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Samedi 26 mai 2012
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Samedi 26 mai 2012
20/04/2012 à 23:50

Plus de 12 ans d’engagement militant au PS. Le souvenir d’un rendez-vous manqué en 2007, quand j’étais aux JS, avec Razzy, Paul, Cédric, Damien, Antoine.. Une aventure professionnelle de 3 ans pour laquelle j’ai fait beaucoup de sacrifices. Le travail extraordinaire de collègue et d’une équipe, avec ceux qui y sont toujours et ceux qui y sont passés plus ou moins longtemps. Dans le désordre et sans préséance, Damien, Grégoire, Emile, Charles, Mathieu, Lou, Marine, Cédric, Mattias, Florian, Matthieu, Christophe, Etienne, Mathieu, Anais, Ian et tous les compagnons de route et tous les copains de solfé et ceux de ségur.
Je suis fier du job qu’on a fait et quelques soient les difficultés, les occasions manquées ou les choses améliorables, le boulot abattu a été, je le crois, énorme et digne de l’ambition que nous portons pour notre famille politique. Pas de casse, pas de gros loupé, qu’on peut toujours craindre, quand on bosse pour le seul service du PS accessible 24/7/365. Des clefs 3g achetées à l’étranger, des sursauts la nuit.
L’énorme projet des primaires. Un truc de ouf. La larme à l’oeil quand j’y repense. On l’a fait.
Le PS. A son service et à son seul service, avec une certaine vision. Une certaine exigence aussi. L’intérêt général avant tout. Pendant 3 ans, même si personne ne me l’a demandé, je n’ai jamais pris une seule position politique publique de sensibilité ou divergeant de cet intérêt général. C’est pas facile parfois.
Merci. Merci à tous. On touche du bois.
In bocca al lupo.
A dimanche.
16/02/2011 à 22:21

Vendredi 11 février. Aéroport de Tunis-Carthage. 4 semaines plus tôt, le peuple tunisien faisait tomber son dictateur et le peuple égyptien n’allait pas tarder à faire de même. C’est ce jour-ci que je suis retourné en Tunisie, que j’ai passé la frontière sans voir les portraits de Ben Ali et sans que personne ne me propose de voyage en jet. Quelques jours plus tard, je vais essayer de livrer quelques impressions, de partager quelques souvenirs et de porter quelques analyses.
Comment ça va là-bas ?
C’est la question qu’on m’a posé le plus souvent. L’ambiance est particulière, très ambivalente en fait. La tour moderne du siège du RCD est la première image que l’on a du centre centre-ville de Tunis. Vide, paraît-il. Puis on arrive Avenue Bourguiba et on retrouve les chars de l’armée, que l’on avait vus à l’aéroport, entourés de barbelés, pour protéger le ministère de l’Intérieur. Des hélicos passent dans le ciel, souvent. Et puis, le terre-plein de l’Avenue se déroule, et on voit une “movida” de la parole. Des groupes se forment, se parlent, débattent et échangent. Des manifestations arrivent, de fonctionnaires qui veulent que la révolution se fasse aussi dans leur ministère ou d’étudiants qui la veulent dans leur université. La rue est jeune, incroyablement jeune, on voit partout des portables et des lunettes de soleil, des groupes de garçons et des filles, une foule en mouvement permanent, qui semble se défouler à être ensemble et à parler librement. Devant une librairie qui a mis en vitrine des ouvrages interdits par le passé, c’est l’affluence. Des slogans sur les murs. On y parle de liberté, de démocratie, de laïcité, de facebook (on y reviendra), de la liberté des femmes, du RCD, “out” et de Ben Ali “dégage”. Dans les rues autour, un gigantesque marché à la sauvette s’improvise. On me dit que les stocks de marchandises des Ben Ali et des Trabelsi, qui ont pillé le peuple tunisien pendant des années et qui ont été “repris” par les tunisiens pendant la révolution sont ainsi liquidés. Le soir venu, la chute de Moubarak passée, et l’avenue Bourguiba retrouve la foule, les jeunes et les drapeaux et l’enthousiasme. Et puis, le couvre feu approche et les rues se vident à une vitesse folle. Au nord de Tunis, on voit les stigmates des événements, les entrepôts et les commerces, mais surtout les kiosques de police et les locaux du RCD brûlés.
Révolution 2.0 ?
Les dictateurs n’aiment pas le net. Ils cherchent toujours de bonnes raisons pour le contraindre ou le censurer. Il faut se rappeler qu’Internet a été un élément important dans les démarches de Moubarak et Ben Ali pour se maintenir, cherchant à s’appuyer sur une coupure totale du net ou au contraire, espérant bénéficier de popularité en le rétablissant. Le net était puissamment censuré en Tunisie. Facebook et ses 2 millions de comptes en Tunisie a été un cheval de Troie, que le pouvoir n’a pas osé toucher. Parce que, les touristes et les expats ne vont pas nécessairement sur les sites des ONG et de défense des droits de l’Homme, il aurait été difficile de le faire. L’Égypte a d’ailleurs souffert économiquement de la coupure totale du net, par lequel transitent des échanges importants.
Mais revenons-en à ce qu’est Internet. L’information est un pouvoir, qui donne de la légitimité à celui qui la détient. Internet fait exploser la capacité de production et de diffusion d’informations. C’est un système de surabondance d’informations et où le pouvoir est chez celui qui diffuse le plus l’info. La dictature est une société de la pénurie d’information : contrôle des médias, directives et ordres descendants, où le pouvoir est lié à la rétention de l’information. La coexistence d’un système horizontal de l’abondance et de la hiérarchie dictatoriale est intenable au long terme : parce que face à une pénurie, s’il existe une offre facilement accessible, les structures hiérarchiques sont ignorées et contournées. C’est ce qu’il s’est passé : à force de trouver d’autres sources d’informations, de contestation, un moment est arrivé où le vieux pouvoir ne faisait plus peur.
Les grandes évolutions techniques sont souvent à l’origine des bouleversements sociaux, politiques et civilisationnels. Nous sommes dans un temps de cette nature #numérique
C’est ce que je disais dans un billet il y a quelques mois. Nous y sommes. Bien sûr, un terrain social très dégradé, des inégalités puissante le symbole déclencheur puissant du martyr, l’action de syndicalistes ont joué de façon déterminante et sont les causes profondes de la révolution. Mais des situations identiques ont déjà eu lieu dans le passé sans que le feu ne prenne. Une révolution est toujours l’alliance de mouvements incarnant des intérêts et des histoires différentes pour renverser un ordre établi. Et vient le moment où cet ordre établi ne correspond plus à la société dans laquelle il est. Là, ce sont les jeunes, diplômés, précaires, qui font la bascule. Et les blogs, facebook, youtube ont rendu possible ce mouvement, en permettant de diffuser des vidéos, de partager des rendez-vous et ont été au cœur de leur mobilisation, celle d’une rue très majoritairement sans organisation, ni leader. Mais où des dizaines et des dizaines de portable filment et photographient, puis partagent. Ce qui semble par ailleurs difficile à percevoir pour certains militants historiques, ne comprenant pas tous l’ampleur de 2 millions de comptes sur 10 millions d’habitants, des centaines de milliers de connexions depuis les cybercafés et les taxi-phones et l’accès au net mobile par les jeunes, par rapport à des mouvements d’opposition que la dictature a très longtemps sur museler avec force. Et pour faire avancer les revendications sociales légitimes, il fallait d’abord briser la chape de plomb.
La diplomatie US ne s’y est d’ailleurs pas trompée, pratiquant une diplomatie de l’empowerment numérique (mondialisant les techniques de la campagne Obama), et mettant 30 ans dans la tête à Alliot-Marie et à un réseau diplomatique exangue et à des année-lumières de la formation numérique de dissidents. Et usant sans doute de pratiques de guérilla numérique moins visibles. Ma rencontre avec Alec Ross l’année dernière m’avait fait sentir le potentiel de cette diplomatie.
La presse tunisienne en parle clairement, les rues de Tunis en témoignent, avec des tags “thank you facebook”. A Sidi Bou Saïd, la seule façon qu’un jeune tunisien m’a proposé pour rester en contact, c’était FB. Oh, bien sûr la Tunisie de la côte n’est pas celle du centre. Mais Paris n’est pas la France et pourtant Paris a souvent porté les mouvements du pays. La Révolution française n’aurait sans doute pas eu lieu sans l’imprimerie, les Lumières et l’Encyclopédie. La Révolution tunisienne aurait elle trouvé son chemin sans le net ? La question est en fait sans objet : Internet est et porte à la fois une des plus grandes évolutions techniques et civilisationnelles de l’histoire humaine et quand un ordre politique se trouve décalé par rapport à sa société, il finit par tomber.
Je reprendrai le fil de ce voyage un peu plus tard, sans doute pour vous en dire plus sur les aspects politiques. En attendant, retrouvez mes photos de Tunisie.
29/12/2010 à 18:36
Alors reprenons. En décrivant les grues du port, as tu songé à celles de la Giudecca ? Et à Porto Marghera et de ces cheminées en arrière-plan qui pourraient bien être celles d’un Donges ?
Mais au-delà des points communs que l’on trouvera entre tous les ports ouvriers du monde, peu de ville ont produit autant de navires qui ont autant fait rêver les hommes.Le Bucentaure, le Normandie. Les navires de guerre. Quand Venise a décliné, Saint-Nazaire a d’une certaine manière pris le relais. Il faudrait croiser aussi leurs histoires dans le temps et regarder leur évolutions, celles de villages de pêcheur qui ont prospéré, à des époques et dans des conditions différentes.
Les villes elles-mêmes se ressemblent peu. Elles sont même à l’opposée. Je ne sais plus qui expliquait que les Vénitien sont dans les rues un peu comme dans les couloirs de leurs appartements. Wilde ? Morris ? Les rues sont d’étroits corridors, où on se croise, où on se frôle, sans voir beaucoup plus loin que la personne qui marche devant vous. A l’inverse, les rues reconstruites du Saint-Nazaire de l’après guerre ont été tellement pensées pour l’automobile, omniprésente, que tu as l’impression qu’il n’y a jamais personne en ville, sur ces larges axes dégagés. Et la beauté époustouflante, surabondante des palais et des immeubles vénitiens, la couleur partout présente, contraste tellement avec la sobriété et le blanc et gris reposant des maisons nazairiaines. Saint-Nazaire semble presque être l’antidote à ces syndromes de Stendhal des calle et des rii. C’est peut être ce repos là, propice à l’écriture que tu as trouvé sur ta terrasse. Et l’éloignement de cette Italie, qui t’irrite et te désole.
Tu en deviens presque trop dur avec elle, au point de trouver beaux les yeux de cette France borgne. Tu sais bien ce qu’on dit. Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. Et cette France ne va pas tellement mieux que l’Italie. Elle est sur la même pente. Peut-elle inverser la tendance, qui plonge l’Europe dans un triste destin de banlieue résidentielle du monde ? Avec ses caméras, ses mesquineries, ses médiocrités et ses peurs ? Elle a encore été moins touchée par le vieillissement de la population, qui peut accélérer ce risque. 2012 est peut être sa dernière chance de ne pas glisser complètement. As tu lu “Contre Venise” de Régis Debray ? Il y exprime un peu ce sentiment là, cette peur collective et inconsciente que Venise ne soient un miroir du destin de l’Europe. Si elle plonge par la Vénétie et par l’Est, Saint-Nazaire et ses “72% à gauche” sera-t-elle le dernier point émergé plus à l’Ouest ?
Je crois que tu es de Castello ? Lors d’une de mes dernières visite, je suis allez chez le coiffeur, Toni, je crois, tu sais, celui sur la gauche au début de la via Garibaldi. On a parlé un peu de cette acqua alta qui vous pourrit de plus en plus la vie. Et c’est finalement un peu la même chose qu’en politique. Xynthia, l’année dernière a montré que cette menace là de l’eau salée qui monte, pouvait aussi toucher ici. Et je repense aussi à cette sirène, celle du pont qui t’a réveillé lors de ta première nuit au Building. Dans tes mots, elle m’a rappelé une autre sonnerie que j’ai entendu, déchirant la tranquille nuit vénitienne à laquelle tu es habituée, un premier décembre 2008, celle d’une acqua alta record. L’eau qui fait vivre ces deux cités les mettra-t-elles à jamais en péril ?
On parlait de l’écriture, un peu plus haut. J’aime bien ce style, très descriptif, très minutieux, précis, revenant sur lui-même pour repartir, qu’ont plusieurs auteurs vénitiens que j’ai pu lire. Cela me fait penser au portrait que trace Scarpa du jeu des calciatori vénitiens, enchaînant les dribbles serrés dans une vision étroite et personnelle du jeu, enchaînant sur le grand terrain des morceaux de jeu qui viennent d’un imaginaire fait de cours, de rues, de murs et de détours. Il y a un peu de cela dans votre plume, si tu me permets cette généralisation.
Je crois que c’est tout ce que je voulais te dire pour le moment. Tu vois, l’avantage du blog, c’est que l’on est pas obligé de tout relire avant un BAT pour ne rien oublier avant l’impression. On peut toujours reprendre, rajouter, éditer et faire un nouveau billet.
A presto, Roberto.
29/12/2010 à 10:17
Ciao Roberto.
Tu permets que je t’appelle Roberto ? A te lire, je devine que tu n’es pas adepte des familiarités trop directes, qui te rappellent certaines dérives de l’Italie. Mais j’ai le sentiment que nous avons trop de petites choses en commun pour que le “vous” ou le “Lei” ne tienne bien longtemps.
Après avoir lu tes “Sentiments subversifs“, je t’ai cherché sur twitter et facebook, j’ai lu ton blog. Et tu m’as demandé si on se connaissait.
Non, Roberto, je suis juste un nouveau lecteur, parisien certes, nazairien d’adoption sans doute aussi, certainement vénitien de coeur et militant à gauche et j’écris sur un mac. Je suis bien désolé d’avoir raté cette conférence de la Meet où nous aurions pu nous rencontrer directement, mais j’étais coincé à Paris cette semaine là.
Cela faisait longtemps que je trouvais des liens invisibles entre Saint-Nazaire et Venise, et en éclairent certains qui m’avaient échappés, en montre d’autre que nous avons tous deux trouvés et je crois en avoir vu d’autres. Sans doute l’autre face d’une même médaille. Mais ils ne sont pas le seul objet de ton livre. Je voudrais en faire le premier sujet de notre échange. On parlera plus tard de cette Italie qui t’attriste quand ma France ne me réjouit pas autant que toi.
Tu as donc parlé de ces paquebots, le lien le plus direct, celui qui fait frémir la lagune et vivre la presqu’ile. Ces monstres marins, fierté d’ici et terreur de là-bas. Permet moi de te parler de quelques autres liens invisibles entre ces deux villes.
Il en existe, à mon avis, de deux sortes. Des points communs et des contraires absolus. Les points communs pourraient être les plus faciles à appréhender, mais ils sont souvent très mêlés aux contraires.
Je repense à ce moment à l’écriture de Tiziano Scarpa, dans son “Venezia è un pesce“. Je serais étonné que tu ne l’ai pas lu. Te rappelles-tu comme il accompagne son lecteur à coups d’impératifs ? Marche ici, fait ceci, devient cela… On pourrait faire un peu pareil. Reprends tes trains et tes avions. Commence ensuite par prendre le chemin de la Brière. Prend un chaland, c’est la topa locale. Parmi ces canaux et ses marais, au milieu de ces paysages tranquilles, tu auras peut être l’impression de te retrouver dans certains coins du nord de la lagune. Ou même de revoir ce que pouvait être ce “rivo altus” avant qu’un peuple fuyant la terre ferme ne finisse par recouvrir ces îlots de pierre d’Istrie.
Tiens, en parlant de ces peuples antiques, j’ai appris récemment sur Wikipédia que les Vénètes d’Italie étaient peut être les cousins d’un peuple qui vivaient au Nord de ces marais. Une parenté germanique ou slave commune, paraît-il. A quelques encablures de la future Saint-Nazaire, vivaient des Vénètes, qui donnèrent plus tard leur nom à Vannes.

Oh, bien sûr, l’eau n’a pas tout à fait la même couleur, la végétation est différente et ce n’est pas autant la mer que ta lagune. Alors continuons la route. Va vers Guérande, passe la vieille cité médiévale, qui a prospéré sur le sel, à terre, un travail de la mer bien différent des Vénitiens qui ont chevauché la Méditerranée. Fait le tour de ce marais salant et arrive là sur la presqu’île de Pen Bron, une bande de terre pas plus large à certains endroits que Pellestrina. Et regarde vers ces marais. Quand j’ai vu pour la première fois ce paysage, j’ai presque cru avoir été téléporté à Tessera et retrouver certains points de vue que l’on a au tout dernier moment de la droite de l’avion, avant de se poser à Marco Polo.
Alors, est-ce que Saint-Nazaire et Venise ont juste eu des fortunes et des histoires différentes à partir d’un même peuple et d’un territoire qui se ressemble ? Ce serait trop simple. Les fées se sont sans doute plus penchées sur le berceau de la Sérénissime. Son saint patron, San Marco et l’histoire de ses reliques, ramenées par des marchands vénitiens d’Egypte dissimulées dans des salaisons de porc, ont plus de prestige et de notoriété que les écrits de Grégoire de Tours, qui raconte au sixième siècle, que des reliques de Nazaire, un saint venu du Nord de l’Italie pour prêcher en Gaule auraient été recueillis dans une petite basilique située là où la cité se développera ensuite.
Je vais en rester là pour le moment. Il ne faut pas que j’oublie de te parler des rues, du port, de l’industrie et de l’Histoire, de l’écriture des vénitiens aussi, et un peu de politique quand même. Mais je dois filer pour le moment. N’hésite pas entre-temps à me dire si cela t’inspire quelque chose, peut être pas autant que ta terrasse du Building ou le Carrefour Market (Champion) de Ville-port.
A bientôt Roberto, . Et pour les autres, amoureux de Venise ou de Saint-Nazaire, vous pouvez commencer la lecture.
29/06/2010 à 20:41
Puisque ce soir France 3 diffuse les adaptations des délicieux polars de Donna Leon, je vais construire avec vous cette carte de la Venise de Brunetti. En attendant les recettes de Paola ?
Afficher La Venise de Brunetti sur une carte plus grande
07/06/2010 à 23:28
Ah, ils te voient déjà comme le sauveur, François, les élus de la droite parisienne. Ils s’imaginent déjà retrouver le pouvoir ravi en 2001 par les socialo-communistos-verts. Ils tirent des plans sur la comète, vers 2014. Et se disent que c’est peut être toi le bon cheval pour retrouver l’Hôtel de Ville. Ils s’y croient déjà.
Ils sont drôles. Ils n’ont évidemment tiré aucune leçon du basculement de la capitale à gauche et de leurs défaites. Ils n’ont pas posés l’once d’une idée pour la ville. Pas l’ombre d’un élément de stratégie électorale. Ils en sont encore, comme Goasguen, à lutter -avec des arguments indignes- contre le logement social, les pistes cyclables ou le réaménagement des quais.
Ils sont aussi un peu pathétiques. Alors que toute équipe a toujours des faiblesses, ils se caricaturent eux-même en s’attaquant aux réalisations les plus populaires et les plus attendues, avocats qu’ils sont et qu’ils resteront des beaux quartiers. Depuis des années ils décrochent électoralement et on dirait qu’ils en redemandent.
Ils t’ont choisi François, et tu devrais peut-être te méfier. Parce que ce sont les spécialistes des erreurs de casting. Ils n’ont jamais trop compris les mouvements et les tendances (lourdes). Et appeler un gentleman farmer d’un Ouest conservateur et catholique qui a lui-même fini par disparaître, dans la capitale qui vibre, qui crée et qui invente, ça ressemble un peu à un mormon dans le Marais, un châtelain à la Bastille, un propriétaire terrien aux Buttes-Chaumont. C’est peut être caricatural, mais une élection c’est 80% de sociologie, et là, ça ne le fait pas du tout. A ce compte là, ils auraient aussi bien put présenter feu Philippe Séguin ou Panafieu. Ah, oui, c’est vrai qu’ils l’avaient déjà fait.
François, n’oublie pas la parole de Hugo : “Paris est le lieu sur la terre où l’on sent le mieux vibrer l’immense voilure du progrès”. Hemingway disait aussi de Paris qu’elle était une fête. Rien qu’avec ça, tu devrais le sentir que c’est pas pour toi.
Mais je ne sais pas ce que tu feras. Et quelque soit le candidat de la droite, la médiocrité actuelle de sa condition à Paris ne doit pas nous faire oublier de cultiver, de préparer, d’imaginer de grandes ambitions pour l’avenir à Paris.
19/05/2010 à 21:31
La retraite, les retraites… Allez, on va lire les propositions du PS et on les diffuse !
05/05/2010 à 23:51
1) Rien n’est plus précieux que d’aider à grandir un talent que l’on voit naître #pépinière
2) Les grandes évolutions techniques sont souvent à l’origine des bouleversements sociaux, politiques et civilisationnels. Nous sommes dans un temps de cette nature #numérique
3) Regarder les grands mouvements, ce qui va changer à 10, 20 ou 30 ans et faire bouger la société est plus utile que de perpétuer des lignes #voir loin
3) Il vaut mieux faire que parler #economie sociale
4) Il n’y a plus de frontières entre l’interne et l’externe, tout ce que l’on fait doit être pensé pour le grand public #ouverture
5) Pour faire partager des idées, une action, une stratégie, il faut les diffuser largement #transparence
6) La politique est passée de la guerre de position à la guerre du mouvement. Ceux qui ne le comprennent pas seront bientôt aussi largués que les généraux français en 40 #de gaulle
7) Quand la lutte s’engage entre le peuple et la Bastille, c’est toujours la Bastille qui finit par avoir tort #de gaulle again
8) Quand les socialistes ne savent pas trop comment gérer un problème, ils créent un #service public
9) On est jamais assez radical quand on l’est de façon intelligente #gauche
10) Pour prendre une organisation, il faut ÊTRE cette organisation. Pour gagner en France, il faut ne pas avoir peur d’être la France. #Delaf #patrie
Samedi 26 mai 2012
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Samedi 26 mai 2012
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