates du monde entier, ou encore la traduction du billet de Cory Doctorow qui met en lumière les dérives potentielles de telles lois.

[2] Rappelons que même la HADOPI reconnait que ceux qui partagent le plus sont ceux qui dépensent le plus, et que les pays comme la Suisse dont les gouvernements se donnent la peine de conduire des études indépendantes concluent que le partage a un effet globalement positif sur l'économie de la culture.

[3] Voir notre article pour la mise en place d'une gestion collective. Nous rappelons également que les sociétés privées qui gèrent actuellement la perception et la répartition au nom des auteurs et des artistes font régulièrement l'objet de critiques très vives de la part de la Cour des Comptes pour leur gestion opaque, qui n'est pas sans rappeler celle de leurs homologues espagnols arrêtés pour détournement de fonds ; et précisons donc que notre proposition de mise à jour de la gestion collective passe par une nécessaire révision du fonctionnement des sociétés de gestion actuelles, pour plus de transparence.

[4] Voir notre article sur le sujet.

[5] Sur la stratégie des majors, voir notre entretien avec Pascal Nègre d'Universal, ainsi que l'article suivant sur Numerama.

[6] Voir www.stopp-acta.info/francais/home ou encore www.laquadrature.net/fr/ACTA.

Facebook

Samedi 26 mai 2012

Popularité sur facebook de Parti Pirate (2 098 fans au 26/05/2012 à 10h26) :

Post du 26/05/2012 à 12:10

Que celui (ou celle) qui se reconnait, lève la main. A mettre en parallèle avec...

Post du 26/05/2012 à 12:07

On vous aime et c&#039;est pour votre bien ;)

Post du 26/05/2012 à 12:05

La suite de jeudi. La défense du secteur bancaire : une ligne Maginot ?

Post du 24/05/2012 à 22:06

Pour finir, sur la protection des données personnelles. Voici quelques règles si...

Post du 24/05/2012 à 22:03

Même l&#039;UE s&#039;inquiète de la protection des données personnelles

Post du 24/05/2012 à 21:57

Pour ceux qui l&#039;aurait loupé, la semaine dernière ISF a organisé une conférence...

Post du 24/05/2012 à 21:53

La première révolution technologique: la télévision La seconde révolution techno...

Post du 22/05/2012 à 21:58

Offre d&#039;emploi, avis aux amateurs ^^ (en fait, c&#039;est mon futur boulot)

Post du 22/05/2012 à 21:47

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&amp;v=8W0-rOGlOoU https://www.f...

Post du 22/05/2012 à 21:44

On est passé à la télé sur ITV ;)

Post du 20/05/2012 à 19:55

Toujours dans PCImpact, mais cet article date d&#039;hier ^^

Post du 20/05/2012 à 19:51

Souvenez-vous il y a un an, on passait dans PCImpact.

Post du 20/05/2012 à 19:46

Aimez-le ! Parait-il qu&#039;il est trop modestie et que du coup il a honte de cette...

Post du 20/05/2012 à 19:37

Pour ceux qui ne connaissent pas, voilà notre chaîne dailymotion

Post du 20/05/2012 à 16:25

Je n&#039;ai pas vu que l&#039;on avait dépassé les 1793 fans...

Post du 17/05/2012 à 22:58

Vous croyiez Hadopi enterrée, que nenni...

Vidéos

David Bismark : un vote électronique sans fraude ?

Présentation à la conférence TEDGlobal 2010

source : http://www.ted.com/talks/lang/en/david_bismark_e_voting_without_fraud.html


Envoyé : 21 avril 2012

La neutralité du Net selon Benjamin Bayart - 2/2

Conférence « Neutralité du Net : définitions, enjeux » par Benjamin Bayart (FDN) à l'Ubunty Party du 13 novembre 2011

sous licence Creative Commons BY-SA Ubuntu-FR

source : http://ubuntu-paris.org/video/ubuntu-party-paris-2011-11-13_neutralite-du-net-definitions-enjeux_benjamin-bayart


Envoyé : 05 avril 2012

La neutralité du Net selon Benjamin Bayart - 1/2

Conférence « Neutralité du Net : définitions, enjeux » par Benjamin Bayart (FDN) à l'Ubunty Party du 13 novembre 2011

sous licence Creative Commons BY-SA Ubuntu-FR

source : http://ubuntu-paris.org/video/ubuntu-party-paris-2011-11-13_neutralite-du-net-definitions-enjeux_benjamin-bayart


Envoyé : 05 avril 2012

Vote électronique : en quoi le logiciel libre n'est pas la solution

Conférence « Vote électronique : en quoi le logiciel libre n'est pas la solution » par Benoît Sibaud à l'Ubunty Party du 13 novembre 2011

sous licence Creative Commons BY-SA Ubuntu-FR

source : http://ubuntu-paris.org/video/ubuntu-party-paris-2011-11-13_vote-electronique-en-quoi-le-logiciel-libre-n-est-pas-la-solution_benoit-sibaud


Envoyé : 05 avril 2012

L'Internationale des Pirates - Bernard Guetta sur France Inter

Chronique Géopolitique de Bernard Guetta sur France Inter à 8h16 du mercredi 4 avril 2012

source : http://www.franceinter.fr/emission-geopolitique-geopolitique-67


Envoyé : 04 avril 2012

Le Revenu de base (version courte)

Voici la version courte du film Le Revenu de Base de Enno Schmidt et Daniel Häni. http://bien-ch.ch/fr

Avec ses 45 minutes, cette version est idéale pour une projection/débat car elle présente le concept sans trop embrouiller le public, permettant ainsi un meilleur débat ensuite !

source : Stanislas Jourdan http://vimeo.com/39403300


Envoyé : 30 mars 2012

Manhack : haro sur les marchands d'armes numériques

L'Entretien de France 24 du 16 mars 2012 : Marjorie Paillon (@marjoriepaillon) rencontre Jean-Marc Manach (@manhack), auteur de "Au Pays de Candy". Dans cette enquête, il dénonce la vente d’un système de cyber-surveillance français à la Libye, un système qui a permis aux services de renseignements de Kadhafi de traquer les opposants au régime.

source : http://www.france24.com/fr/20120316-jean-marc-manach-candy-libye-france-surveillance-internet-vente


Envoyé : 18 mars 2012

Remise de la pétition Avaaz contre ACTA à Bruxelles

Remise en main propre de la pétition Avaaz contre ACTA au Parlement européen, le 28 février 2012.

Ce sont près de 2,5 millions de citoyens européens qui ont déjà dit NON au traité antidémocratique ACTA !

source : http://www.europarl.europa.eu/ep-live/en/other-events/video?event=20120228-0900-SPECIAL&category=SPECIAL&format=wmvd


Envoyé : 28 février 2012

Syrano & Arkasia - Anonymous


Envoyé : 30 janvier 2012

Revu & Corrigé - La guerre du Net

Extrait de l'émission Revu & Corrigé du 28 janvier 2012, sur France 5 http://www.france5.fr/revuetcorrige/index-fr.php?page=emission&datediff=20120128#theme2867

avec Jérémie Zimmermann porte-parole de la Quadrature du Net et le cinéaste Pierre Jolivet

source : http://mediakit.laquadrature.net/view.php?full=1&id=759


Envoyé : 30 janvier 2012

L'oligarchie des incapables au Soir 3

L'oligarchie des incapables par Sophie Coignard et Romain Gubert, au Soir 3 de France 3 du 5 janvier 2012.

NB: Le « glitch » à 0' 44" est présent dans la source : http://www.pluzz.fr/soir-3-2012-01-05-23h00.html


Envoyé : 07 janvier 2012

Amesys, la France et Kadhafi - JT France 2

source : 20h de France 2, du 14 octobre 2011

Il manque les 40 premières secondes du reportage, le voir en entier ici : http://dai.ly/oSNK7r


Envoyé : 15 octobre 2011

LOL HADOPI - SAV des émissions

Omar et Fred restituent laconiquement le comique inhérent à la machine à spam Hadopi /-)

source : Canal +


Envoyé : 14 octobre 2011

La république des mallettes - Complément d'enquête

Complément d’enquête (France 2) du 11 octobre 2011, sur le scandale de la corruption et du financement illégal des partis politiques, qui touche de nombreuses figures politiciennes de la République.

source : http://info.france2.fr/complement-denquete/


Envoyé : 13 octobre 2011

Lordon : Les banques prennent en otages les biens publics

Intervention de Frédéric Lordon à "Ce soir ou jamais" sur France 3, le 11 octobre 2011. Il revient sur un possible sauvetage des banques, et précise les conditions auxquelles il faudrait qu'il se fasse. Dans l'urgence : nationalisation des banques en faillite, puis communalisation, en mettant en place un système bancaire et de crédit socialisé.

source : France 3 http://www.pluzz.fr/ce-soir-ou-jamais-2011-10-04-22h45.html


Envoyé : 12 octobre 2011


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